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Sicagieb : « Un bon panel de taureaux rassemblés au même endroit »

Le jeudi 29 septembre se déroulera, sous la halle de Montmarault, la vente aux enchères de reproducteurs charolais. Témoignages d’éleveurs qui ont fait l’acquisition d’un mâle lors de la précédente édition.

Christophe et Jean-Philippe Méloux aux côtés du taureau acquis lors de la vente aux enchères de Montmarault en 2021.
Christophe et Jean-Philippe Méloux aux côtés du taureau acquis lors de la vente aux enchères de Montmarault en 2021.
© AA03

Le Gaec Méli Méloux est le fruit d’une association familiale entre Jean-Philippe, Christophe, le neveu, et Sandrine Méloux, la nièce, au cours de l’année 2020. Ensemble, ils exploitent une SAU de 210 hectares sur deux sites, proches de la forêt des Collettes, au sud-ouest du département de l’Allier. Tout d’abord au lieu-dit « Gourgueil », sur la commune de Coutansouze, siège du Gaec, et au lieu-dit « Bert », sur la commune de Vernusse.

Jean-Philippe s’est installé seul en 1995 en élevage bovins charolais. Suite à une reconversion professionnelle son neveu, Christophe, décide de s’installer en juillet 2020. Sandrine, l’épouse de ce dernier était, elle, installée depuis 2015 sur un atelier de volailles fermières dont elle assure toute les étapes de la transformation et la commercialisation. Ensemble, ils ont décidé de s’associer. Une décision de soutien envers Jean-Philippe : « J’avais pour objectif de m’arrêter prochainement. J’avoue avoir eu une période de démotivation. L’arrivée du couple m’a véritablement encouragé à poursuivre à leurs côtés ».

Développement du cheptel

Fort de cette entente familiale, les associés décident de dynamiser l’exploitation et d’investir. Outre l’apport de l’activité volailles de Sandrine et celle de Jean-Philippe constituée de 65 vaches charolaises avec un poulailler de 900 m2 en poulets standards, ils décident la construction d’un nouveau poulailler de 1 080 m2. L’achat de 50 hectares en vente d’herbe sur la commune de Vernusse va aussi leur permettre d’agrandir considérablement la SAU de l’exploitation. « C’est par ce biais, que nous avons appris de la part du propriétaire, que le domaine entier était à reprendre. Nous avons donc proposé notre candidature pour 130 hectares et nous avons racheté 25 vaches supplémentaires » se félicite Jean-Philippe. Si Sandrine assure seule l’atelier volailles, Jean-Philippe et Christophe s’occupent de l’atelier bovin. A tout cela s’ajoute également une quarantaine d’hectares de céréales pour les besoins de l’exploitation, l’excédant étant commercialisé.

Des taureaux mixtes

La famille Meloux commercialise principalement par le biais de Sicagieb. C’est par cette dernière  qu’elle a pu acheter un reproducteurs charolais à la vente de Montmarault : « Nous savions quel type de bête nous souhaitions acquérir et nous nous dirigions vers un taureau mixte à vêlages faciles capable de produire des femelles de renouvellement » précise Christophe. En ajoutant ensuite, que « le jour de la vente, plusieurs présentaient les caractéristiques que nous cherchions. C’est finalement le coup d’œil, le coup de foudre peut-on dire, qui nous a décidés ! ».

C’est finalement un taureau issu du Gaec Déchet, à Archignat qu’ils ont retenu. « Monsieur et Madame Déchet sont de très bons sélectionneurs et engraisseurs. Ils possèdent une bonne génétique et vont au bout de leur production en finissant l’ensemble de leurs animaux » précise Marie de Gentil, technicienne Sicagieb.

Un animal docile et prometteur

Un choix qu’ils ne regrettent pas comme le confirme Jean-Philippe : « Après la période de quarantaine, nous l’avons lâché avec les génisses et cela s’est bien passé. C’est un animal très docile, même au contact des autres taureaux. Depuis, il a bien évolué et présente un beau gabarit. Sa descendance, laisse présagés de futures reproductrices prometteuses ».

Une probable nouvelle acquisition

Jean-Philippe, Christophe et Sandrine souhaitent se rendre de nouveau à la vente aux enchères, à Montmarault, en vue d’acquérir, peut-être un nouvel animal : « Ce jour-là, nous avons sous nos yeux un bon choix de taureaux rassemblés au même endroit, ce qui permet de les comparer et d’échanger avec l’ensemble des éleveurs présents. Cela représente un véritable gain de temps pour nous ».

A l’avenir, le Gaec Méli Méloux souhaite peut-être développer la vente directe de viande sur l’exploitation.

Plus d'infos :

ν mail :meloux.sandrine@orange.fr

ν Téléphone (Sandrine Méloux) : 06 89 18 32 84.

ν Présence sur les marchés de Bellenaves (mercredi), Coutansouze (vendredi), Gannat (un samedi sur deux), « La boutique Menatoise » à Menat (63) (mercredi et dimanche matin), Peraclos à Chouvigny (un mercredi sur deux de 17h à 19h), et également à la boutique « Chez mes producteurs » d’Ebreuil (jeudi et samedi matin).

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