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Travailler ensemble au développement du Bio en Haute-Loire

Le Copil Bio départemental présidé par la Région et animé par la Chambre d’Agriculture, vient d’être mis en place ce mardi 27 mars.

Et de 12 ! Avec la Haute-Loire ce mardi 27 mars, c’est le dernier Copil  départemental Bio de la région Auvergne Rhône-Alpes qui vient dêtre créé. Claude Aurias Conseiller délégué à l’Economie de Proximité a fait le déplacement pour finaliser la mise en place de ces comités départementaux. Il devait rappeler l’objectif de ces Copil.
«Le Conseil régional a adopté en novembre 2016 un plan régional de développement de l’agriculture biologique. Ce plan a pour objectif une progression de 30 % du nombre d’exploitations bio sur 5 ans et vise à se doter d’une organisation efficace et efficiente en matière de financement public, qui nous permettra de relever le défi de l’agriculture biologique, qui doit être partagé par tous. Rendre plus compétitives les exploitations bio, consolider la construction des filières en adéquation avec la demande et obtenir une rémunération équitable de l’ensemble des maillons de la chaîne font également partie des objectifs recherchés».
Les Comités départementaux, présidés par la Région, seront animés par les chambres départementales d’agriculture et coordonnés par la Chambre régionale d’agriculture. «Ces comités réunissent chacun le groupement des agriculteurs biologiques (GAB), la Direction départementale des territoires (DDT), des représentants des entreprises, le Conseil départemental et des syndicats. Ils mettent en œuvre la politique régionale au plus proche du terrain et des bénéficiaires pour accompagner leurs projets» précise la Région.

Travailler ensemble
Claude Aurias a profité de son déplacement en Haute-Loire pour se rendre sur une exploitation en vaches allaitantes en conversion bio, au Gaec du Domaine de Sinzelles à Saint Germain/Blavozy puis à l’entreprise Celnat sur le même secteur, entreprise de collecte et conditionnement de céréales bio.
Sur l’exploitation de Franck et Marie-Pierre Paillon, le matin, étaient réunis différents acteurs qui se retrouveront au sein du Copil. Ainsi étaient présents Gilbert Guignand président de la Chambre Régionale d’Agriculture AuRA, Michel Chouvier président de la Chambre départementale et Mikaël Vacher en charge du dossier agriculture biologique, Jean- Louis Cottier président de Haute-Loire Biologique, Gérard Chantel président de la Section Bio de la FDSEA, un représentant de la DDT…
Claude Aurias a souligné l’importance de travailler avec l’ensemble des partenaires au sein du Copil avec pour objectif de poursuivre le développement de l’agriculture biologique ; un développement aujour-d’hui bien amorcé en Haute-Loire comme l’a souligné Michel Chouvier avec des chiffres : «441 exploitations en bio ou en conversion, soit plus de 10 % des exploitations et 10 % de la SAU». Il devait rappeler le rôle des chambres qui est d’accompagner les agriculteurs dans leur conversion et développement, tout en tenant compte des marchés auxquels il faut répondre.
Jean-Louis Cottier s’est réjoui de cette concertation, et souligne l’important travail qui reste à faire ensemble.

Des pistes de travail
Avec l’exemple de l’exploitation de Franck Paillon et les difficultés auquelles se heurte la filière viande bovine en bio, le débat s’est orienté vers les attentes des agriculteurs et des organisations professionnelles. Ainsi était pointé du doigt la difficulté de valoriser à sa juste valeur la production bio, et en particulier la viande bovine. Franck Paillon demande à la Région de s’intéresser à une cohérence entre la production animale, la production végétale, le bassin de consommation, les besoins des collectivités… «Il y a une chaîne qui existe sur notre région, il faut réfléchir à des liens à créer entre ces différents maillons» souligne-t-il. Idée reprise par son voisin agriculteur bio Cédric Sanial qui voit «une filière logique et cohérente à construire». Idem pour Gérard Chantel qui insiste sur le fort potentiel de développement du Bio sur le département et au-delà, tout en reconnaissant que certaines filières s’en sortent mieux actuellement en raison des marchés qui se développent comme pour le lait. Gilbert Guignand comme Michel Chouvier ont répondu qu’une réflexion sur ce sujet de la filière viande était en cours.
Valoriser les produits issus des exploitations en agriculture biologique, c’est le message de l’ensemble des participants à cette journée. Et de rebondir sur une idée chère au président de la Région, Laurent Wauquiez, mettre du Bio mais du Bio local dans les assiettes de la restauration collective.
Claude Aurias était interpellé sur les choix de la Région en matière d’agriculture biologique, notamment sur l’arrêt de l’aide au maintien. Rappelant que c’est une décision qui émane de l’État, Claude Aurias a expliqué que la Région Aura a dû faire un choix, et elle a décidé de soutenir les agriculteurs en phase de conversion, et d’aider aux investissements.

"La marche n'était pas si haute…"

Franck Paillon et son épouse sont en phase de conversion à l’agriculture biologique. Ils élèvent 85 vaches allaitantes de race Salers et leur suite, sur une propriété autour du corps de ferme d’une centaine d’hectares plus 32 ha sur St Front. Ils partagent un salarié en groupement d’employeurs avec un voisin.
Le développement de cette exploitation s’est fait en plusieurs phases, en fonction des objectifs que s’est fixé Franck Paillon. «Premier objectif, gagner ma vie sur mon exploitation. Deuxième objectif : avoir des conditions de travail correctes. Troisièmement : avoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Et enfin, avoir une exploitation transmissible» voilà dans l’ordre la feuille de route de cet exploitant qui s’est installé sur le domaine de Sinzelles en 1997 avec quelques vaches au tout début.
Pour lui, le passage en bio n’a pas représenté une «révolution». Il a supprimé l’apport d’engrais sur ses terres et valorise mieux les fumiers. il avait déjà travaillé sur l’autonomie fourragère de son troupeau et a poursuivi sur cette voie. Il agrandit une stabulation pour supprimer les animaux à l’attache et intégrer un système de séchage en grange en remplacement de l’ensilage. «J’ai beaucoup hésité avant de me lancer. J’avais peur de ne pas maîtriser techniquement, que mes animaux n’aient pas assez à manger, peur de l’adminsitratif… Après 2 ans, je n’ai pas de regret. La marche n’était pas si haute…».

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