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Assemblée inter régionale
Produire mieux et plus dans le respect des attentes

La fédération Coop de France Rhône Alpes Auvergne mise sur l’avenir et propose sa vision d’une agriculture tournée vers la production, l’innovation et la diversification.

Gérard Greliche, administrateur, président de la Sucrerie Bourdon, Jean-Luc Flaugère, président de Coop de France Rhône Alpes Auvergne et Michel Delsuc président de Coop de France Auvergne ont présenté leur plan  d’avenir
Gérard Greliche, administrateur, président de la Sucrerie Bourdon, Jean-Luc Flaugère, président de Coop de France Rhône Alpes Auvergne et Michel Delsuc président de Coop de France Auvergne ont présenté leur plan d’avenir
© Auvergne Agricole
  Produire, innover et diversifier sont les thèmes fédérateurs défendus par la fédération Coop de France Rhône Alpes Auvergne (RAA) lors de son assemblée générale, le 8 novembre dernier, à Clermont-Ferrand.

Le défi de la production
Après une année charnière marquée par la restructuration et la mise en place d'un nouveau fonctionnement, Coop de France RAA mise désormais sur l'avenir et le développement d'une agriculture forte et diversifiée. Face à l'accroissement de la population mondiale et des besoins alimentaires, la fédération propose sa vision d'une agriculture tournée vers la production, l'innovation et la diversification. « Le pari à relever est celui de produire mieux et plus pour satisfaire les besoins des consommateurs, répondre aux exigences de la société et être présent à l'export » s'est exprimé le président Jean-Luc Flaugère. Pour cela, Coop de France RAA prône une agriculture et des industries innovantes, capables d'intégrer les progrès techniques et de mettre en place différents modèles agricoles. « Il n'y a pas de modèle agricole unique, mais plusieurs agricultures pouvant répondre aux différents marchés » a indiqué le président. Les coopératives sont ainsi présentes sur tous les segments des marchés : bio, signes de qualité, produits sous marques propres ou de distributeur, restauration hors foyer.
Dans l'application concrète de cette vision stratégique, la fédération Rhône Alpes Auvergne suggère d'aller vers une autre organisation des marchés plus sécurisante pour la production, et de développer un nouveau dispositif de régulation entre l'offre et la demande. Sur le plan des entreprises, elle souhaite que les Conseils régionaux qui ont la responsabilité du développement économique depuis 2006, aient une politique volontariste pour les industries agro-alimentaires qui collectent et transforment la production locale. « Ils doivent accompagner les efforts de modernisation et de rationalisation des entreprises, quelle que soit leur taille » a précisé Jean-Luc Flaugère.
Enfin, Coop de France RAA s'engage à prendre de nouvelles initiatives s'inscrivant dans
l'amélioration de la performance des coopératives et dans le développement durable.

Quatre projets sont avancés
Ces projets sont la création d'un réseau d'experts « biomasse et énergie » offrant l'opportunité aux entreprises d'étudier les économies de leurs coûts d'énergie ; la recherche de nouvelles solutions pour mieux valoriser les débouchés de proximité (type marchés de proximité développés en Rhône Alpes); la reconnaissance des compétences des coopératives en matière de service apporté aux sociétaires et, dernier projet, la recherche et les pôles de compétitivité.
« Nous devrons proposer des initiatives et faire en sorte que la coopération agricole soit motrice dans une réflexion sur la santé, la nutrition, la gastronomie et les produits du terroir » dixit le président Flaugère. « La coopération n'est pas une idée ringarde » concluait-il. « Forte de 400 coopératives et 1500 Cuma, représentant près de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 17 000 emplois, la fédération Coop de France Rhône Alpes Auvergne restent un gage de produits de qualité, de traçabilité, d'emplois et de maintien d'activité sur tout le territoire »

La coopération en Auvergne

La section Auvergne de la fédération Coop de France Rhône Alpes Auvergne a fait le point sur ses différentes actions en faveur des coopératives auvergnates. « Nous agissons dans le but de défendre les intérêts de la coopération auprès des collectivités et des pouvoirs publics, d'anticiper les évolutions du secteur agricole et agro alimentaire, et d'accompagner les entreprises dans leurs projets d'adaptation » explique Michel Delsuc, président de la section Auvergne.
Au cours de l'année, des initiatives ont été engagées dans ce sens, parmi celles-ci : la rédaction et la diffusion pour les législatives d'un document sur « les défis d'une agriculture durable », la participation à l'élaboration des programmes Etat/ région, la mise en place d'un partenariat avec l'URIAA, la participation aux deux pôles de compétitivité « Céréales Vallée » et « Innoviandes », l'élaboration d'un programme mycotoxine en lien avec Arvalis, la gestion de l'eau en agriculture, l'implication dans le développement durable...
Coop de France Auvergne regroupe 121 entreprises réparties en 16 secteurs d'activité et près de 1 900 Cuma. Le chiffre d'affaires est de 2 400 M. d'€
La coopération représente 60 % de la production régionale et compte 3 111 salariés.

 

Innovation et recherche, gage de compétitivité
« Innovation, recherche, quels enjeux pour les coopératives?» Tel était le thème d'une table ronde organisée en marge de l'assemblée générale de la fédération Coop de France Rhône Alpes Auvergne. Michel Beckert, président de l'Inra de Clermont-Ferrand-Theix et du conseil scientifique de Céréales Vallée ; André Mallet, président société industrielle de développement économique Michelin et président de Via Méca (1), Pierre Pagesse, président de Limagrain et de Céréales vallée et Annick Bucaille du ministère de l'agriculture, membre du groupe technique interministériel des pôles de compétitivité ont montré, par leurs interventions respectives, combien l'innovation et la recherche jouaient un rôle essentiel dans la compétitivité des entreprises.
« La recherche doit être co-construite et co-instruite » a indiqué Michel Beckert. En ce sens qu'elle doit faire l'objet de partenariat privés et publics sur le plan de la recherche fondamentale mais aussi au niveau de l'enseignement. « Il faut réconcilier les jeunes et la recherche » a-t-il expliqué. « Il faut réconcilier le citoyen avec la culture du doute et éviter de tomber dans la caricature de la solution immédiate ».
Si l'innovation technique et technologique a favorisé l'amélioration du niveau de vie au cours du siècle dernier, elle se retrouve aujourd'hui freinée dans son application. Une contradiction avec les besoins croissants mondiaux de produits agricoles. Un constat qui a fait dire à Pierre Pagesse que « les défis de l'humanité ne seront pas relevés par la contrainte et la loi mais par la recherche et l'innovation. Je suis confiant » a-t-il dit. «L'intelligence de l'Homme permettra d'avancer et de répondre à ses besoins ». Des outils, à l'image des pôles de compétitivité, existent en matière de recherche et d'innovation mais il manque une reconnaissance de la société et du courage politique pour qu'ils puissent s'exprimer pleinement dans leur recherche.
(1) Pôle de compétitivité mécanique

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