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Interview
" Terre d’emplois 63, acteur du renouvellement des générations "

Le 1er octobre dernier se déroulait l’assemblée générale constitutive de l’Association Terre d’Emplois 63. Explications avec Christophe Ferret, président du Service de Remplacement 63 et Chargé de mission dans ce projet.

Christophe Ferret, chargé de mission du projet Terre d’Emplois 63
Christophe Ferret, chargé de mission du projet Terre d’Emplois 63
© C. Rolle

Qui est à l’initiative de la création Terre d’Emplois 63 ?
Six structures se sont alliées pour bâtir cette association : la Chambre départementale d’agriculture, le Service de Remplacement du Puy-de-Dôme (SR 63), Agri emploi 63, FDCuma, Jeunes Agriculteurs et la Fnsea 63. Le 1er octobre dernier, l’ensemble de ces organisations ont posé les bases fondatrices de cette nouvelle association que nous avons appelée Terre d’Emplois 63 et à laquelle viendront se greffer plus tard d’autres partenaires.


Pourquoi cette initiative et dans quel but ?
Plusieurs raisons ont guidé la mise en place de terre d’Emplois 63 : trouver des solutions aux difficultés de recrutement de salariés formés, se connaître davantage entre structures pour mieux travailler ensemble et surtout, participer au renouvellement des générations. Pour cela l’association s’est assignée trois objectifs clairs : promouvoir les métiers de l’agriculture, communiquer sur le salariat agricole ; former des salariés collectivement afin de limiter les coûts et avoir un seul interlocuteur auprès de nos partenaires ; et accompagner les exploitants employeurs dans leur mission de manager de main d’œuvre. L’objectif étant ici de les former à la gestion des salariés et à l’organisation du travail.


Recruter des salariés agricoles, est-ce une mission compliquée aujourd’hui ?
Oui, nous avons de plus en plus de mal à trouver de la main-d’œuvre.
Quand l’âge de l’installation était à 21 ans, nous avions davantage de jeunes qui optaient pour le salariat agricole en attendant de s’installer. Depuis que le seuil est descendu à 18 ans, ils s’installent directement après l’obtention de leur diplôme ; ils ne passent plus par la case " salarié " …
Par ailleurs, les fils et filles d’agriculteurs sont de moins en moins nombreux, et beaucoup d’entre eux se tournent vers d’autres horizons professionnels.
A contrario, de plus en plus de hors cadre familiaux caressent le projet de se réorienter professionnellement dans l’agriculture, mais ils n’ont aucun bagage ; d’autres en situation de réinsertion, sans formation, éloignés du monde du travail, envisagent aussi le salariat agricole pour se remettre le pied à l’étrier. Terre d’Emplois 63  accompagnera ces nouveaux profils en leur proposant des formations et en les guidant sur la voie du salariat.


Et cette voie peut aussi être un tremplin à l’installation ?
C’est même un outil au renouvellement des générations. Ceux qui sont loin du monde agricole et qui optent, un temps donné, pour le salariat agricole se construisent alors un réseau de connaissances et demain peuvent s’installer en tant qu’exploitants. Nous avons de nombreux exemples de ce type où des gens non issus du milieu agricole s’installent en Gaec ou en individuel sur des exploitations où ils ont été salariés. Quant on sait que 50% des agriculteurs du département ont plus de 50 ans, toutes les solutions sont bonnes à prendre pour organiser le partage du travail entre plusieurs structures et conforter ainsi des contrats à plein temps. Concrètement, demain des salariés d’Agri emploi63 pourront être partagés avec le SR63 et/ou la FDCuma.


Comment va fonctionner Terre d'Emplois 63 ?
C’est Alexandre Lefevre, salarié de la Chambre d’agriculture, qui est coordinateur de l'association. Et chacune des six structures constitutives mettra ses salariés à disposition de Terre d’Emplois 63, en fonction des compétences et des projets à mener. A terme un numéro de téléphone unique à destination des demandeurs d’emplois et des employeurs sera mis en place.

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