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Présent aux Miss Laitières : Quentin Salat, la relève et la passion

Christophe et Quentin Salat seront au rendez-vous des Miss laitières, le 11 avril à Massiac. Ils présenteront Utopie, une jeune montbéliarde.

une vache et deux hommes
Quentin et Christophe Salat avec Utopie.
© b.parret

Le 11 avril à Massiac

Christophe et Quentin Salat seront bien du voyage jusqu’à Massiac pour participer au concours des Miss laitières le samedi 11 avril prochain. Pour ce rendez-vous uniquement ouvert aux génisses et aux vaches en premier vélage, le père et le fils présenteront Utopie, en première lactation. Montbéliarde née sur l’exploitation, Quentin la juge “facile à vivre” et vante, parmi ses qualités, “sa morphologie avec une belle tenue de dos, de bons aplombs et une bonne mamelle”. Pour lui, c’est déjà “une excellente laitière” avec le maintien de 30 kg de lait tout cet hiver. Le jeune homme de 20 ans a déjà le sens de l’expertise. Et sa passion pour les 
animaux et la génétique remonte déjà à quelques années comme on pouvait le constater en 2023 lors du comice laitier du canton de Murat (Premier prix en catégorie “troisième lactation”). 
 

Fier du choix de son fils


Après son bac pro CGEA au lycée agricole Louis-Mallet à Saint-Flour, le voici installé depuis un an aux côtés de son père Christophe (installé en 2013) sur l’exploitation familiale situé à Laveissenet. Actuellement en classe de seconde, Nicolas prendra probablement le même chemin vers la ferme que son grand frère. Il y a du travail, reconnaît Christophe, fier des choix de ses fils pour l’agriculture. Du travail, effectivement, il n’en manque pas. Avec ce nouvel associé dans le Gaec, les surfaces de l’exploitation ont augmenté passant de 90 à 152 hectares dont une partie en estives sur Ségur-les-Villas pour accueillir le troupeau allaitant de 35 aubrac conforté par l’arrivée de quelques génisses supplémentaires. Le cœur de la ferme bat au rythme de la production laitière avec 60 montbéliarde pour désormais atteindre 400 000 litres de lait annuels. 
 

Améliorer la génétique


C’est davantage le domaine de Quentin du fait de son intérêt pour la génétique et la sélection. 
D’ailleurs, il partage les tâches avec son père, plus occupé par les aubrac et l’entretien du matériel et des installations. Il n’y a pas de monte naturelle pour la reproduction. Tout se passe par insémination afin de faire 
“les bons choix et maîtriser la génétique du troupeau”.
La passion de Quentin se retrouve aussi dans sa maîtrise des accouplements qu’il assure en 
totalité sans intervention extérieure.  Le volume de production a quelque peu progressé du fait de son installation. Et l’effort porte depuis quatre ans sur la précocité des vêlages à 28 mois en moyenne. “Cela limite le temps non productif de la vache avec un début de rentabilité plus tôt sur l’ensemble du troupeau”, partage Quentin. Le jeune éleveur se tient au courant des évolutions susceptibles d’améliorer les performances économiques de l’exploitation. “Même si chacun sait ce qu’il y a à faire, nous échangeons beaucoup avec mon père. J’apprécie sa présence et ses conseils pour me mettre en confiance et valider les choix”, reconnaît Quentin.  Il a aussi retenu ses expériences en stages durant sa scolarité au Gaec Escourolle à Lugarde, au Gaec Charroux à Saint-Mary-le-Plain et au Gaec Gandilhon à Lavigerie comme autant d’occasions de comparer et de découvrir le travail d’exploitations laitières performantes. Le 11 avril, Quentin pourra partager sa propre 
expérience d’éleveur. 
 

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