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Trois chambres consulaires unies et solidaires

Pour la première fois en Haute-Loire, le 4 janvier, les 3 chambres consulaires ont présenté ensemble leurs voeux pour l’année 2019.

Jean-Luc Dolléans, Serge Vidal et Michel Chouvier ont présenté les voeux du monde économique le 4 janvier au Puy.
Jean-Luc Dolléans, Serge Vidal et Michel Chouvier ont présenté les voeux du monde économique le 4 janvier au Puy.
© HLP

Vendredi 4 janvier, une toute nouvelle cérémonie est entrée dans la programmation des événements traditionnels pour célébrer la nouvelle année : les voeux du monde économique.
Au delà de la mise en lumières des 3 chambres consulaires (Chambres d’Agriculture, de Commerce et d’Industrie et de Métiers et de l’Artisanat) à l’origine de cette cérémonie, ces voeux ont permis de tracer les perspectives d’avenir des 3 structures et de dévoiler leurs préoccupations du moment. Au fil des discours lus par chacun des présidents des chambres consulaires, on pouvait percevoir toute l’inquiétude du monde économique à l’égard des décideurs politiques.

Mécontentement et inquiétude
Serge Vidal, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, s’est montré particulièrement mécontent des derniers projets de loi (loi pour le projet de choisir son avenir professionnel, projet de loi PACTE) qui aboutissent à l’affaiblissement de sa compagnie et de son réseau d’acteurs économiques. Il souligne aussi le
désengagement de la quasi-totalité des financeurs (État, Département, taxe perçue...). «Ces différents éléments parlent d’eux-mêmes, ils démontrent la volonté de nos gouvernants d’affaiblir nos institutions» a-t-il indiqué.
Même constat de la part du président de la CCI, Jean-Luc Dolléans, qui souligne «la réduction brutale, massive et continue de nos ressources» et parle d’un «reformatage qui s’applique uniformément (j’allais dire aveuglément) à toutes les CCI». Un reformatage qui selon lui «ne sera pas sans conséquences organisationnelles et sociales».
Les chambres consulaires départementales se sentent menacées dans leur existence même. «Les consulaires sont fragilisés dans leur existence départementale... Le Département en tant que collectivité territoriale a été menacé et a perdu de nombreuses missions. La solidarité entre nous s’impose dans l’intérêt des entreprises et des exploitations et de notre territoire» a indiqué Serge Vidal en tant que président de l’interconsulaire.
Le président de la Chambre d’Agriculture, Michel Chouvier qui partage  les mêmes préoccupations que ses pairs, a formulé «des voeux pour que l’État prenne conscience de l’importance des corps intermédiaires et donne les moyens aux chambres d’agriculture de conserver la proximité, pour plus de vie dans nos territoires et pour accompagner les agriculteurs».
Les présidents des Chambres consulaires ont demandé au Préfet de faire remonter au plus haut niveau leurs préoccupations.
Suite à ces 3 allocutions, la parole a été donnée au président du Département, Jean-Pierre Marcon qui a ainsi pu expliquer les raisons des diminutions des aides attribuées par sa structure : «La loi NOTRe nous a supprimé toutes les aides économiques à destination des agriculteurs, des commerçants, des artisans. Si nous ne pouvons plus attribuer d’aides au fonctionnement pour les agriculteurs, nous pouvons par contre aider l’investissement... C’est ce que nous faisons avec la Région».
Et comme le soutien à l’économie reste pour le Département une priorité, il s’est associé aux communautés de communes pour que celles-ci lui cèdent leur possibilité d’investir. Jean-Pierre Marcon a par ailleurs annoncé sa volonté d’élargir les interventions de sa collectivité dans le secteur du tourisme. «On ne laisse pas tomber le monde économique» a-t-il conclu.
«Dans un contexte national qui fait suite à un big-bang territorial (la loi NOTRe)», Marie Agnès Petit, conseillère régionale,  a confirmé «le rôle de proximité des compagnies consulaires qui s’effectue dans des contraintes financières difficiles».

«L’État, c’est nous tous !»
Quant au Préfet Yves Rousset, il a confirmé aux chambres consulaires que leurs voeux avaient été entendus et qu’ils seraient transmis. Il a souligné la bonne santé économique de notre département avec un taux de chômage relativement bas, de beaux paysages et une agriculture qui se porte bien.
Yves Rousset a également demandé à ce que chacun mesure ses propos lorsqu’on évoque l’État : «Dans ce département on a pris l’habitude de vilipender l’État de manière très forte. Or, c’est l’État qui éduque, qui soigne, qui protège, qui fait les routes... Et l’État c’est vous les élus, les présidents de chambres. L’État,  c’est nous tous !”.
Ces voeux du monde économique ont permis à chacune des trois chambres de faire état de leurs activités et de leurs défis pour l’avenir (voir encadré).

3 chambres consulaires

Un film projeté le 4 janvier a permis de dévoiler les grands chiffres de l’activité des 3 compagnies :
- 21 200 entreprises qui emploient 37000 salariés
- 94 élus consulaires issus des entreprises
- 126 collaborateurs
- En 2018, les 3 chambres ont accompagné plus de 1 000 créations d’entreprises, totalisé 23 500 prestations, formé 2 500 stagiaires et ont contribué à l’entrée en formation de près de 1 600 apprentis dans le département.
Les chiffres de l’activité agricole :
- 6 300 chefs d’exploitations et co-exploitants, soient 9000 actifs permanents avec leurs salariés
- 224 000 bovins, 164 000 ovins, 11 000 caprins et 63 000 porcins
- 34 000 ha de céréales et 3 800 ha de lentilles, une centaine d’hectares de petits fruits.

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