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Routes : comment faire face aux épisodes exceptionnels ?

Face aux intempéries de février, les agents du Département n'ont pas ménagé leur peine pour rétablir la circulation.

L’utilisation des camions a été une obligation en ce début de mois pour permettre au moins un accès à chaque commune.
L’utilisation des camions a été une obligation en ce début de mois pour permettre au moins un accès à chaque commune.
© CG

De mémoire d’agents, cela n’était pas arrivé depuis 2005. À partir du week-end des 7 et 8 février, et pendant quelques jours, la neige s’est abattue sur le Cantal, notamment sur la zone entre Vic-sur-Cère et l’arrondissement de Saint-Flour. Les services du Département ont dû composer avec un élément qui a compliqué les choses : le vent. “Nous avons en charge les routes départementales. C’est notre priorité, mais il arrive que l’on donne la main sur la voirie communale lorsque la situation l’exige, explique Philippe Fabrègue, directeur des routes départementales au Conseil général. Ce week-end là, il a fallu prioriser nos interventions et l’ouverture d’accès aux communes.”


Contraintes de faire appel à des “matériels extérieurs”


Petit problème, le vent souffle fort et malgré le passage des engins, les routes se referment aussitôt derrière. “Pour le réseau routier, le Département peut s’appuyer sur trois agences (sur chaque arrondissement) et 22 centres routiers équipés chacun de deux, trois, voire quatre camions. Quant au matériel spécialisé, nous avons aussi trois fraises et trois turbines. Nous les avons fait intervenir immédiatement, mais ce n’était pas Le plus gros du travail s’est donc situé sur l’arrondissement de Saint-Flour, le pays de Salers, Pailherols, Vic ou encore Polminhac. “Je comprends que les gens ont pu être contrariés, mais il faut savoir que 400 personnes travaillent pour le service des routes, dont 300 dans les centres départementaux(1). Nous devons faire des choix et agir le plus rapidement possible. Là, nous avons choisi de tenir les axes principaux. C’est ainsi qu’une machine a passé son temps, un dimanche, à faire des allers-retours pour déblayer l’accès à un village”. Le directeur des routes du Cantal rappelle au passage qu’il a fallu “plus de dix jours avant de retrouver un réseau normal sur le secteur de Saint- Flour. Tout est rentré dans l’ordre depuis le 20 février. Plus de 2 000 kilomètres de routes ont été concernéspar cet épisode, dont 1 450 km uniquement pour Saint-Flour”. Enfin, l’usager de la route doit aussi savoir qu’une vingtaine d’agents ont travaillé entre 70 et 80 heures par semaine lors de cet épisode.

(1) Soixante agents travaillent au parc équipement et interviennent également sur l’entretien des routes.


Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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