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Tersons Aubrac : Thomas Gras, entre ferme et cabaret

Depuis son installation en 2012, Thomas Gras est un fidèle des Tersons Aubrac et sera à nouveau présent du 20 au 22 mars. Sur sa ferme, il ne manque pas d’idées.

Un homme devant une rangée de vaches aubrac.
Thomas Gras, éleveur aubrac et même un peu plus en invitant les gens à des moments festifs autour de ses produits.
© b.parret

Pouvoir s'installer

Non issu du milieu agricole, Thomas Gras a eu l’opportunité de s’installer à Arjaloux en 2012. Sur les hauteurs de Cézens, une exploitation était sans successeur. “J’ai toujours été attiré par l’élevage et les vaches aubrac  avec la volonté de devenir un jour éleveur, confie-t-il. Arjaloux a été une chance pour moi et j’ai eu une deuxième chance à l’entrée de Cézens pour m’agrandir en 2016 et devenir autonome en fourrage pour mes 80 mères aubrac.” Dès son installation, Thomas Gras s’est investit dans la fête des Tersons, comme bénévole mais, aussi, pour amener des animaux pour la vente aux enchères. “J’aime l’ambiance et la tradition qui nous permettent de nous retrouver entre éleveurs, de présenter notre travail et de faire vivre le pays”, poursuit-il. Cette tradition, atout de cette agriculture de montagne autour de la vache aubrac, il la pratique sur sa ferme du Graillou (un clin d’œil à son nom et au graillou, moment de partage autour d’un bon casse-croûte). Chez lui, les vaches aubrac ont encore à l’étable chacune leur nom inscrit au-dessus de la crèche. Et les animaux rejoignent les estives de Cézens et de Brezons à pied chaque printemps.  
 

Une belle image à transmettre


Cet attachement n’empêche nullement de mettre des idées novatrices à profit pour développer l’activité avec le soutien de son épouse Élodie. Comme ses voisins, Thomas Gras commercialise les broutards et quelques  mâles vendus pour la reproduction. Les jeunes vaches de réforme sont réservées à la vente sur l’exploitation. Elles sont abattues à Neussargues. La viande est transformée à l’atelier du lycée agricole de Saint-Flour. La ferme du Graillou possède sa boutique avec des charcuteries de bœuf et aussi de porc. On les retrouve aussi sur les marchés de la région. Une partie de la viande est servie lors des repas une fois par mois de mai à juin et organisés dans la cour de la ferme. Ces moments festifs ressemblent jusqu’à 150 personnes. Ils sont agrémentés de groupes musicaux dans des styles très divers. Thomas Gras a même élaboré une soirée cabaret avec danseuses. Cela avait “énormément plu”. “J’aime beaucoup les rencontres avec les gens, précise-t-il. Sur la commune, les nombreux  gîtes de groupes pour rassembler les familles par exemple ou les amis, constituent une aubaine pour attirer du monde à mes soirées.” L’éleveur profite également d’une de ses transhumances pour l’ouvrir aux randonneurs. Il propose des repas champêtres sur les estives au milieu des animaux. “C’est important de se diversifier et d’amener les gens à découvrir nos produits”, reconnaît Thomas Gras. La ferme du Graillou vend  des savons au lait de vache également fabriqués à l’atelier technologique du lycée agricole. 

Bienvenue à la ferme

Thomas Gras est vice-président du réseau Bienvenue à la Ferme du Cantal. S’il participe régulièrement aux concours aubrac, on trouve également ses produits en compétition. Il présentait un pâté de bœuf en gelée lors du premier concours départemental de produits fermiers organisé au Lioran au mois de février. Il a obtenu deux deuxièmes prix au Fermiers d’or au Sommet de l’élevage pour une rillettes de bœuf 
et son Timchi du Graillou, recette coréenne de légumes, en l’occurrence ceux de la potée fermentés aux épices.  

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