Aller au contenu principal

Portrait : Arnold Puech d’Alissac, un agriculteur normand au service de l’agriculture mondiale

Le 27 février prochain aura lieu l’AG de la FDSEA. Arnold Puech d’Alissac, Président de l’OMA (Organisation Mondiale des Agriculteurs), sera présent pour partager son expérience.

© DR

 

Un héritage agricole et un engagement syndical profond

Arnold Puech d’Alissac, figure emblématique du monde agricole, incarne l’attachement à la terre et la défense des intérêts des agriculteurs. Né dans une famille d’agriculteurs en Normandie, il s’installe à 29 ans à Pissy-Pôville, où il dirige aujourd’hui une exploitation en polyculture-élevage (volailles, lapins, pintades, 80 vaches charolaises), avec abattoir et vente directe à la ferme.

Son parcours syndical débute chez les Jeunes Agriculteurs (JA), où il préside le Conseil Européen des Jeunes Agriculteurs (CEJA) de 1999 à 2001. Il rejoint ensuite la FNSEA, occupant pendant 14 ans la présidence de la Fédération Régionale des Syndicats d’Exploitants Agricoles de Normandie. Membre du conseil d’administration national depuis plus de 20 ans, il y traite principalement des questions internationales.

Un plaidoyer pour une agriculture compétitive et durable

Arnold Puech d’Alissac défend une agriculture française compétitive, alertant sur la perte de parts de marché face à des concurrents comme l’Irlande, l’Espagne ou l’Allemagne. Pour lui, la simplification administrative et la réduction des charges sont essentielles : 

Quand tu remets des cailloux dans ton sac à dos, tu ne vas pas plus vite. » 

Il milite pour une meilleure reconnaissance du travail des agriculteurs, notamment face aux normes environnementales et aux distorsions de concurrence, tout en soulignant l’importance de valoriser les produits locaux.

Une voix pour les agriculteurs du monde

Élu président de l’OMA en 2022, puis réélu en 2024, il représente aujourd’hui plus de 80 organisations agricoles dans 55 pays. Reconnue par la FAO et l’ONU, l’OMA défend les intérêts des agriculteurs dans les grandes instances internationales (COP climat, FAO, OMC) et promeut des politiques favorisant la sécurité alimentaire et la durabilité.

Un diplomate pragmatique et visionnaire

Son approche, unitaire et réaliste, se résume par cette maxime : 

Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin. » 

Il encourage les jeunes agriculteurs à diversifier leurs activités, à innover et à s’appuyer sur les réseaux. Pour lui, l’avenir de l’agriculture passe par des sols riches en humus, des pratiques bas carbone et une meilleure organisation collective.

Un message aux jeunes générations

Fais ton projet, maîtrise-le, et dis-toi que le changement climatique ne va pas s’atténuer. » 

Arnold Puech d’Alissac invite les jeunes à s’engager avec passion, à travailler en équipe et à innover pour une agriculture plus durable et compétitive. « Dans la vie, pas de routine, mais de l’amour et de la passion », conclut-il.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Haies : qu'est-ce qui pousse les éleveurs cantaliens à replanter ?

Depuis 2020, près de 75 km de haies ont déjà été replantés dans le Cantal par les agriculteurs, une dizaine d’autres devraient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière