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Pourquoi le Maroc sera l'invité d'honneur du Sommet de l'Elevage 2025 ?

Le Maroc sera à l’honneur du prochain Sommet de l’Élevage (7 au 10 octobre à Clermont-Ferrand). En amont de ce temps fort, les organisateurs accompagnés d’éleveurs se sont rendus, fin avril, près de Meknès, au moment où se tenait le salon international de l’agriculture du Maroc.

Les organisateurs du Sommet de l'Elevage accompagnés d'éleveurs ont participé au SIAM à Meknès.
© Sophie Chatenet

L'élevage, trait d'union de la fraternité franco marocaine

Ce devait être l'Algérie. La diplomatie en aura finalement décidé autrement. "Il y a un an, nous étions partis en Algérie avec Jacques Chazalet, président du Sommet de l'Élevage, car en termes de commerce sur les broutards, les génisses laitières, sur la génétique, il y avait des perspectives intéressantes de développement pour les éleveurs français. À l’époque les relations diplomatiques entre la France et l'Algérie se réchauffaient donc nous nous disions qu'il était légitime que l'Algérie soit le pays à l'honneur du Sommet 2025", raconte Benoît Delaloy, chargé du développement international du salon, et nouvellement promu commissaire général.

Volte-face : le Maroc redevient l'ami de toujours

En juin 2024, patatras : le président Macron décide de sortir de la traditionnelle neutralité de la France en reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. L'Algérie voit rouge. Nouvelle phase de divorce avec la France, qui s'est d'ailleurs envenimée depuis, au profit d'une lune de miel avec le Maroc. Invité d'honneur du salon international de l'agriculture de Paris, guest-star du prochain Sommet de l'Élevage, France à l'honneur du salon international de l'agriculture du Maroc (SIAM) à Meknès. L'heure est à la réconciliation.

Lire aussi : Le Maroc à la conquête de l'or bleu

Le roi en majesté au Salon international de l'Agriculture du Maroc

Au-delà des bagarres entre les grands de ce monde, le Sommet de l'Élevage n'a pas attendu que les tensions diplomatiques se dissipent entre la France et le Maroc pour participer au SIAM, le plus grand salon agricole africain. Le Sommet est un habitué, avec ses deux stands, tout comme la région Auvergne-Rhône-Alpes qui a tissé un partenariat important avec des acteurs de la région de Rabat

"Le Maroc est intéressant pour l'agriculture française car d'abord c'est un marché francophone, nous sommes le deuxième fournisseur de blé - le groupe Avril y est majoritaire, nous leur vendons énormément de génisses laitières…", poursuit Benoît Delaloy.

Alors évidemment en cette année de fraternité revenue, au SIAM, les rendez-vous s'enchaînent. Le salon est une vitrine opulente de l'agriculture marocaine, qui tranche avec la réalité du quotidien des paysans des campagnes alentour. Le portrait du roi du Maroc, Mohammed VI trône en majesté partout. Certains stands sont immenses, regorgeant de trésors de technologie : intelligence artificielle, hologrammes, écrans interactifs au-dessus des animaux… Parmi eux, des stands marocains, institutionnels en majorité, mais aussi russes.

"Le Maroc n'a pas pris position sur le conflit en Ukraine parce que comme tous les pays d'Afrique du Nord, ils sont dépendants à 90 % du blé russe", confie Benoît Delaloy.

Pour sa dix-septième édition, le Siam se déploie sur 80 000 m² de chapiteaux climatisés avec un million de visiteurs attendus selon les organisateurs. Beaucoup viennent pour le business. Le week-end, le grand public vient y admirer entre autres vaches, moutons, dromadaires, poules, chèvres… En octobre prochain, c'est au Sommet, que les marocains pourront admirer le nec plus ultra de la génétique française.

Lire aussi : Comment la France peut aider le Maroc à repeupler leur troupeau ovin et bovin ?

 

 


 

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