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Aubrac
Plus de 400 animaux en concours ce dimanche

Le syndicat fête cette année ses 60 ans. Un anniversaire célébré à Neuvéglise.

Six cents piquets, un kilomètre de câbles,... Une trentaine de bénévoles ont durant la journée de mercredi dernier installé le foirail.
Six cents piquets, un kilomètre de câbles,... Une trentaine de bénévoles ont durant la journée de mercredi dernier installé le foirail.
© C.F.

“Maintenir ce concours était une décision très difficile à prendre de la part des éleveurs car la première préoccupation avec la sécheresse était de sauver le cheptel. Mais l’aubrac veut rester debout, c’est sa philosophie, et ne lâcher jamais rien”, déclarait Christian Bos lors de la présentation de ce nouveau départemental à Neuvéglise qui accueille le concours pour la cinquième fois, dont en 1991, le National aubrac.

Quatre cent vingt animaux sont inscrits pour une cinquantaine d’éleveurs : “Comparés aux 450 à Cézens où il y avait 13 éleveurs sur place, nous sommes dans une dynamique qui nous surprend favorablement” et où la nouveauté sera incarnée par “les croisés aubracs charolais qui présentent un potentiel important de développement”. Pour cela, quatre nouvelles sections sont prévues : mâles de l’année ; femelles de l’année ; mères aubracs et veau mâle ; mères aubracs et veau femelle.

 

Des nouveaux et des anciens

 

C’est ainsi les fleurons de la race que les visiteurs pourront admirer sur le terrain de deux hectares de Lucette Ricard, avec de nouveaux éleveurs présents tels Guillaume Delpuech de Narnhac qui travaille en pur aubrac et croisement charolais et qui participe régulièrement aux Tersons à Pierrefort : “Il a décidé de franchir le pas et d’entrer au club des sélectionneurs”, se félicitait le président du syndicat pour qui “la race aubrac se porte bien, même si les éleveurs, un peu moins… Nous n’échappons pas à la période trouble que traverse la filière mais certains critères économiques nous font penser que nous sommes peut-être moins inquiétés que d’autres avec une voie mâle très prisée à l’export, une viande de qualité qui connaît un bon succès avec un marché néanmoins plus tendu sur la génisse de reproduction.”

Cette réussite est le fruit de tous et particulièrement de fidèles comme les familles Bos ou Tardieu, ou encore Salvagnac de Gros, qui possède des plaques de concours de 1931 : “La réussite de la race est motivante et, depuis quatre générations, nous nous y consacrons”, confirme Alain Salvagnac dont l’objectif est aussi “de rencontrer de nouveaux acheteurs à qui nous sommes susceptibles de fournir des reproducteurs”.

Patrick Thérond, d’Oradour, est aussi attendu : “Son grand-père était le premier président et membre fondateur du syndicat aubrac et nous souhaitons que ce soit l’amorce d’une participation régulière”, déclarait Christian Bos. Autre participation, celle du lycée agricole de Saint-Flour : “La race valorise bien les pâturages de ce côté du Cantal surtout avec notre parcellaire à forte pente et au pâturage maigre. Nous participons d’ailleurs régulièrement aux concours, et incitons aussi nos jeunes à faire sa promotion”, confiait Jérémy Pastourel, responsable de l’exploitation du lycée.

“Un partenariat qui se renforce d’année en année”, se réjouissait Christian Bos pour qui “un concours est l’addition d’un ensemble de démarches intellectuelles qui créent un collectif plutôt sympathique et fait avancer les choses dans le bon sens, un concept de la famille aubrac du Cantal”.

 

(1) 8 heures : arrivée des animaux ; 10 h 30 : classement des sections ; 12 heures : repas ; 14 heures : prix spéciaux ; 15 h 30 : prix d’ensemble ; 17 heures : prix et défilé ; 19 heures : vin d’honneur.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

 

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