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Témoignage
Retours d’expérience : ils ont fait le choix du photovoltaïque

Deux agriculteurs témoignent : le premier est propriétaire de sa propre centrale photovoltaïque, le second a choisi de louer sa toiture à une société de panneaux solaires.

Sébastien Canaud et Rémi James étaient invités par Fabien Alleyrat pour échanger avec les participants à la réunion « toitures endommagées ».
Sébastien Canaud et Rémi James étaient invités par Fabien Alleyrat pour échanger avec les participants à la réunion « toitures endommagées ».
© F. Alleyrat

Rémi James et Sébastien Canaud ont fait le choix il y a quelques années de compléter leurs revenus en installant des panneaux photovoltaïques sur le toit d’un de leurs bâtiments. Le premier est propriétaire des panneaux, le deuxième loue sa toiture à une société de panneaux solaires. Ils sont intervenus lors de la réunion « toitures endommagées » afin de parler de leur expérience et donner des pistes de réflexion aux participants.

Devenir propriétaire d’une centrale photovoltaïque

En 2016, Rémi James, éleveur de charolaises, s’installe en GAEC avec son oncle à Espinasse. Dès le début, il cherche à acheter un terrain pour construire un bâtiment raccordable à un transformateur Enedis (anciennement ERDF), afin de pouvoir couvrir la toiture de son futur bâtiment de panneaux photovoltaïques. « Plus le transformateur est proche, moins le coût du raccordement est important » précise-t-il. L’objectif de l’agriculteur est triple : générer un revenu permettant de rembourser son emprunt, s’assurer une rentrée d’argent supplémentaire et ne plus dépendre des différents cours de l’énergie. Pour Rémi James, « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». En 2020, trois ans après le début des démarches (en temps normal ce délai est de deux ans), le raccordement est terminé. 1 000 panneaux sont désormais installés sur un pan de toiture d’une surface de 1 530 mètres carré. « En deux ans de production, les rendements ont dépassé les estimations établies par les experts » explique l’agriculteur qui annonce gagner en moyenne entre 5 000 et 6 000 € par an, une fois toutes ses charges et indemnités payées, grâce à la vente de son électricité.
« Une fois mon emprunt remboursé, je toucherai environ 25 000 € par an » ce qui en fait un investissement particulièrement intéressant dans des métiers où il est difficile de sortir un salaire à la hauteur de la charge de travail. Avec les aléas climatiques, le choix de la propriété peut néanmoins réserver quelques surprises. Suite aux épisodes de grêle, Rémi James attend encore l’intervention des experts pour déterminer l’ampleur des dégâts causés sur ses panneaux. « Sans rapport d’expertise, impossible d’estimer le montant des réparations remboursables par les assurances. Si on attend trop longtemps, l’état des panneaux risque d’empirer avec le retour de l’hiver et des temps humides » se désole l’éleveur. Malgré tout, grâce à cet investissement, l’agriculteur pense qu’il réussira à surmonter les conséquences de ces épisodes de grêle et encourage ceux qui le peuvent à profiter des aides désamiantage pour installer des panneaux sur leur exploitation.

Louer sa toiture à une société

Pour les personnes qui ne souhaitent pas investir, une autre solution existe : louer sa toiture à une société d’investissement dédié au  photovoltaïque. C’est ce qu’a fait Sébastien Canaud, éleveur allaitant à Saint Priest-des-Champs. En 2018 débute construction d’un hangar à côté duquel l’installation d’un transformateur Enedis est prévue. L’agriculteur entame alors les démarches pour louer sa future toiture à l’entreprise Irisolaris. En 2019, les travaux sont terminés. Il faudra attendre encore un an pour que le raccordement entre les panneaux et le transformateur soit opérationnel et que le bail puisse commencer. « Le loyer que je perçois me permet de rembourser mon emprunt et ne me laisse que 300€ à verser de ma poche par an ». Si être propriétaire d'une centrale rapporte plus, louer son toit apporte une solution clé en main : même en cas de dégâts, le loyer est versé et l'entretien des panneaux reste entièrement à la charge de la société propriétaire.
Un problème persiste cependant : sans nouvelles des assurances, les agriculteurs qui pourraient bénéficier de l'aide désamiantage restent dans le flou et ont du mal à se projeter.

 

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