Aller au contenu principal

À Thiviers, les abattoirs entrent dans une nouvelle ère

Trois ans de chantier, 18 millions d’euros investis et aucun arrêt de production. Les abattoirs de Thiviers, maillon essentiel de la filière viande en Dordogne, ont achevé leur spectaculaire transformation. Une modernisation qui se veut à la fois industrielle, environnementale et territoriale.

Abattoirs de Thiviers, le site
T'Rhéa

Derrière les murs des abattoirs de Thiviers, difficile d’imaginer l’ampleur du chantier qui vient de s’achever. Pendant trois ans, entre 2022 et 2025, les travaux se sont succédé sans jamais interrompre l’activité du site. Un défi industriel relevé par la Société d’Abattage de Thiviers (SAT), filiale du groupe T’Rhéa, qui a officiellement inauguré son outil de production rénové ce jeudi 5 juin.

Le montant donne la mesure de l’ambition : plus de 18 millions d’euros ont été investis pour moderniser l’ensemble du site. « Aucun bâtiment n’a été épargné », souligne la direction. Chaînes d’abattage, ateliers techniques, installations énergétiques, locaux sociaux ou encore équipements de sécurité ont été repensés pour répondre aux exigences actuelles de la filière.

 

Un outil stratégique pour l’élevage local

À l’heure où de nombreux abattoirs de proximité peinent à maintenir leur activité, le groupe T’Rhéa affiche sa volonté de conforter durablement la présence de cet équipement en Dordogne

Ce projet représente un engagement fort dans la pérennité et le développement de la filière viande du territoire », insiste l’entreprise.

La société Viandes du Périgord valorise les productions bovines, ovines et porcines du Périgord et de la Région Nouvelle-Aquitaine sous la marque d’entreprise « Viandes de Caracterre », en s’appuyant sur un outil industriel rénové et des équipes expertes au service de la qualité et du terroir ».

Le site emploie aujourd’hui 108 salariés et génère près de 300 emplois indirects.

Parmi les nouveautés les plus marquantes figure la création d’une nouvelle chaîne porcine. Dotée d’une capacité de 140 porcs par heure, elle permet d’augmenter les volumes tout en répondant aux normes sanitaires et vétérinaires les plus récentes. Selon la SAT, cet équipement est aujourd’hui le seul dans un rayon de 100 kilomètres capable de répondre à certaines demandes de marché en matière de volumes et de qualité.

 

Bien-être animal et environnement au cœur du projet

Cases aérées, système de brumisation, accès permanent à l’eau et vidéosurveillance composent ce nouvel équipement, présenté comme une vitrine des engagements du groupe en matière de bientraitance animale.

Sur le plan environnemental, plusieurs investissements ont également été réalisés. La production de froid a été entièrement revue avec l’utilisation d’un gaz réfrigérant sans impact environnemental. La chaleur générée par les installations est désormais récupérée pour produire l’eau chaude nécessaire au fonctionnement du site. 

Nous cherchons à optimiser chaque source d’énergie disponible afin de réduire nos consommations », explique la direction.

Des équipements destinés à la protection de l’environnement ont également été créés, notamment un bassin de rétention des eaux et une réserve incendie permettant de répondre aux dernières exigences réglementaires.

 

Un chantier largement confié aux entreprises 
régionales

Ce projet représente un engagement fort du groupe T’Rhéa dans la pérennité et le développement de la filière viande en Dordogne. Le financement est assuré à 74,9 % par un concours bancaire et complété par des soutiens publics de l’Union Européenne, du plan de relance, de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Département de la Dordogne et de la Communauté de communes Périgord Limousin.

Au-delà de la modernisation de l’abattoir, le projet entend ainsi soutenir un écosystème économique plus large, associant éleveurs, transporteurs, artisans et entreprises du bâtiment.

 

Une filière qui veut préparer l’avenir

Avec cette transformation, les abattoirs de Thiviers se positionnent désormais comme l’un des outils industriels les plus modernes de la région. Le site assure également le traitement et la valorisation des peaux bovines de l’ensemble du pôle Limousin du groupe T’Rhéa, renforçant son rôle stratégique dans la filière.

À l’heure où les questions de souveraineté alimentaire, de bien-être animal et de transition environnementaleoccupent une place croissante dans le débat public, la SAT entend démontrer qu’industrie agroalimentaire et exigences sociétales peuvent avancer de concert.

Reste désormais à transformer l’essai. Car au-delà des bâtiments flambant neufs, c’est bien l’avenir d’une filière d’élevage tout entière que cette modernisation entend accompagner.

 

Les plus lus

Les responsables professionnels et syndicaux de la filière porcine ont expliqué à la presse les dimensions réelles du projet.
Un soutien professionnel sans faille au projet de porcherie à Royère-de-Vassivière

Sur invitation de la FDSEA et des JA de la Creuse, une conférence de presse a eu lieu sur l’exploitation du Gaec du Villard.…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Les Rencontres à tables arrivent en Haute-Loire. Les Ja et la FDSEA vous proposent deux rendez-vous estivaux : les dimanches 28 juin et 26 juillet.
"Les Rencontres à Table" arrivent en Haute-Loire : une journée à la ferme autour de la viande locale, les dimanches 28 juin et 26 juillet

Deux exploitations agricoles de Haute-Loire ouvrent leurs portes pour une journée festive autour de la production bovine et de…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Loïc Richard, éleveur caprin sur la commune d'Olby, dans le Puy-de-Dôme.
À Olby, Loïc Richard transforme son lait de chèvre et valorise ses chevreaux en vente directe

Loïc Richard est éleveur de chèvres sur la commune d’Olby, dans le Puy-de-Dôme. Installé depuis 2020, il débute en production…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière