Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité
À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’augmenter la cadence de traite. Un choix stratégique pour cette exploitation familiale fortement diversifiée.
À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’augmenter la cadence de traite. Un choix stratégique pour cette exploitation familiale fortement diversifiée.
Stéphane Archer est associé avec son frère Laurent depuis 2007 et avec sa fille Flavie depuis 2023.
Ensemble, ils ont repris la ferme familiale, autrefois composée de 60 vaches laitières sur 80 hectares.
Aujourd’hui, l’exploitation s’étend sur 600 hectares et compte 270 vaches laitières, 380 Salers pour la viande, des volailles, des céréales et un méthaniseur.
« On est très diversifié », résume l’éleveur.
130 vaches traites à l’heure
Pour faire face à l’augmentation du troupeau et du volume de lait, les associés ont remplacé leur ancienne salle de traite classique par un système de traite ROTO E100 DeLaval installé il y a trois ans.
« Avant, on trayait une centaine de vaches dans une salle 2 x 10. Aujourd’hui, on trait 130 vaches à l’heure », explique Stéphane Archer.
Le principe est simple : les vaches entrent dans un parc d’attente, puis montent sur une plateforme rotative où elles sont traites pendant qu’elles tournent.
« C’est un petit tour de manège. On les branche, elles se traient et elles ressortent prêtes », décrit-il.
Le système distribue également l’aliment en fonction de la production de chaque vache et permet de traire 34 vaches en une rotation d’une dizaine de minutes.
Au total, les 270 vaches sont traites en environ trois heures, lavage compris.
Un choix face au robot de traite
La famille Archer a choisi le système rotatif face au robot de traite.
« On voulait un système rapide et sans astreinte 24h/24. Avec le robot, il y a des alarmes la nuit. Nous, on aime bien dormir quand même », sourit l’éleveur.
Cette plateforme de traite rotative permet aussi d’évoluer.
« Un robot est limité à environ 50 vaches. Si on augmente le troupeau, il faut réinvestir. Avec le ROTO, il suffit d’allonger le temps de traite », explique Stéphane Archer. Il précise : « une augmentation de troupeau se fait après étude ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) ».
Du lait chaud pour la fromagerie
L’investissement, d’environ 1,5 million d’euros, comprend aussi la fromagerie et le bâtiment équipé de panneaux solaires.
Sur les 2,5 millions de litres de lait produits chaque année, 400 000 litres sont transformés sur place.
« Ma fille est responsable de la fromagerie. On produit fromages lactiques, fromage blanc, beurre, crème et raclette », précise Stéphane Archer.
Le ROTO permet notamment de disposer rapidement de lait chaud pour la transformation, sans refroidissement, ce qui permet des économies d’énergie.
Pour Stéphane Archer, le bilan est limpide : « le système rotatif apporte de la souplesse de travail et de l’efficacité. Après, entre robot et ROTO, chacun fait son propre choix. »
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