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Préparer les producteurs à intégrer le nouveau cahier des charges

Le nouveau cahier des charges de l’AOC cantal devrait être validé en fin d’année. La Chambre d’agriculture organise des formations pour aider les producteurs à s’y préparer.

Le Cif, le Contrôle laitier et la Chambre d’agriculture ont préparé ensemble les formations qui vont être proposées aux producteurs.
Le Cif, le Contrôle laitier et la Chambre d’agriculture ont préparé ensemble les formations qui vont être proposées aux producteurs.
© L'Union du Cantal
Le CNPL (Comité national des produits laitiers de l’Inao) examinera une nouvelle fois le projet de nouveau cahier des charges de l’AOC cantal lors de sa réunion du 30 novembre et du 1er décembre. “Nous pensons qu’il sera validé”, estime Michel Lacoste, président du Comité interprofessionnel des fromages (Cif). Il restera ensuite à attendre la signature du décret, qui pourrait intervenir avant la fin de l’année (ce que réclame la profession) ou en tout cas dans les mois qui suivent. “Sans attendre, et puisqu’on est de toute façon sur le point d’aboutir, il faut préparer la filière à ce rendez-vous, se préparer à intégrer le nouveau cahier des charges, tant du point de vue de la production que de la transformation. On n’aura que quelques mois pour s’adapter après la sortie du décret”, insiste Michel Lacoste. C’est pourquoi la Chambre d’agriculture va organiser une première série de formations destinées aux producteurs. Elles seront suivies d’audits individuels dans les exploitations.
Pas aussi simple que ça en a l’air
“L’objectif de ces formations, c’est d’abord de présenter le détail du nouveau cahier des charges aux producteurs afin qu’ils en aient une bonne connaissance”, explique Louis-François Fontant, président de la Chambre d’agriculture. “Puis, à l’aide d’une grille individuelle, de mesurer les écarts entre la situation de chaque exploitation et les éléments du cahier des charges, de manière à ce que chacun puisse se positionner et décider ou non de produire pour l’AOC cantal en fonction de l’ampleur des adaptations à effectuer et d’un calcul économique”, poursuit-il. “Les choses ne sont pas aussi simples qu’elles en ont l’air”, prévient le président de la Chambre d’agriculture. “C’est pourquoi nous avons fait un important travail de décodage du nouveau cahier des charges avec le Contrôle laitier afin que les producteurs comprennent bien comment ça va se traduire sur leur exploitation.

120 jours de pâturage minimum imposés
“Par exemple, on va expliquer ce que veut dire un hectare minimum par vache”, illustre François Fayolle, directeur du Contrôle laitier : “En l’occurrence, il faudra compter toutes les vaches laitières ou allaitantes de son exploitation qui ont fait un veau. Pour le calcul des hectares, on prendra en compte les surfaces destinées à la production d’aliments pour tous les animaux de l’exploitation, à l’exception des hectares destinés à des cultures de vente”. Autre exemple : le Contrôle laitier a effectué un calcul des rations pour que l’éleveur puisse savoir précisément comment il va faire pour respecter les 120 jours de pâturage minimum imposés par le cahier des charges. Les techniciens expliqueront aussi les délais prévus pour se mettre en conformité, notamment pour répondre à l’obligation faite de produire du lait avec des animaux nés et élevés sur la zone de l’appellation.

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