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Journée GDS Creuse/GTV 23 
« Quand le bâtiment va, tout va ! »

Pour la 13e journée annuelle, l’ensemble des vétérinaires intervenant sur le département de la Creuse était invité à s’informer sur le bâtiment d’élevage et son implication sanitaire.

La densité animale est un facteur de risque pour les bronchopneumonies infectieuses enzootiques (BPIE). Comme le montre cette expérimentation, lorsque l’on se situe à la limite des recommandations, l’augmentation de la densité, même faible, provoque un fort impact sur la fréquence des maladies respiratoires, d’où l’importance de connaître les normes et de les respecter.
La densité animale est un facteur de risque pour les bronchopneumonies infectieuses enzootiques (BPIE). Comme le montre cette expérimentation, lorsque l’on se situe à la limite des recommandations, l’augmentation de la densité, même faible, provoque un fort impact sur la fréquence des maladies respiratoires, d’où l’importance de connaître les normes et de les respecter.
© Merial

Dans un objectif d’approche collective du troupeau, depuis 2000, des outils ont été construits par GDS Creuse en relation avec les vétérinaires et mis à disposition des éleveurs. La journée 2011, intitulée « L’approche collective du troupeau, le passage à l’acte », a vu la réalisation d’une plaquette d’offre de services des vétérinaires, fruit d’une réflexion collective de GDS Creuse, du GTV 23 avec les vétérinaires du département. Pour ces services, des connaissances complémentaires sont nécessaires. La première demande a porté sur l’approche bâtiment. Aussi, dans le cadre de leur 13e journée annuelle, le GTV 23 et GDS Creuse ont organisé une réunion d’information sur le bâtiment d’élevage et son implication sanitaire. La matinée a été consacrée à l’approche théorique et l’après-midi à la réalisation d’un audit pratique de deux bâtiments en exploitation avec comme intervenants le Dr Cédric Dézier du laboratoire Merial et Jacques Capdeville de l’Institut de l’Élevage, expert reconnu du Service « Bâtiment Environnement ».
Le bâtiment, un domaine de risque
En matière de gestion sanitaire, les facteurs favorisants peuvent être classés en cinq domaines de risques (cf. article du 23/11/2012) : l’alimentation, l’état sanitaire, la gestion du troupeau, la relation mère-veau et… le bâtiment avec les composantes suivantes : densité, ventilation, aménagement, hygiène, désinfection, dératisation. Les pathologies respiratoires, les diarrhées néonatales, les mammites, etc. constituent autant de syndromes multifactoriels où le facteur bâtiment occupe une place conséquente. S’assurer de l’état sanitaire et de l’efficacité d’un bâtiment représente une base de l’approche collective de la gestion sanitaire de son troupeau.

Hiérarchiser l’importance de l’implication du bâtiment dans les pathologies
Avant toute interprétation, il est primordial de déterminer l’importance du bâtiment dans l’observation des pathologies au sein d’un élevage, notamment en matière de pathologies respiratoires. Trois situations peuvent être rencontrées :
1. Le bâtiment, facteur de risque accessoire : l’élevage présente peu de pathologies respiratoires et seulement à une période particulière de l’année. Les agents pathogènes sont plutôt des virus et on constate peu de rechutes et peu de passage à la chronicité. De plus, la vaccination a une bonne efficacité.
2. Le bâtiment, facteur de risque favorisant : une morbidité importante avec rechutes et passages à la chronicité sont observés. Les agents pathogènes sont des bactéries respiratoires spécifiques, la vaccination est efficace si elle est adaptée à l’agent observé.
3. Le bâtiment, facteur de risque déterminant : on observe une morbidité importante avec aucun impact de l’âge des animaux et des saisons et des polymorphismes cliniques. Les rechutes et le passage à la chronicité sont importants. Tous les agents pathogènes peuvent être observés et l’efficacité de la vaccination est décevante.

 

[...]

La suite est à lire dans laCreuse agricole et rurale du 30 novembre 2012.

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