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Sécheresse 2026 en Auvergne : Défis pour les cultures, stratégies fourragères et semis des dérobées

En 2026, la sécheresse et les fortes chaleurs frappent durablement les cultures et prairies du Puy-de-Dôme. Avec un bilan hydrique déficitaire, les maïs et fourrages peinent à pousser, poussant les éleveurs à réévaluer leurs stratégies : achat de fourrages, réduction des troupeaux ou semis de dérobées. Mais attention, il faut attendre 30 mm de pluie avant de semer et privilégier des espèces adaptées pour limiter les coûts et maximiser les rendements.

 

Concernant les précipitations, la situation est très hétérogène d’un secteur à l’autre, ce qui rend difficile l’établissement d’un bilan à l’échelle de l’ensemble du département. Mais même dans les secteurs les plus arrosés, l’évapotranspiration est tellement élevée avec des fortes chaleurs, que le bilan hydrique reste déficitaire.

Dans ce contexte, les cultures et les prairies sont fortement pénalisées par le manque d’eau et le stress thermique. Dans les secteurs les plus secs, les maïs dépassent difficilement 1 mètre de hauteur et produisent très peu d’épis. Les prairies, quant à elles, ne poussent plus depuis plusieurs mois, sauf les secteurs qui ont bénéficié d’orages importants. Les bilans fourragers seront donc, dans la majorité des exploitations, nettement déficitaires.

 Il est important de prendre le temps de faire un bilan quantitatif et qualitatif du fourrage disponible sur l’exploitation pour décider de la stratégie à adopter : achat de fourrages ou réduction de la taille du troupeau.

"Pour compenser une partie du déficit fourrager, l’implantation de dérobées d’automne à croissance rapide peut constituer une solution lorsque les conditions le permettent"

 

Attendre au moins 30 mm de pluie avant de semer les dérobées

Pour compenser une partie du déficit fourrager, l’implantation de dérobées d’automne à croissance rapide peut constituer une solution lorsque les conditions le permettent.

Certains semis ont déjà pu être réalisés dans les secteurs ayant bénéficié d’orages suffisamment importants. En revanche, dans les zones les moins arrosées, les sols restent extrêmement secs.

Dans ces situations, il est préférable d’attendre un épisode pluvieux significatif, d’au moins 30 mm, avant d’envisager le semis des couverts d’automne.

Le choix des espèces devra ensuite être adapté à la date à laquelle les semis pourra être réalisé. 

Les légumineuses et les colzas fourragers doivent être implantés le plus tôt possible en fin d’été, afin de disposer de suffisamment de temps pour se développer avant l’hiver.

En altitude, au-delà de la fin du mois d’août, les sommes de températures disponibles deviennent insuffisantes pour permettre aux colzas fourragers et aux légumineuses de produire suffisamment de biomasse. Dans ces conditions, le coût de production des dérobées peut devenir trop élevé par rapport à leur potentiel.

Si les conditions ne permettent pas de semer avant septembre, il est préférable de privilégier des espèces à implantation plus rapide, comme le seigle, l’avoine ou le ray-grass italien. Le trèfle incarnat peut également être semé plus tardivement, jusqu’à la première quinzaine de septembre.

Enfin, pour limiter les coûts d’implantation, les semences fermières peuvent être privilégiées pour les céréales.

 

Limiter le travail du sol pour garder la fraîcheur

Dans un contexte de sécheresse marqué, pour mettre toutes ses chances de son côté pour la levée des couverts, il faut limiter au maximum le nombre de passages d’outils de travail du sol pour ne pas dessécher le sol en surface. En cas de labour, réalisez-le au dernier moment et rappuyez bien le sol avant semis et après semis pour faciliter un bon contact sol-graine et faciliter les remontées d’eau par capillarité. Si le sol est bien structuré et les adventices maîtrisées, un semis direct peut s’envisager pour gagner du temps et garder au maximum l’humidité dans le sol.

 

 

 

 

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