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Un exemple d’agroforesterie en élevage ovin

Le rallye Agroforesterie 2025, organisé par la chambre régionale d’agriculture a fait étape en Haute-Vienne le 24 juillet. François Vannier, éleveur ovin dans le nord du département, a accueilli les participants sur son exploitation pour présenter son projet d’implantation de haies.

Promouvoir l’agroforesterie en élevage et en viticulture

Pour la seconde année, un rallye Agroforesterie a été organisé du 21 au 25 juillet en Nouvelle-Aquitaine. Le projet, financé par le CASDAR pour une durée de trois ans, est conduit par la Chambre régionale d’agriculture et seize partenaires. Baptisé VALAVIE, il est centré sur la promotion de l’agroforesterie en élevage et en viticulture. Cinq exploitations qui ont fait le choix de l’agroforesterie ont ouvert leurs portes aux visiteurs pour témoigner sur leur projet. Parmi elles, trois exploitations viticoles, un élevage bovin lait et un élevage ovin. Le projet VALAVIE se poursuivra jusqu'en 2026. Outre le rallye, plusieurs autres actions sont en cours : webinaires de vulgarisation, conception d'un outil d'aide à la décision interactive (disponible en 2026), foire aux questions.

Des brebis et des arbres

François Vannier et sa femme sont installés à Saint-Hilaire-la-Treille depuis 1989 sur une exploitation d'environ 70 hectares d'un seul tenant sur laquelle ils élèvent 500 brebis viande. Ils cultivent également un hectare de pommiers et 2 000 m² de fruits rouges en vente directe. 

« À notre arrivée, il y avait déjà des parcelles avec des haies et nous en avons planté également, explique François Vannier. Nous avons fait le choix de l'agroforesterie pour délimiter des parcelles plus petites et pour que les haies servent de brise-vent notamment ». 

Cet hiver, trois linéaires en limite de parcelles pour un total de 562 m et 892 arbres ont donc été plantés. Le projet, représentant plus de 18 000 € au total, a pu bénéficier de l'aide « Pacte en faveur de la haie 2024 ». La difficulté résidait dans le choix des essences pouvant supporter un sol acide, très peu profond (30 cm), très humide en hiver et qui sèche très vite en été. Il était également nécessaire de privilégier un mélange d'espèces qui pourrait résister au changement climatique (frêne commun, chêne pubescent, charme, érable champêtre, peuplier noir, aubépine, bourdaine, noisetier, sureau…).

Bien connaître son sol pour choisir les plants

« Sur les parties les plus sèches, poursuit l'éleveur, nous avons planté des arbres fruitiers, ensuite des mûriers pour l'alimentation des brebis et enfin des saules et des peupliers dans les parties les plus humides ». En intra-parcellaire, les arbres ont été plantés avec un écart de 8 m sur la ligne et de 16 m entre les lignes pour tenir compte de l'envergure des engins notamment la faneuse. Si les arbres n'ont pas été arrosés, ils ont bénéficié d'un bon paillage et d'une protection pour tenir les brebis éloignées le temps d'une croissance suffisante. « Depuis trois ans, nous avons introduit des brebis berrichonnes de l’Indre qui sont très rustiques et mangent plus les haies, souligne François Vannier. Les vergers de l'exploitation sont également pâturés. « Il faut faire attention sur les vergers jeunes mais les brebis ne causent pas de problèmes sur les écorces dans les vergers anciens, reprend l’éleveur. En outre, elles piétinent les feuilles à l'automne ce qui s'avère très intéressant pour gérer la tavelure ».

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