Aller au contenu principal

Succès pour la 70e foire aux dindes de Jaligny !

Plus de 700 volailles, dindes, chapons, oies et canards présentées sous la grande halle de Jaligny-sur-Besbre la semaine dernière. Le rendez-vous est attendu, historique pour les quelque 3 000 personnes qui s'y sont déplacées.

Dans les années 50, le nombre de volailles se comptait en milliers. L'élevage était une activité complémentaire de la ferme, surtout dévolue aux femmes. C'était « l'argent de Noël de la famille », ce modèle n'existe plus comme l'a rappelé la co-présidente du comité d'organisation de la foire aux dindes de Jaligny : « Nous avons encore deux éleveuses fidèles de la région mais qui partiront bientôt en retraite ».

Cette année, le résultat sur la foire est plutôt inespéré. Avec plus de sept-cents volailles accompagnées de leurs éleveurs, venus parfois de loin. Une foire qui conserve toujours une très belle image comme le confirme la foule présente sous la halle municipale ces jours derniers.

SÉBASTIEN JOLY

Un show culinaire

Dindes et châtaignes au menu, cuisinées par des chefs locaux mais également par IFI03 et ses apprentis, sans oublier quelques passionnés venus de Corrèze avec la confrérie de la châtaigne de Beynat, ont pu être dégustées dans les allées.

Les animations, elles, ne manquaient pas pendant ces trois jours de fête avec les voitures anciennes du Rétro Mobile Club Dompierrois et le défilé des confréries de la ficelle, de la pompe aux grattons ou du piqueenchagne.

« Bébert », l'invité d'honneur

Comme chaque édition, la foire aux dindes convie une personnalité. En cette édition 2019, c'est « Bébert », le célèbre chanteur du groupe « Les Forbans », qui s'est vu remettre la dinde d'honneur. Bébert qui en a profité pour exprimer son attachement aux traditions.

Pourquoi avez-vous accepté d'être l'ambassadeur de cette célèbre foire ?

« Mais pourquoi n'aurais-je pas accepté ! je l'ai fait car j'en avais envie et parce que c'est un plaisir de rencontrer les gens, de soutenir la tradition qui est capitale, à mon sens. De manière générale, les gens sont tellement agréables et accueillants envers les Forbans, que nous collectionnons les sourires et les témoignages de sympathie, d'amour ».

Vous avez connu la passion de la musique et du spectacle. Une passion que vous retrouvez, ici, avec les éleveurs, sous une autre forme ?

« La passion, d'un point de vue philosophique, apparait plutôt comme un handicap, hors, pour moi, quand on aspire à une passion, on a envie de pouvoir en vivre tout en retirant du plaisir. Malheureusement, beaucoup de gens ont une passion et ne parviennent pas à l'assouvir. Ici, j'ai rencontré des gens passionnés par l'élevage. Je ne peux que les encourager à l'entretenir comme moi je peux le faire ! ».

Vous-même, êtes-vous un amateur de dindes ? Allez-vous la déguster ?

« Je suis un amateur de tout ! Je ne m'interdis aucun aliment. Celui qui a envie de manger, il mange ce qu'il veut et celui qui ne veux pas manger ne mange pas mais surtout il « n'embête » pas son voisin. Voici mon point d'orgue... En dehors de ça j'aime bien la dinde.

Quels sont les projets d'avenir des Forbans ?

« Ils sont toujours les mêmes depuis 41 ans ; faire plaisir aux gens en se faisant plaisir soit même. Tout est clair avec les Forbans ; c'est la bonne humeur, la joie de vivre, c'est la fête ! »

Claude Riboulet, président du Conseil départemental de l'Allier, avait fait le déplacement pour la première fois. Outre son soutien à la manifestation, il a insisté sur sa position quant aux repas végétariens :

« Il y a quatorze repas dans une semaine. Dans celle-ci, la cantine ne représente que quatre repas. Le constat est simple ; si les familles veulent manger végétariens, ça tombe bien ; il leur reste dix repas pour ça ! Il faut cependant penser aux enfants qui n'auront peut-être que les quatre repas de cantine pour pouvoir manger de la viande. Au niveau du conseil départemental, avec notre vice-président à l'agriculture, Jean Laurent, nous avons décidé de ne pas appliquer la loi. De temps en temps il y aura de l'omelette ou des oeufs durs mais le reste du temps il y aura de la viande dans les assiettes des collèges du département ».

Palmarès 2019 :

Dindes gros lots (30 dindes et plus)

Prix d'Honneur : Christiane Bigay, Cusset (03).

1er Prix : Christophe Marodon, Saint-Pourçain-sur-Sioule (03).

Prix spéciaux :

Lot le mieux présenté : Christiane Bigay, Cusset (03).

Lot le plus important : Christiane Bigay, Cusset (03).

Dindes petits lots (de 10 à 29 dindes)

Prix d'Honneur : Agnès Perrier, Saint-Voir (03)

1er Prix : Henri Marchand, Loriges (03)

2ème Prix : Vincent Robin, Maringues (63)

3ème Prix : Sébastien Michalet, Saint-Didier-en-Forêt (03)

Primés :

Laure Vénuat, Saint-Ennemond (03)

Monique Quatresous, Jaligny-sur-Besbre (03)

Claude Giraud, Saint-Genest-du-Retz (63)

Céline Croci, Lapeyrouse (63)

Jean-Pierre Richard, Andelaroche (03)

Laurent Staiger, Neuvy (03)

Prix spéciaux : Laure Vénuat, Saint-Ennemond (03)

Oies (minimum 10)

Prix d'Honneur : Vincent Robin, Maringues (63)

1er Prix : Henri Augot, Braize (03)

2ème Prix : Annie Obriot, Saint-Vitte (18)

Primé : Laure Vénuat, Saint-Ennemond (03)

Les plus lus

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

fromages saint-nectaire
La filière AOP saint-nectaire progresse, mais l’idée d’une régulation des volumes reste d’actualité

Rejeté au printemps par les producteurs, le projet de maîtrise des volumes de l'AOP saint-nectaire reste indispensable pour…

Plus de 80 % des Cuma ont une activité récolte.
Agriculture : comment bénéficier du crédit d'impôt CUMA ?

Le dispositif s'adresse directement aux agriculteurs et agricultrices membres d'une CUMA. Le calcul se base sur le montant des…

Les cultures de maïs consommation et semence ont souffert davantage des fortes chaleurs que du manque d'eau avec une grosse problématique de fécondation.
La production de maïs semoulier en chute libre en Auvergne, Limagrain contraint aux importations

La filière maïs en Limagne est face à un défi historique. Pour Limagrain, 2026 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire,…

Les démarches administratives et réglementaires autour des concours équins se renforcent.
Chevaux de trait : les concours 2026 changent de règles

Entre migration numérique, nouvelles règles sanitaires et formation de la relève, l’Association des Éleveurs de Chevaux de…

Les champions Miss et Mister et leurs éleveurs, fiers de remporter le 1er prix 2026
"Élevage Salers : La qualité des animaux brille au concours 2026 du Puy-de-Dôme

Sous un soleil estival, le concours départemental des Miss et Mister Salers du Puy-de-Dôme a rassemblé 30 animaux issus de 16…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière