Aller au contenu principal

Souvenirs d’enfance à la ferme

Né dans le Cantal, qu’il a quitté à cinq ans pour suivre ses parents à Paris, Paul Bélard vit aujourd’hui aux Etats-Unis. Il publie son premier roman, dans lequel il raconte ses souvenirs de vacances dans la ferme familiale.

Paul Bélard : depuis 1978, Paul Bélard vit près de New-York, aux Etats-Unis. Il n’a pas oublié son Cantal natal, dont il dépeint la vie rurale de son enfance dans son premier livre, intitulé “Moissons d’enfance”.
Paul Bélard : depuis 1978, Paul Bélard vit près de New-York, aux Etats-Unis. Il n’a pas oublié son Cantal natal, dont il dépeint la vie rurale de son enfance dans son premier livre, intitulé “Moissons d’enfance”.
© L'Union du Cantal
Paul Bélard est né à Nouvialle, un petit hameau de la commune de Narnhac, dans le canton de Pierrefort. “J’avais cinq ans et je ne parlais que le patois lorsque mes parents sont montés à Paris”, se souvient-il. Il a vécu en banlieue jusqu’en 1962. Il reviendra dans la région pour faire ses études supérieures à Clermont-Ferrand, Thiers et Saint-Etienne. Puis, pendant six ans, il sera ingénieur de recherche chez Michelin à Clermont-Ferrand. C’est là qu’il rencontrera sa future épouse, Dorothy, elle aussi employée chez Michelin, mais aux États-Unis, et en stage en France. En 1978, le couple s’établit avec son fils Marc à Long Island, près de New-York, où Paul Bélard occupe des fonctions d’ingénieur de projet dans une compagnie de téléphone. L’homme reste visiblement attaché à son pays natal. “Mon père me disait une fois en citant Walter Scott : “Est-il un être qui respire et dont l’âme est si morte qu’il ne s’est jamais dit, voici mon pays, ma terre natale, ma patrie ! Le Cantal, c’est cela pour moi”. C’est sa terre natale qu’il raconte dans son premier roman, intitulé “Moissons d’enfance”, publié par les éditions De Borée.
Trois mois chaque été dans la ferme de Nouvialle
“L’inspiration m’en est venue au cours d’un voyage au Canada avec des amis. Nous revenions du Québec vers Montréal, par des chemins de campagne. La région ressemblait au Cantal, en moins vallonnée : petites fermes, troupeaux de vaches, petites parcelles entourées clôturées avec des fils de fer barbelés, raconte l’auteur. Dans la voiture, je racontais des souvenirs que ces paysages me remettaient en mémoire. En rentrant, j’ai décidé de commencer à les écrire. Petit à petit, il y en a eu assez pour faire un livre”. Dans “Moissons d’enfance”, Paul Bélard évoque les vacances qu’il passait, chaque été pendant trois mois, dans la ferme familiale de Nouvialle, avec ses grands-parents, oncle, tante et cousins. Du moderne pavillon de banlieue où il vivait alors avec ses parents, à la ferme montagnarde, c’est pour le petit Parisien une descente de 500 kilomètres seul vers le sud et une remontée dans le temps de plusieurs dizaines d’années. A l’époque, il n’y a pas de toilettes dans les maisons, ni de salle de bain d’ailleurs... ce qui qui n’est pas pour déplaire au petit Paul qui échappe ainsi au bain quotidien ! Pas de frigidaire, de télévision ou de téléphone non plus. “Les deux machines à laver sont ma tante et ma grand-mère”, s’amuse le gamin de dix ans.
Souvenirs d’enfance
Dans son livre, Paul Bélard témoigne avec une étonnante précision de la vie à la campagne telle que pouvaient alors la vivre les enfants dans les fermes. Il se souvient des journées dans les prairies à garder les vaches avec le chien “Kiki” pour tout compagnon, des baignades et parties de pêche dans le Siniq, de la traite des vaches à la main, du pain cuit au four du village, de la tuerie du cochon, des foins, de la messe du dimanche, des pastilles Vichy dans la grande armoire de sa grand-mère ou du sirop de cassis de la tante Amélie... Sans oublier les bêtises avec ses cousins (les pétards dans les bouses de vache par exemple...). Paul Bélard confie qu’il revient de temps à autre dans le Cantal, où il a encore une partie de sa famille. Quant à la ferme de Nouvialle, elle est aujourd’hui tenue par son cousin Jean.
Une suite en préparation
Paul Bélard confie qu’il travaille à l’écriture de deux nouveaux livres : l’un qui sera la suite de “Moissons d’enfance”, et dont l’action se passera toujours à la ferme de Nouvialle ; l’autre sur son enfance et son adolescence en banlieue parisienne. Son roman “Moissons d’enfance” est en vente en librairies. Editions De Borée, 416 pages, 21 euros.

Les plus lus

Deux personnes avec un vélo
Cézens, nouvelle formule pour l'Auberge

L’auberge de Cézens retrouve de l’appétit à recevoir voisins, visiteurs et touristes grâce à l’arrivée d’un couple de…

La Haute-Loire remporte la ligue des champions des montbéliardes !

Le concours Montbéliard Prestige s'est déroulé à Besançon du 7 au 9 mai, et la Haute-Loire s'est faite remarquer avec les…

Apiculteur devant ses ruches dans le Cantal, avec en premier plan des pots de miel
La météo et le frelon décideront du succès du miel de montagne

Luc Mathieu est un des rares apiculteurs professionnels du Cantal. Il élève ses propres reines, double son cheptel d’ouvrières…

Virginie Crespy sur son exploitation, en compagnie de son fils Adrien, 3 ans.
"L'installation c'est comme une roue qu'on lance et faut que ça roule !"

Virginie Crespy est la nouvelle secrétaire générale des Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire. Cette jeune maman qui attend un…

la cantinière tient un plateau rempli de steaks.
Viande de Hautes Terres, Première livraison au collège

Vendredi 3 mai, l’association Viande de Hautes Terres livrait pour la première fois ses steaks hachés à la cantine du collège…

Chassé-croisé de mai, à l'estive de Récusset

La “fête” de l’estive à la Coptasa, c’était cette semaine avec la montée d’une bonne partie des bovins sur les unités de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière