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Sicagieb « rebondit », « s'adapte » et « réagit »

Avec 35 210 animaux commercialisés sur l'exercice 2015-2016, le groupement enregistre une légère progression de 0.9 %.

© AA

C'est souvent au moment des assemblées générales que l'on peut connaître, en détails, les conséquences d'évènements déroulés plusieurs mois auparavant. Celle de Sicagieb, mercredi 9 novembre dernier à Montbeugny a mis en perspective les effets de la résurgence de la FCO en septembre 2015. « Crise laitière, sècheresse 2015, FCO, augmentation de la production allaitante, lobbying anti-viande, réforme de la PAC, diminution de la consommation de viande rouge, certification aux exports, renouvellement PSE sont autant de facteurs auxquels nous avons dû faire face sur un an. Qu'en sera-t-il demain après la signature du traité commercial Ceta entre le Canada et l'Union Européenne, la mise en application de l'arrêté sur l'éradication de l'IBR ainsi que l'application de la grille d'achat coeur de gamme avec son cahier des charges », se demande Jean-Michel Aucouturier, directeur de Sicagieb.

FCO : des vaches maigres immobilisées en ferme

« Un petit moustique qui a paralysé tout un pays » selon les termes moqueurs de Jean-Michel Aucouturier, et qui a eu des effets indirects sur la commercialisation : « L'export a certes été impacté puisque mis à l'arrêt mais cela n'a pas eu de conséquences sur les volumes (20 806 animaux, soit 4.4 % de plus). C'est sur les débouchés en France que la FCO s'est le plus fait sentir avec 29 % d'animaux de mis en place en moins par rapport à l'exercice précédent. L'explication est nette, les vaches maigres ont été immobilisées en ferme et ont finies par être engraissées pour être vendues plus tard. Ce qui a eu pour conséquence d'augmenter les volumes boucherie (+4.9 %).

De nouveaux marchés ... de dégagement

Malgré les vives inquiétudes qu'avait suscitées la FCO à l'époque, Sicagieb a su préserver ses principaux clients étrangers, l'Italie en tête (81 % des exportations) et même en trouver et en développer de nouveaux comme l'Espagne, l'Algérie, la Lybie ou la Roumanie. Ces destinations prometteuses ne doivent pas, pour autant, être perçues comme un Eldorado : « Des marchés comme la Lybie (3.4 % des exportations) sont intéressants mais restent des marchés de dégagements ».

11 856 animaux gras

En tout et « malgré un contexte de marché toujours difficile, comme le souligne Maurice Chopin, président de la Sica, votre groupement a commercialisé 35 210 animaux, soit une légère progression de 0.9 %.

Côté boucherie, ce sont 11 856 animaux gras qui ont été « orientés vers différents abattoirs, dont la grande majorité localement selon la volonté du conseil d'administration (...) Ce secteur connait une progression constante, la contractualisation étant un levier très important pour le développement de cette activité ».

Nouveaux services

Dans ce contexte, Sicagieb continue d'innover et de proposer des services toujours plus adaptés. Le « Service conseil » d'abord né de la fusion des services « appro » et « technique » entend offrir aux adhérents des réponses pertinentes aux sollicitations liées à la contractualisation, le PSE, la Pac ou encore la qualification des élevages.

Autre nouveauté, le service génétique porte désormais le nom de section et a procédé à une refonte totale de son site internet (Sicagieb.fr) mettant à présent au service de ses adhérents un outil plus intuitif et facile à utiliser pour un choix optimisé des reproducteurs.

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