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Pourquoi s'intéresser à l'autonomie protéique des élevages ?

En produisant des plantes riches en protéines ou en nourrissant différemment ses troupeaux, l'élevage français peut réduire sa dépendance aux importations de soja sud-américain. Explications.

En produisant des plantes riches en protéines ou en nourrissant différemment ses troupeaux, l'élevage français peut réduire sa dépendance aux importations de soja sud-américain.
En produisant des plantes riches en protéines ou en nourrissant différemment ses troupeaux, l'élevage français peut réduire sa dépendance aux importations de soja sud-américain.
© Christian Gloria/Illustration

La France importe chaque année 1,5 million de tonnes de tourteaux de soja. 44 % des tourteaux de soja sont consommés par les ruminants, essentiellement par les vaches laitières. En important ces plantes riches en protéines, l'élevage français se rend dépendant de matières premières et des fluctuations des marchés mondiaux. En ce moment, les cours élevés des matières premières de l'alimentation animale incitent à valoriser davantage ses propres fourrages riches en protéines (légumineuses, protéagineux, prairies multi-espèces...) ou à substituer le soja importé par d'autres tourteaux produits localement.
Autre problème, le soja importé en France est principalement produit en Amérique du Sud. Or, sa culture est l'objet de controverses. En effet, son extension se fait aux dépens de la forêt amazonienne, des savanes du Cerrado ou de la pampa argentine.

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