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Pour une reconnaissance de nos territoires et de nos races locales

Mardi 9 juillet avaient lieu les assemblées générales ordinaire et extraordinaire de l'association ROM Sélection, à Chaudeyrolles, en Haute-Loire, avec une séance de travail sur le thème de la mise en application du Règlement Zootechnique Européen.

Les adhérents de ROM Sélection étaient réunis en assemblée générale, ce mardi 9 juillet à Chaudeyrolles en Haute-Loire aux portes de l'Ardèche.
Les adhérents de ROM Sélection étaient réunis en assemblée générale, ce mardi 9 juillet à Chaudeyrolles en Haute-Loire aux portes de l'Ardèche.
© SM

La mise en application du Règlement Zootechnique Européen applicable depuis le 1er novembre 2018 oblige à une réorganisation des organismes de sélection tels ROM Sélection (Races Ovines des Massifs Sélection) dont l'assemblée générale avait lieu, ce mardi 9 juillet, à Chaudeyrolles. Jean-Luc Chauvel président devait d'abord réaffirmer les objectifs de ROM Sélection, à savoir « conforter les bases de sélections des six races locales » dont l'association a la charge : Bizet, Blanche du Massif-Central, Noire du Velay, Limousine, Grivette et Rava. Il s'agit aussi de « faire en sorte que les orientations génétiques soient en adéquation avec notre objectif ; objectif qui répond aux attentes des éleveurs, de la société et des filières, et en termes d'environnement ». Enfin ROM Sélection vise à fournir ou créer des « animaux fonctionnels et économiques », c'est à dire « adaptés à leur milieu, rustiques, autonomes, ayant la capacité à aller cher­cher leur ali­men­ta­tion, envi­ron­ne­men­ta­le­ment com­pa­ti­bles, et répondant à la demande des filières et des consommateurs ». Et tout cela s'inscrit dans une continuité avec les nouvelles technologies d'évaluation des reproducteurs, qui passent par l'expérimentation et la génomique. Exemple en Noire du Velay, Grivette ou encore Blanche du Massif-Central, des races sur lesquelles l'association travaille sur la lignée paternelle ou sur la maîtrise de la prolificité. En résumé, nous explique Jean-Luc Chauvel, ROM Sélection travaille en concertation avec les opérateurs qui concourent à l'amélioration des races dont elle a l'agrément, veille à la diffusion du progrès génétique, assure la promotion génétique de ces races... Promouvoir les races locales du Massif, c'est aussi pour l'association « définir et faire reconnaître les systèmes d'élevage présents sur ce secteur, basé sur l'herbe et les prairies naturelles dans des zones difficiles ».

Règlement zootechnique européen à mettre en place
Mais aujourd'hui, le dossier qui préoccupe l'association, c'est le RZE qui consiste au plan national à adapter le Code Rural français pour coller aux nouvelles directives européennes, et localement à une réorganisation du qui fait quoi. Avec ce règlement, « l'OS devient responsable du Contrôle de Performances, auparavant assuré par les Chambres d'Agriculture. Nous travaillons sur une formule de délégation avec les opérateurs historiques pour qu'il y ait continuité des missions » explique le président qui note que ce travail est en cours et qu'il se passe plutôt bien dans les départements. Et de signifier que l'important est de veiller à ce que « tout éleveur où qu'il soit sur le territoire, doit pouvoir avoir accès à l'évaluation de son cheptel et à l'acquisition génétique ». C'est pourquoi ROM Sélection s'efforce de trouver des solutions intelligentes et cohérentes pour tous. Ce nouveau règlement européen « nous contraint à passer d'une organisation régalienne à des missions partagées », précise Jean-Luc Chauvel qui craint un désengagement de l'État comme par exemple sur l'indexation jusqu'alors confiée à l'INRA et qui ne coûtait rien à la profession. Le président rappelle le soutien de la Région et de la DATAR « pour accompagner nos activités » ; un soutien qu'il estime « indispensable ». Et ROM Sélection poursuit son travail pour faire reconnaître l'utilisation de ces territoires difficiles et de ces races locales adaptées. Et pour cela, l'association se lance dans la mise en place d'un SIEG (Service d'intérêt économique général) pour obtenir une reconnaissance de l'utilisation de ces territoires et de ces races.

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