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Production laitière
Première conférence de bassin laitier Auvergne - Limousin

La conférence du bassin laitier Auvergne Limousin, instituée par décret du ministère de l’Agriculture du 10 mars 2011, a été mise en place le 12 mai par le Préfet de la région Auvergne.

Le bassin Auvergne-Limousin représente 5,6 % de la production nationale.
Le bassin Auvergne-Limousin représente 5,6 % de la production nationale.
© PAMAC

Cette conférence rassemble les représentants des professionnels de la filière lait de vache du bassin et les services de l’Etat. Elle constitue l’instance de concertation entre les partenaires de la filière et les pouvoirs publics. Elle a pour missions d’éclairer les politiques d’accompagnement de la filière et de renforcer la connaissance de la production et du marché des produits laitiers sur le bassin Auvergne-Limousin. Elle doit permettre à la filière lait du bassin de s’adapter au nouveau contexte économique caractérisé par l’instauration de la contractualisation entre les producteurs de lait et les collecteurs depuis le 1er avril 2011 et par la sortie des quotas laitiers programmée par l’Union européenne au 1er avril 2015.

Le bassin laitier Auvergne-Limousin se compose des quatre départements auvergnats, de la Creuse et de la Corrèze. Il compte ainsi plus de 6700 producteurs, qui produisent environ 1,38 milliard de litres de lait par an. Le bassin Auvergne-Limousin est un bassin de petite taille, représentant 5,6% de la production nationale, mais très spécifique en raison de ses conditions de production en zone de montagne et de la qualité produite.

Cette conférence qui sera désormais compétente pour l’attribution des quotas laitiers, doit relever un triple défi : optimiser la production laitière afin que les quotas impartis au bassin soient effectivement produits, encourager les capacités de productions laitières en attribuant des quotas de production supplémentaires, pérenniser la filière lait en anticipant la fin du système de production par quotas de la PAC, en développant progressivement, d’ici 2015, un système de contractualisation entre les producteurs et les collecteurs. Ce système de contractualisation a été créé en décembre 2010 : il consiste, pour les producteurs et les collecteurs de lait (les coopératives, par exemple) à s’engager sur une quantité de production, afin de garantir un revenu minimum au producteur et une quantité minimale de produits pour le revendeur.

La réunion du 12 mai 2011 a ainsi permis de définir les critères d’attribution de quotas laitiers supplémentaires, qui seront répartis prioritairement vers : les jeunes agriculteurs installés depuis moins de 5 ans, les investisseurs en bâtiment et en matériel améliorant la production et la productivité et les exploitations dont l’activité de production laitière nécessite d’être confortée.

A terme les travaux de la conférence permettront de conforter les emplois des exploitants, mais aussi des 2900 salariés qui travaillent à la transformation du lait, tout en maintenant une activité économique dans les territoires du bassin.

La création de la conférence répond au plan stratégique national pour la filière laitière décidé par l’Etat afin de maintenir et d’optimiser la production laitière en France, qui compte 78 000 exploitants. Une conférence de bassin a ainsi été créée dans chacun des 9 bassins laitiers français.

Point de vue

Yannick Fialip, président de la section régionale laitière Auvergne-Limousin

 

Quelle est la place de la profession dans la conférence de bassin laitier, nouvellement créée ?

Y.F : Nous y participons aux côtés de l’administration, des entreprises et nous avons un rôle de propositions, afin d’orienter les choix qui seront établis dans l’attribution des volumes de lait.

 

Quel public pourra bénéficier de critères d’attributions supplémentaires ?

Y.F. : Nous avons dégagé 3 priorités : les jeunes agriculteurs avec un objectif d’attribution de volumes supplémentaires progressif sur trois ans, les gros investisseurs qui méritent d’être encouragés et les exploitations qu’il convient de conforter dans la mesure où elles ont encore du potentiel à développer. Une part de ces litrages sera gratuite et l’autre payante, cela sera défini en fonction de la réserve de la région.

 

La conférence de bassin est-elle, selon vous, de nature a créé une nouvelle dynamique ?

Y.F : La région Auvergne-Limousin se donne comme objectif de réaliser l’ensemble du droit à produire actuel. Si beaucoup de producteurs souhaitent acheter du lait, la conférence de bassin étudiera la possibilité de mutualiser avec d’autres régions des échanges de lait. Notre région a des atouts, avec des producteurs plus jeunes et plus nombreux que la moyenne nationale. Nos références par producteurs sont toutefois plus faibles et nos coûts de production plus élevés. L’objectif de cette conférence de bassin laitier est de se servir de ces atouts pour combler ces points négatifs. Il ne faut pas perdre de vue aussi, que les volumes des exploitations se feront sur la base des quotas. Autrement dit, il est impératif que les exploitations se constituent dès maintenant des références solides pour préparer l’après-quotas, qui sera finalement vite là.

 

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