Aller au contenu principal

Porc : Prendre le pouls de la production et de la filière porcine

Le 6 mars, la fédération nationale porcine organise une réunion décentralisée à Espalem. Le point avec Maurice Imbert.

Maurice Imbert participera aux travaux de la réunion décentralisée de la FNPà Espalem.
Maurice Imbert participera aux travaux de la réunion décentralisée de la FNPà Espalem.
© HLP

Tous les éleveurs et les responsables de la filière porcine de Haute-Loire et du Massif-Central sont invités à participer à une réunion  décentralisée de la FNP (Fédération Nationale Porcine) le vendredi 6 mars au matin à Espalem. Cette réunion à laquelle participeront le président de la FNP, Paul Auffray, Christian Guy, section porcine Auvergne-Limousin  et des experts de la filière (Chambre d’agriculture, CERFRANCE...) permettra de prendre le pouls de la production et de la filière porcine dans le Massif-Central. «Il est toujours intéressant pour les éleveurs d’écouter et de pouvoir échanger avec les responsables nationaux»  indique le président de la section porcine de la FDSEA Haute-Loire, Maurice Imbert.

Pas dans une bonne conjoncture
Ce temps d’échanges sera évidemment centré sur l’avenir de cette production toujours en difficulté à l’heure actuelle. Selon Maurice Imbert, la première difficulté s’explique par des cours du porc bien trop bas : «Depuis 15 jours, certes, nous assistons à une hausse des cours (des cotations nationales) mais il manque tout de même 25 centimes d’euros par kilo de carcasse pour équilibrer les comptes (Ndlr : des ateliers porcs) entre les charges et les produits. Nous ne sommes pas dans une bonne conjoncture».
En ce qui concerne la production porcine en Haute-Loire, les résultats comptables des exploitations pour l’année 2014 commencent à être connus ; or, les bilans sont catastrophiques. La production porcine ne permet pas de dégager un revenu suffisant pour faire vivre les exploitations. Face à cette situation, ces dernières ont deux choix : soit elles affichent des pertes soit elles puisent dans leurs réserves... qui s’amenuisent.
Cette mauvaise conjoncture conduit certains éleveurs qui avaient investi dans la mise aux normes de leur exploitation pour produire encore pendant une dizaine d’années, à opter pour des départs anticipés à la retraite. 
Dans le même temps, le porc a du mal à séduire les jeunes qui s’installent : «Dans notre département, on a comptabilisé 2 ou 3 installations en 2014 et pour 2015, nous n’avons aucun projet en vue. Je suis très inquiet d’autant que dans le cadre de notre filière qualité «Porc de Haute-Loire» nous avons besoin de porcs !». 
La réunion du 6 mars sera l’occasion de faire le point sur cette démarche «Porc de Haute-Loire», mais aussi sur la dénomination montagne et sur les problématiques nationales telles que l’embargo russe et son impact sur le prix du cadran, la mise en avant de la production porcine française, la responsabilisation de l’ensemble de la filière aux enjeux de la production de porcs, les tractations autour de l’ouverture de nouveaux marchés à l’export...

Pac : deux mesures pour les producteurs de porcs
Les évolutions de la politique agricole commune et leur impact sur la production porcine  seront également à l’ordre du jour à Espalem. Les producteurs de porcs en zone de montagne sont concernés par deux mesures : l’ICHN porc et une majoration de 10% des surfaces primées.  «L’ICHN porc est un acquis obtenu grâce à la FNP et à l’Association Porc de Montagne. La boîte à outils est donc en place mais tout dépend à présent des montants alloués à cette indemnité. Les producteurs de porcs en zone de montagne bénéficieront aussi d’une majoration de 10% des montants de l’ICHN perçus par l’exploitation» explique Maurice Imbert.
De cette réunion du 6 mars, le président de la section porcine attend des éclairages sur l’avenir des productions nationale et européenne, mais aussi des informations sur les tractations en cours autour de l’embargo russe.
«On sait que la France a perdu beaucoup de producteurs, de places de truies et de porcs charcutiers. On sait aussi que d’autres pays européens ont augmenté leur volume de production. La production française souffre de contraintes administratives et environnementales ; un certain nombre de tractations sont en cours au niveau national sur ces points. J’attends un éclairage sur ces dossiers ; cela permettra aussi de donner un peu de visibilité aux éleveurs de porcs».
Après cette matinée de réunion, la section porcine de la FDSEA réunira ses adhérents l’après-midi  à Espalem.


Véronique Gruber

Les plus lus

Antoine, Éric et Yoann Foncelle, de l'EARL des Diagots
Transmission : « Reprendre la ferme familiale, une évidence »

À 23 ans, Antoine Foncelle est en plein dans l’aventure de l’installation. Son projet est de reprendre la ferme de son père.…

Conditions d'attribution, calcul des ressources, recours sur succession : la MSA Auvergne fait le point sur un dispositif qui préserve spécifiquement l'outil de travail des agriculteurs.
L’ASPA, un coup de pouce méconnu pour les retraites agricoles modestes

Complément de revenu destiné aux retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée par les exploitants…

une femme et un homme assis sur un mur
Gîtes et chambres d’hôte : Valoriser sa ferme et créer du lien

Dans le cadre de son installation, Floriane Varenne se lance dans l’accueil touristique avec son mari Jonas, tous les deux…

Nathalie Mallot, directrice de la FNSEA 03, et Laurent Thivat, vice-président de la FNSEA 03.
Tour de France : les agriculteurs de l’Allier mettent l’agriculture à l’honneur à Saulcet

À l’occasion du passage du Tour de France 2026 dans l’Allier, les agriculteurs et les viticulteurs réaliseront une fresque…

Théo Mialon, éleveur à Moissat, aux côtés de Viking, un taureau qui devrait partir en concours dès septembre 2026.
Installation : Théo Mialon, l'élevage charolais en héritage

À seulement 24 ans, Théo Mialon a déjà tout d’un agriculteur accompli. Installé depuis novembre 2022 sur l’exploitation…

Les cultures dérobées, une piste à explorer pour sécuriser les stocks fourragers

Les cultures dérobées fourragères peuvent permettre de reconstituer une partie des stocks sans pour autant s’avérer une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière