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Loup
Prédation du loup : une avancée syndicale pour la défense des troupeaux bovins

Grâce à la mobilisation constante de la FDSEA et des JA de la Corrèze, le préfet a annoncé un renforcement des dispositifs de protection face à la prédation lupine.

manifestation contre le loup à Tulle
© fdsea19

Parmi les mesures obtenues : 

La possibilité de tirs de protection pour les troupeaux bovins, suite au classement en cercle 1 d’une dizaine de communes du nord du département, 

- Et la mobilisation de la brigade loup, pour une action de terrain plus réactive. 

Focus : les avancées réglementaires sur les tirs de défense pour les bovins 

Suite à la modification de l’arrêté interministériel du 21 février 2024 (modifié le 7 février 2025), les conditions de recours aux tirs de défense contre le loup ont été clarifiées pour les éleveurs de bovins et d’équidés. 

Deux voies sont désormais possibles pour obtenir une dérogation de tir : 

- La voie individuelle (en cas de prédation constatée) : des démarches de réduction de la vulnérabilité ont été engagées et validées par le préfet ; et une attaque confirmée par constat, attribuable (ou non exclue) au loup a eu lieu dans les 12 derniers mois. 

- La voie territoriale (sans prédation préalable) : l’exploitation se situe en cercle 0 ou 1 (zones de risque avéré) ; une analyse technico-économique territoriale justifie les difficultés à protéger efficacement le troupeau et met en avant les solutions collectives envisageables ; et l’élevage justifie, auprès du préfet, de sa situation au regard de cette analyse et des mesures de réduction de vulnérabilité mises en œuvre. 

Toutefois, ces dispositifs restent inapplicables tant que l’arrêté interministériel listant les mesures de réduction de vulnérabilité n’est pas signé. D’où l’importance cruciale de son adoption rapide. 

Classement en cercle 1 : un choix stratégique du syndicalisme 

La FDSEA et les JA de la Corrèze ont soutenu le classement de plusieurs communes en cercle 1, condition sine qua non pour permettre aux éleveurs de bovins d’accéder aux tirs de défense. Ce choix syndical assumé permet aux éleveurs bovins de se défendre, même si ce classement impose la mise en place d’une mesure de protection supplémentaire pour les éleveurs ovins alors même que ces moyens sont souvent peu efficaces. 

C’est une décision de responsabilité, pour que les bovins ne soient plus exclus du dispositif. 

Réduction de vulnérabilité : un projet d’arrêté à améliorer 

Le texte actuellement en consultation publique jusqu’au 10 juin est le fruit d’un long travail syndical, mais il est encore loin d’être satisfaisant. 

Les FDSEA et JA de la Corrèze s’opposent à : 

- L’exigence d’une mesure par lot, et non par troupeau ; 

- La non-reconnaissance de la visite quotidienne comme mesure de réduction de vulnérabilité, ce qui exclut injustement les élevages en plein air. 

Ces mesures risquent d’alourdir considérablement la charge administrative des éleveurs et de vider le dispositif de son efficacité. 

Mobilisation générale : participez à la consultation publique ! 

La FDSEA et les JA de la Corrèze appellent l’ensemble des éleveurs à s’exprimer massivement dans le cadre de la consultation pour exiger une simplification réelle, conforme à l’esprit de la LOA, et un accès facilité à la défense des troupeaux. 

Une nouvelle étape franchie grâce au syndicalisme de terrain 

Cette avancée réglementaire, bien qu’incomplète, n’aurait jamais été possible sans la pression constante exercée localement par la FDSEA et les JA de la Corrèze, et nationalement par la FNSEA et les JA. C’est par la mobilisation collective, le dialogue avec les autorités et la fermeté sur les revendications que les premières victoires se concrétisent. 

D’autres restent à gagner. 

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