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Création du Collectif avenir Cantal ("Cac 15")
Regrouper ceux qui refusent la fatalité du déclin

Le Cac 15 regroupe à titre individuel des Cantaliens issus du monde patronal, salarial, associatif, syndical, agricole... des Cantaliens qui croient en l´avenir de leur département et refusent la fatalité du déclin. Ce collectif s´est donné pour premier objectif de défendre et promouvoir l´idée d´une zone franche rurale.

© AA
Voilà une aventure qui en rappelle une autre, celle de feue l´association "Synergies 15" : "Ce n´est pas la même chose", se défend Dominique Vernière, chef d´entreprise et président de la CGPME du Cantal. "Synergies regroupait en effet des syndicats socio-professionnels, alors que le Cac 15 associe plus largement la société civile cantalienne, des patrons aux salariés en passant par des militants associatifs ou syndicaux".Rassembler et se prendre en mainEn gestation depuis plusieurs mois, le collectif est sorti de l´ombre jeudi dernier en organisant à l´antenne universitaire d´Aurillac sa première réunion. Sans structure juridique ni leader avoué, s´affirmant "apolitique", le Cac 15 veut regrouper, "au-delà des vieux clivages ancestraux", tous les Cantaliens "qui croient en leur département, refusent la fatalité du déclin, veulent positiver et se prendre en main", a indiqué Sylvie Lachaize (militante de l´Union professionnelle artisanale). Devant plus de 80 personnes, quelques-uns des 50 premiers signataires de l´appel du Cac 15 ont ainsi pris la parole pour expliquer leur engagement personnel dans la démarche."J´ai été séduit par le côté rassembleur d´une initiative sans coloration politique si ce n´est celle du dynamisme et de la vivacité... l´envie de casser l´image d´immobilisme qui colle à la peau du département", a dit Alexandre Guédès, président des Jeunes étudiants aurillacois.Militer pour la zone franche rurale"Les agriculteurs ne profiteront pas directement du concept de zone franche rurale défendu par le collectif, mais ils ont souhaité s´y associer parce qu´ils sont convaincus que la défense de l´agriculture ne peut plus relever d´une seule approche sectorielle", reprenait Antoine Croutes, président des Jeunes agriculteurs. "Parce que l´agriculture a besoin de territoires vivants et habitables"."Nous sommes tous dans le même bateau. Nous devons nous unir pour tenter d´enrayer le déclin démographique", répondait en écho Paul Antony, président de l´Udaf (Union des associations familiales), s´exprimant pour le monde associatif.Dans le Cac 15, il y a encore des militants de syndicats de salariés, à l´image de Robert Caldayroux (président de la CGC), qui défend l´idée de zone franche rurale : "Parce qu´elle est de nature à permettre le maintien et le développement du tissu des entreprises... et que les salariés espèrent pouvoir profiter des avantages fiscaux et sociaux dont les entreprises pourraient bénéficier dans ce cadre"."Seule une politique de rupture peut nous permettre de surmonter nos handicaps", estime quant à lui Jean-Pierre Mazel, président du Medef 15, en soulignant l´efficacité des mesures de zones franches en milieu urbain. "Sans solidarité nationale, sans un appui fort aux entreprises existantes et un avantage concurrentiel fort à celles qui voudraient s´installer, le Cantal ne pourra pas retrouver une attractivité", poursuivait le représentant patronal.Avis partagé par Philippe Migne, expert-comptable à Murat et militant associatif, pour qui le concept de zone franche doit être appliqué au département tout entier, et reposer sur des mesures simples.Faire pressionC´est Dominique Vernière qui a conclu la réunion en expliquant que le Cac 15 allait organiser des réunions dans les différents cantons du département pour se présenter et expliquer son projet. Il a fait allusion au projet de loi rurale qui doit être examiné en juin, en souhaitant que le collectif fonctionne alors "à pleine charge" pour manifester la détermination des Cantaliens à obtenir la création de ces zones franches rurales.Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 26 mars 2003.

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