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Stop aux contradictions qui étouffent notre agriculture

Pour la FDSEA de Haute-Loire, remettre du sens dans les décisions publiques est une urgence !

"Nous demandons des règles cohérentes, fondées sur des preuves, compatibles entre elles, et surtout capables de permettre à l’agriculture française de remplir sa mission" : la FDSEA 43.
"Nous demandons des règles cohérentes, fondées sur des preuves, compatibles entre elles, et surtout capables de permettre à l’agriculture française de remplir sa mission" : la FDSEA 43.
© DR

De la cohérence !

Nous, agriculteurs de Haute‑Loire, ne supportons plus les contradictions qui se multiplient. Au lieu d’aider à améliorer les choses, les normes s’empilent, s’ajoutent, se contredisent et finissent par rendre notre travail impossible. Nous voulons de la cohérence, pas des injonctions absurdes.

Les incohérences sont partout !

Premier exemple : les zones vulnérables nitrates. Imposer les mêmes règles à toute une zone, sans preuve que les nitrates proviennent des pratiques agricoles, c’est faire peser des contraintes lourdes sur des exploitations exemplaires. 

Comment accepter qu’un classement contesté, truffé d’incohérences, devienne le prétexte à de nouvelles obligations coûteuses et déconnectées des réalités du terrain ? 

Autre incohérence flagrante : la gestion des haies. En Haute‑Loire, département parmi les plus bocagers, on interdit quasiment toute intervention des agriculteurs. Et dans le même temps, l’Europe signe l’accord avec le Mercosur, qui encouragera mécaniquement la déforestation de l’Amazonie et favorisera des produits issus de systèmes bien moins exigeants que les nôtres. 

On exige ici une protection maximale des haies, tout en important des marchandises issues de zones où l’on rase des forêts entières. Comment parler de cohérence ?

Les éleveurs ovins vivent une autre absurdité : la France demande plus de pâturage, plus d’entretien des landes, plus de prévention incendie… mais laisse le loup proliférer au point de menacer le pastoralisme

Encourager le pâturage tout en condamnant ceux qui le pratiquent à vivre sous la menace permanente de la prédation, c’est une contradiction totale. 

Beaucoup s’interrogent sur ce que veut réellement la société ?

Produire sans rémunération : c'est terminé !

En volailles, la situation est tout aussi incompréhensible. 

La viande de volaille est la plus consommée du pays, pourtant les éleveurs ne dégagent plus de revenu

Produire de l’alimentation sans rémunération, c’est terminé : nous disons stop. 

La pénurie d’œufs récente n’a rien d’un mystère : fermetures d’élevages pour des détections de salmonelles dans des poussières, autorisations de construction impossibles à obtenir… Encore des règles qui étranglent la production française, alors même que les consommateurs réclament des œufs français !

Une figure de l’écologie radicale à la tête de l'OFB

Et comme si cela ne suffisait pas, on découvre la nomination d’Anne Le Strat à un poste clé de l’OFB, figure de l’écologie radicale engagée auprès de mouvements ouvertement hostiles à l’agriculture productive. 

Comment prétendre travailler en neutralité avec un monde agricole qu’elle a toujours ciblé ? Quel signal envoie-t-on aux éleveurs et aux producteurs qui nourrissent le pays ?

Nous ne demandons pas moins de règles : nous demandons des règles cohérentes, fondées sur des preuves, compatibles entre elles, et surtout capables de permettre à l’agriculture française de remplir sa mission. Si la société veut des paysages ouverts, de la biodiversité, des produits locaux et des prix accessibles, alors elle doit cesser d’imposer des injonctions contradictoires qui détruisent nos fermes. 

La FDSEA 43 le dit clairement : remettre du sens dans les décisions publiques n’est pas une demande, c’est une urgence.

Prix du lait : la FDSEA 43 vigilante et déterminée !

Plusieurs entreprises laitières communiquent déjà sur une baisse annoncée du prix du lait pour 2026, en utilisant comme argument la hausse de +2 % de la production en 2025. Pour la FDSEA 43, cette logique ne tient pas : une légère augmentation de volumes ne justifie en rien une baisse du revenu des producteurs. Ce discours vise surtout à préparer les esprits à accepter l’inacceptable. Nous serons donc extrêmement vigilants sur le prix réellement payé aux éleveurs, les prix en GMS, et le respect strict de la loi Égalim.

Nous rappelons également une évidence : les entreprises doivent mettre toute leur énergie dans la négociation avec les centrales d’achat, plutôt que de chercher à faire porter la pression sur les producteurs. C’est dans les bureaux des centrales que se crée la valeur, pas dans les comptes d’exploitation des éleveurs. La FDSEA 43 le dit clairement : si certains imaginent imposer un prix qui « arrange la distribution » ou sécurise les marges industrielles plutôt qu’un prix réellement rémunérateur, ils nous trouveront sur leur route.

S’il faut se mobiliser pour défendre le revenu agricole en Haute‑Loire, nous le ferons.

 

 

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