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Syndical : utilisation de drones, une nouvelle étape pour la protection des cultures

Un an après le vote de la loi, les applications concrètes arrivent sur le terrain. Publiés récemment au Journal officiel, les textes d’application autorisent désormais le recours à la pulvérisation par drone dans des conditions strictement encadrées.

Drones pulvérisateurs
© Getty Images

Cette avancée majeure est le fruit d’un travail de fond mené depuis plusieurs années par la FNSEA et l’ensemble de son réseau syndical, qui n’ont cessé de porter auprès des pouvoirs publics la nécessité d’adapter les outils réglementaires aux réalités du terrain.

La FDSEA de la Corrèze se félicite de cette évolution attendue, qui apporte une réponse concrète aux contraintes techniques, économiques et de sécurité auxquelles sont confrontées de nombreuses exploitations agricoles.

 

Un cadre réglementaire désormais en place

Un peu plus d’un an après le vote de la loi du 23 avril 2025, les choses avancent concrètement. Les agriculteurspeuvent désormais déposer des demandes pour réaliser des traitements par drone, dans un cadre bien défini :

  • Parcelles avec pente ≥ 20 % ;
  • Certaines cultures ciblées (bananeraie ou vigne mère porte-greffe) ;
  • Utilisation de produits de biocontrôle, à faible risque ou compatibles avec l’agriculture biologique.

 

Une innovation attendue sur le terrain

Pour la FDSEA de la Corrèze, cette évolution marque une avancée importante pour la modernisation des pratiques agricoles. Le syndicat y voit notamment trois bénéfices majeurs :

  • Sécurité accrue pour les opérateurs, en évitant l’exposition directe ;
  • Accès facilité à des parcelles difficiles ;
  • Réduction des impacts environnementaux grâce à une application plus ciblée.

 

Quelles opportunités pour les noyers 
et châtaigniers ?

Même si ces cultures ne sont pas encore explicitement incluses dans le dispositif généralisé, plusieurs cas concretsmontrent déjà le potentiel du drone, notamment dans les zones difficiles du Massif central ou du Sud-Ouest.

 

La confusion sexuelle, un levier d’avenir pour 
l’utilisation des drones en châtaigniers et noyers

Bien que la réglementation actuelle se concentre sur la pulvérisation, les perspectives d’utilisation des drones pour la confusion sexuelle sont réelles. L’intérêt se situe surtout dans la rapidité du déploiement de diffuseurs sur de grandes surfaces, la facilité d’accès à toutes les configurations de verger et une homogénéité accrue de la couverture.

Ainsi, en noyer comme en châtaignier, cette technique pourrait permettre de réduire le recours aux insecticides et de renforcer les stratégies de protection intégrée.

Comme le souligne Sébastien Soulié, administrateur à la FDSEA et co-gérant de la station expérimentale de Creysse (46), « ces utilisations ne pourront être généralisées qu’après une phase d’expérimentation déterminante ».

Rappelons que les textes prévoient également la possibilité de mener des essais pour élargir les usages à de nouvelles cultures, de nouveaux produits et de nouvelles techniques.

Dans cette perspective, la FDSEA de la Corrèze reste mobilisée pour accélérer cet élargissement.

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