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Sécheresse, le département placé en alerte de crise renforcée

Le comité sécheresse s’est réuni jeudi 30 août 2018 à la Préfecture pour faire le point sur la situation hydrique du département et examiner la prolongation des mesures en restitutions des usages de l’eau.

Au mois d’août, la totalité du département est en situation de déficit pluviométrique.
Au mois d’août, la totalité du département est en situation de déficit pluviométrique.
© Météo France

Au cours du mois dernier, la Préfecture a pris un arrêté le 9 août portant l’ensemble du département en crise puis le 23 août portant le bassin du Cher en crise renforcé (80 communes, voir notre édition du 31 août). Le jeudi 29 août, après présentation de la situation hydrique du département par les experts de Météo France, de l’Agence Régionale de Santé (ARS), de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), et de la Direction départementale des territoires (DDT), le constat est unanime. Les conditions météorologiques de ces dernières semaines ont affecté considérablement les ressources en eau du département. Les seuils d’alerte, de crise et de crise renforcée sont atteints sur la majorité des cours d’eau servant de référence pour déclencher les mesures de prévention permettant de préserver la ressource en eau. En conséquence, l’ensemble du département est placé en alerte de crise renforcée jusqu’au 30 septembre 2018.
Thierry Jamot, président de la FDSEA de la Creuse, a tenu à rappeler la situation inquiétante : « depuis le 14 juillet les animaux ne pâturent plus, l’herbe est grillée ! Les agriculteurs distribuent au champ leur stock de foin hivernal. L’approvisionnement en paille va être difficile, certains fournisseurs spéculent et annoncent des tarifs jusqu’à 130 euros la tonne ». Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse renchérit : « les problèmes liés à la sécheresse sont récurrents chaque été, il faut revoir la politique de l’eau du département ». Le monde agricole réclame depuis longtemps des aides financières et une simplification administrative pour mettre en place des retenues collinaires afin de stocker l’eau quand elle est présente en abondance afin de l’utiliser lors des périodes de sécheresse.
Un courrier commun de la Chambre d’agriculture, de la FDSEA et de Jeunes agriculteurs a été envoyé le 23 août dernier à Mme Magali Debatte, préfète de la Creuse, afin de lui demander d’engager la procédure de reconnaissance en calamité agricole pour le département. Cette reconnaissance en « calamité agricole » permettrait aux agriculteurs de bénéficier du fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) pour compenser les pertes fourragères. Ce courrier est encore en attente de réponse.

Restrictions des usages de l’eau en situation de crise renforcée

Rappel de interdictions :
- L’arrosage des jardins potagers et balconnières, des jardinières de fleurs et bandes fleuries, des pelouses publiques et privées, jardins publics, terrains de sport et espaces verts ;
- Le nettoyage à l’eau des voiries publiques et des trottoirs, terrasses… hors impératifs sanitaires ;
- Le remplissage et la vidange des piscines privées existantes et des bassins d’agrément, sauf renouvellement d’eau partiel imposé par l’Agence Régionale de Santé sur des impératifs sanitaires dans les piscines collectives ;
- Le lavage des véhicules hors stations de lavage spécialisées et sauf nécessité sanitaire ou technique ;
- Les vidanges d’étangs et toutes les manœuvres de vannes sur les cours d’eau et plans d’eau (hors sécurité publique) : éclusages, manœuvres de clapets et déversoirs mobiles, manœuvres sur les biefs des moulins ;
- Les prélèvements d’eau dans les puits, les cours d’eau en surface ou en nappe d’accompagnement, publics ou privés à des fins non prioritaires, quel que soit le mode de prélèvement (pompage, captage…) Cette mesure ne s’applique pas à l’abreuvement du bétail, mais il est recommandé d’utiliser toute solution alternative, notamment les étangs, avec l’accord de leur propriétaire.

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