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Sols agricoles, entretien avec un spécialiste

Francis Bucaille, agriculteur, anime des conférences dans le monde entier pour transmettre et partager son expérience. Il était dans l'Allier jeudi 14 novembre.

Une homme d'âge moyen est en train de parler
Francis Bucaille au chevet des sols agricoles
© DR

Originaire de la Nièvre, Francis Bucaille, agriculteur et agronome autodidacte, est un véritable amoureux de la terre. Reconnu par ses pairs, il est devenu une référence sur le fonctionnement des sols agricoles. Ses interventions aux quatre coins du globe (États-Unis, Canada, Brésil…) sont désormais légion afin de transmettre et de partager son expérience.

 

Francis Bucaille, un agriculteur au chevet des sols agricoles

Pouvez-vous vous présenter aux agriculteurs bourbonnais que vous allez rencontrer à Couzon ?

Francis Bucaille. Pendant de nombreuses années, j’ai été à la tête d’une exploitation agricole de 600 hectares et de 1 000 chèvres laitières près de Nevers. Au départ, je me suis orienté vers l’agronomie pour essayer de trouver des solutions sur mes terres au sein de mon exploitation. De fil en aiguille, j’ai ensuite été missionné par divers organismes pour animer des conférences de conseils en agronomie.

Et cela dure depuis une vingtaine d’années.

F.B. Tout à fait, au fil du temps, je me suis documenté en lisant notamment de très nombreux ouvrages scientifiques pour arriver là où j’en suis aujourd’hui. Fin 2020, après tant d’années de recherches et d'expérimentations sur le terrain, j’ai également publié un livre intitulé Revitaliser les sols, préfacé par le biologiste Marc-André Selosse aux éditions Dunod.

Vous êtes également cofondateur de l’entreprise Gaïago basée à Saint-Malo ?

F.B. Gaïago est une entreprise bretonne crée en 2014 et qui produit des biostimulants naturels ayant pour but de relancer la vie biologique des sols. Toutes les solutions proposées aux acheteurs sont prêtes à utiliser, car je ne souhaite bien évidemment pas divulguer mes petites recettes.

Vous qui êtes tant convoité, quel est donc l’objet de votre présence lors cette journée consacrée à l’agriculture biologique ?

F.B. J’ai répondu favorablement à l’invitation car mon but premier est vraiment de partager, de donner et de transmettre des pistes d’améliorations à ceux qui en ont besoin. Je n’ai aucun intérêt à garder tout ça pour moi. Il y a toujours des leviers d’amélioration et il est rare de ne pas trouver de solutions aux problèmes de la terre.

 

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