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Sanitaire porcin : Une situation départementale favorable

Prophylaxies porcines, visites sanitaires, analyses sur les sangliers, les suidés sont également suivis sanitairement. La situation départementale continue d’être favorable mais il convient de rester vigilant face aux nouvelles menaces.

Le dépistage Aujeszky reste maintenu dans les élevages de porcs plein-air, chez les sélectionneurs multiplicateurs et dans les élevages de sangliers. Pour des raisons autant sanitaires que commerciales, le dépistage SDRP est obligatoire dans tous les élevages naisseurs ou naisseurs-engraisseurs.
Le dépistage Aujeszky reste maintenu dans les élevages de porcs plein-air, chez les sélectionneurs multiplicateurs et dans les élevages de sangliers. Pour des raisons autant sanitaires que commerciales, le dépistage SDRP est obligatoire dans tous les élevages naisseurs ou naisseurs-engraisseurs.
© GDS Creuse

En Creuse, les prophylaxies en espèce porcine sont essentiellement centrées sur le SDRP (Syndrome dysgénésique respiratoire porcin) et la maladie d’Aujeszky.

La France indemne d’Aujeszky depuis 2008, d’où un allégement des contrôles
L’ensemble de la France continentale est reconnu indemne de maladie d’Aujeszky chez les porcs domestiques depuis le 28/03/2008. La découverte d’un foyer dans les Pyrénées-Atlantiques le 15/03/2018 vient rappeler que le risque de réémergence est toujours présent, souvent en relation avec la faune sauvage. Cet épisode a entraîné des blocages pour un coût estimé de 500 000 euros. C’est pourquoi la surveillance sérologique est maintenue dans les élevages de sangliers, les élevages plein-air (risque d’introduction par les sangliers sauvages) et les élevages de sélection - multiplication (fort risque de diffusion). Dans les autres élevages, la surveillance sérologique a été supprimée.

Le SDRP, un danger sanitaire majeur pour les porcs…
Le SDRP est une maladie virale contagieuse surtout par contact direct entre animaux mais également possible par voie aérienne, par les camions de transport et par la semence. Le virus induit des troubles de la reproduction et l’apparition d’un syndrome grippal notamment en porcherie d’engraissement. Les performances de l’élevage sont altérées sur plusieurs mois. Face à une pathologie pouvant avoir un fort impact économique, une vigilance accrue à l’introduction est fondamentale et doit se baser sur la connaissance du statut du cheptel d’origine.

… avec une prophylaxie obligatoire en Creuse
En Creuse, le dépistage est obligatoire sur les reproducteurs dans les élevages naisseurs et naisseurs-engraisseurs. Pour des raisons de praticité et de limitation des coûts d’analyses, les contrôles se réalisent au cours du mois de mai. En 2017, tous les élevages concernés ont été contrôlés et ont présenté des résultats négatifs. Les adhérents GDS Creuse bénéficient des attestations d’apport de garantie SDRP, leur permettant l’accès à toutes les filières commerciales. Pour les engraisseurs, toutes les zones pouvant fournir des porcelets ne possèdent pas un statut favorable par rapport au SDRP d’où l’importance de n’introduire que des porcelets provenant d’élevages sous apport de garantie.

Les visites sanitaires porcines
Depuis 2015, tous les élevages porcins d’au moins 2 places déclarées sont concernés par la visite sanitaire porcine tous les 2 ans. Cette visite est prise en charge par l’État. La première campagne a porté sur le risque de trichinellose, seuls les élevages hors-sol étaient concernés. Elle permettait aux élevages visités d’être reconnus officiellement indemnes et de déroger au dépistage à l’abattoir. Les élevages plein-air sont soumis à la recherche systématique à l’abattoir de larves de trichine et ne peuvent donc pas bénéficier de cette reconnaissance. La campagne 2018-2019 porte sur le bon usage des antibiotiques et la lutte contre l’antibiorésistance. Il est à noter que la production porcine, historiquement montrée du doigt pour sa forte utilisation d’antibiotiques, est devenue un bon élève avec une baisse de 41,5 % de sa consommation entre 2011 et 2017.

Les sangliers sauvages surveillés vis-à-vis de la trichinellose, de la maladie d’Aujeszky et de la brucellose porcine
Les sangliers, source potentielle de contamination des élevages de porcs en plein-air, sont en suivi triennal dans le cadre du contrôle sanitaire de la faune sauvage en Creuse. Tous les résultats trichinellose se sont avérés négatifs et, pour la maladie d’Aujeszky après une alerte en 2009/2010, les résultats sont depuis négatifs. La seule menace identifiée en matière de contamination par la faune sauvage a été celle des sangliers avec la brucellose porcine pour les élevages plein-air de truies. Des sérologies brucellose sont effectuées et il en ressort un taux de positifs de 47 %. Ce résultat confirme la circulation bactérienne chez les sangliers et justifie les nécessaires mesures de protection des porcs de plein-air.

Une étape de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! » pour un intérêt individuel et collectif
En Creuse, le maintien de cette situation globalement favorable passe par un engagement de chacun en matière de maîtrise des risques sanitaires avec pour objectif un bénéfice sanitaire individuel et collectif le meilleur possible, nous permettant de maintenir notre production porcine à un rang satisfaisant dans un contexte difficile. Avec les professionnels regroupés au sein de sa section porcine, GDS Creuse s’investit avec un accompagnement technique (gestion des prophylaxies en relation avec la DDCSPP, attestations SDRP…) et financier (tiers-payant, fonds de solidarité Aujeszky et SDRP…). Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à contacter GDS Creuse.

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