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Tom Palmer, "l'english touch" pour la défense du Stade aurillacois

Arrivé mi-juillet dans le Cantal, l'ancien international anglais, champion d'Europe et champion d'Angleterre, est venu faire ses armes d'entraîneur adjoint dans le département.

Tom Palmer, Mathieu Lescure : un tandem de choc pour les avants, au service d'André Bester.
Tom Palmer, Mathieu Lescure : un tandem de choc pour les avants, au service d'André Bester.
© M. V.

À peine trois mois et déjà, l'unanimité se fait autour de l'ancien international anglais, ses 42 capes, ses 20 années passées au plus haut niveau comme joueur, joueur entraîneur et entraineur adjoint aujourd'hui à seulement 39 ans. Avec un CV long comme le bras pour l'ancien deuxième ligne, qui a été champion d'Angleterre, champion d'Europe et participé à quatre tournois des Six Nations, il pourrait avoir la grosse tête le british du Cantal. Mais non ! Il est même "très apprécié" du groupe, confirme le capitaine Paul Boisset. "Il a amené un plus aux entraînements. Tom nous permet de travailler notre technique individuelle en défense, mais aussi collectivement." Une réalité que le technicien anglais applique chaque jour à La Ponétie lors des entraînements, à Jean-Alric pour les matches. Le double mètre fier, la mèche parfois rebelle, Tom Palmer s'exprime parfaitement en français, en anglais si besoin, notamment avec la "légion" étrangère. Même s'il n'a qu'un an de contrat, il forme avec Mathieu Lescure un tandem de choc pour les avants, avec Maxime Petitjean, un trio de choix pour le groupe, en complément du duo Bester-Peuchlestrade. Mais qui est vraiment Tom Palmer ?

Tom, comment êtes-vous arrivé dans le Cantal, à Aurillac ?

Tom Palmer : "Mon agent, Jamie Noon (ancien joueur de Brive et international anglais) avec qui j'ai joué pour l'Angleterre en 2006 et 2007, m'a trouvé le poste." Connaissiez-vous André Bester avant ou bien un autre membre du staff ? T. P. : "Non, personne. J'ai rencontré André pour la première fois quand j'ai visité Aurillac, en mai. J'avais entendu parler d'Aurillac, mais je n'étais jamais venu." Avec le palmarès que vous avez, vous auriez pu entraîner un autre club ? T. P. : "Il est difficile de trouver son premier poste d'entraîneur professionnel, alors j'ai été content de profiter de cette occasion, ici à Aurillac. Je pense que cela a bien fonctionné pour le club et pour moi aussi. Ils ont ajouté au staff une personne possédant une grande expérience du rugby et puis on m'a confié un rôle important en tant qu'entraîneur responsable de tous les aspects de notre défense."

Quelle est votre expérience en tant qu'entraîneur ?

T. P. : "En tant que joueur en Angleterre, j'ai commencé à être entraîneur adjoint avec les Espoirs du Gloucester en 2014-2015. En 2015/2016, j'étais joueur entraîneur des avants à Benetton Treviso, dans le Guinness Pro 12. Enfin, en 2016, j'ai rejoint Bordeaux en tant que joueur, mais j'ai été "muté" au poste d'entraîneur des avants pour la deuxième moitié de la saison après une réorganisation de l'équipe d'entraîneurs."

Cela va faire maintenant trois mois que vous vous occupez de la défense d'Aurillac, que pensez-vous du travail effectué ? Des progrès réalisés ?

T. P. : "Je suis arrivé fin juillet, juste après le premier match amical contre Massy. Je pense que si on regarde ce match deux mois en arrière et qu'on le compare à ce que nous sommes maintenant, on peut voir que l'équipe a réalisé d'excellents progrès en matière de défense. Nous avons fait un bon premier pas dans la perspective de devenir une équipe défensive de haut niveau. Leur compréhension des systèmes que j'ai introduit a été bonne et nous travaillons maintenant à l'amélioration des techniques individuelles lors du plaquage et du ruck. Les gars ont une excellente attitude. Ils veulent apprendre et s'améliorer en tant que joueurs de rugby. Je les aide à le faire. Maintenant, nous devons améliorer notre cohérence et notre capacité à rester vigilants et à continuer à travailler dur pendant les 80 minutes du match. La capacité de le faire est un attribut de tous les meilleurs joueurs et nous travaillons à améliorer car elle est essentielle dans tous les aspects du jeu. Comme on l'a vu dans le match contre Nevers : s'arrêter un moment peut coûter cher."

Est-ce que vous vous plaisez à Aurillac ? Comment trouvez-vous la ville, la campagne ?

T. P. : "Je suis très content de mon rôle d'entraîneur ici. J'ai trouvé la ville assez petite et tranquille. J'ai l'habitude de vivre dans les grandes villes, à Edimbourg, Leeds, Londres, Paris et Bordeaux. Mais j'ai trouvé les gens très sympas et accueillants. De plus, j'aime beaucoup la campagne et la nourriture du Cantal. J'aime aussi faire de la randonnée et du vélo et être si près des montagnes."

Quels sont vos objectifs ? Devenir manager principal, en France, en Angleterre ?

T. P. : "Je suis une personne ambitieuse. J'espère avoir autant de succès en tant qu'entraîneur qu'en tant que joueur. J'aimerais atteindre le plus haut niveau possible, en entraînant soit la défense, les avants ou les deux. Il y a probablement plus d'opportunités pour moi en France, car être bilingue est un gros avantage ici avec le grand nombre de joueurs anglophones. Un jour, j'aimerais être un manager principal, j'ai beaucoup d'expérience de jeu au niveau élite et j'ai des idées sur tous les aspects du rugby que je voudrais pouvoir mettre en oeuvre. Mais pour le moment, je me concentre sur mon développement en tant qu'entraîneur, essayant d'améliorer et d'acquérir de l'expérience afin de bâtir mon CV."

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