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Prof, élève et passionnée

Voilà quatre ans qu’Élodie Pinheiro parfait ses compétences d’enseignante en zootechnie au lycée de Rouffach en suivant des stages réguliers dans des exploitations agricoles. Une démarche lui permettant de mieux appréhender les réalités de l’agriculture et d’assouvir en parallèle sa passion pour les animaux.

© Nicolas Bernard

C’est un paradoxe que ne renierait pas le grand Albert Einstein. Ici pourtant, il n’est nulle question d’un voyage dans le temps aux conséquences aussi fâcheuses qu’inattendues. Non. Le paradoxe d’Élodie Pinheiro, ingénieur agronome de 25 ans et enseignante en zootechnie au lycée agricole de Rouffach, est intiment lié à la passion l’habitant depuis l’enfance : le monde animal. Pour cette fille d’immigrés portugais, « bosser avec les animaux » a toujours été un rêve à accomplir. « Le principal problème, c’est que je suis allergique aux animaux. » Une chose et son contraire, pas facile en effet. Si le système présente une faille, il suffit d’appliquer un correctif. Pour les médecins, la solution était simple : être dehors, en plein-air, éviter les espaces confinés. « Dans ces conditions, je n’ai plus de souci de santé. » Un état de fait qui la propulse, après son bac S et une prépa, vers le monde de l’élevage. Contrairement à de nombreux jeunes qui choisissent cette voie, la future enseignante en zootechnie n’est pas du tout issue du monde agricole et n’a pas d’affinités particulières avec cet univers, à part quelques souvenirs lors de vacances passées au Portugal, un pays cher à son cœur. Durant ces années de formation, elle peut compter sur le soutien indéfectible de ses parents. De quoi accumuler suffisamment de confiance en soi avant le grand saut vers le monde de l’enseignement agricole. Pour une femme qui se dit « réservée de nature », le défi qui se dresse devant elle n’est pas mince : former les agriculteurs de demain, pour la plupart filles ou fils d’agriculteurs, sans expérience de terrain. Avec son diplôme d’ingénieur en poche, elle dresse la liste des établissements susceptibles de l’accueillir. « Dans la fonction publique, on me proposait différents postes : chargé de mission, enseignant ou directeur d’exploitation dans une structure d’enseignement agricole. Comme je ne voulais pas être uniquement derrière un bureau, j’ai choisi la voie de l’enseignement me permettant d’être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. » Elle recherche en priorité des établissements à forte vocation d’élevage. « En raison de son orientation viticole, le lycée de Rouffach n’était pas mon premier choix. » Mais il devait être écrit quelque part que l’enseignement agricole alsacien allait être saupoudré d’un peu de douceur portugaise.

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