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Pétanque - Les cadets du club aurillacois parmi les meilleurs de France

Auteurs d'une saison assez remarquable dans leur catégorie cadet, Marius Bessat Carillo, Michael Gibert et Sacha Horler composent une triplette plus que prometteuse pour le Pétanque aurillacoise.

Marius Bessat Carrillo, Michaël Gibert et Sacha Horler se sont alignés pour la première fois dans une épreuve du circuit national jeunes.
© @VB

Comme un parfum d'ambition

Avoir de l’ambition n’a jamais été un gros mot, encore moins en sport. Ainsi, le club de pétanque d’Aurillac peut s’enorgueillir d’avoir dans ses rangs trois gamins d’exception. À peine entrés dans la cour des “grands” en triplette, Marius Bessat Carrillo, Michael Gibert et Sacha Horler ont prouvé qu’ils avaient leur place sur le circuit national jeunes. Mais derrière tout cela, c’est avant tout un projet sportif. D’aucun sera surpris de voir à la tête de la Pétanque aurillacoise, Vincent Bessat qui a troqué sa casquette d’élu verdoyant contre celle du pétanqueur passionné qu’il. Passion qu’il a d’ailleurs transmise à son fils Marius.


Relever la tête

Mais revenons à nos bouchons. Au sortir du Covid, en 2021, la Pétanque aurillacoise voit arriver de nouvelles têtes. “Je suis venu à la pétanque facilement en fait, notamment à Aurillac parce qu’il y avait le Boulodrome, les infrastructures intéressantes et surtout parce que j’ai des enfants qui avaient envie de jouer, notamment Marius. On a remonté l’école de pétanque, existante, mais en sommeil. Puis c’est à partir de là que j’ai repris le club entièrement.”
Président du club, responsable de l’école de pétanque, mais aussi papa et "donc le premier fan de mon fils alors je sers aussi de chauffeur, de porteur d’eau, de coupeur de citrons”, s’amuse-t-il. Drôle d’histoire pour l’ancien homme politique et élu d’Aurillac qui voit là une autre occasion de s’épanouir, “à travers deux piliers essentiels : la formation auprès des gamins ; le développement sur les seniors avec du recrutement”.  Une ambition assumée pour Vincent Bessat, premier supporter du club, mais également lucide et ambitieux pour lui. 

On en est en train de franchir un palier. L’an dernier, ces jeunes-là sont allés au championnat de France, ont gagné des concours au niveau régional, ont brillé sur les concours de leur catégorie(1)... mais on passe un cap en touchant le haut niveau.”

À la pêche au talent

En s’appuyant sur son fils Marius, Vincent Bessat va aller à la pêche au talent. Et des talents, dans le Cantal, il y en a. Il s’efforce alors de convaincre les jeunes, et leurs parents, non pas pour piller les autres clubs, mais pour rassembler les meilleurs d’une génération afin de les faire jouer ensemble, convaincu que cette génération a du potentiel.
C’est ainsi que la Pétanque aurillacoise regroupe Marius Bessat Carillo de Saint-Cernin, Michaël Gibert de Murat et Sacha Horler de Madic. Derrière, les résultats parlent pour eux-mêmes. En février, la manche du circuit national de Saint-Juéry (Tarn) confirme cette intuition. Après des parties de poule serrées, ils battent de belles équipes, comme en huitième de finale, puis en quart où ils sortent l’ancien champion de France minime ! 


Ils n’ont perdu qu’en demi-finale, face au futur vainqueur et actuel leader du circuit national”, empresse-t-il de préciser. Forcément, le président ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Car selon lui, toucher le haut niveau, “c’est travailler sur des détails, travailler  sur l’hygiène de vie, le sommeil, les addictions, pourquoi il est important de poser le téléphone douze heures avant une compétition... Cela paraît bête, mais si on veut se donner les moyens, cela passe par-là, tout comme il est important pour nous de se former sportivement, techniquement pour les accompagner du mieux possible”.


De nouvelles ambitions

Et ce qui vaut pour les jeunes est en train de se mettre en place au niveau senior. “Je suis allé chercher deux seniors de la région Paca, avec deux autres collègues de très bon niveau. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que cela va tirer tout le monde vers le haut” et que eux ont certainement plus de chance d’aller aux France en étant champions du Cantal plutôt que champions des Bouches-du-Rhône !
C’est d’ailleurs un reproche fait par l’entourage du président qui leur répondu du tac au tac : “Parce que les joueurs du Stade aurillacois sont tous nés dans la vallée du puy Mary peut-être ?” Implacable, mais significatif de la volonté de mener la Pétanque aurillacoise plus loin. “J’ai un deal aussi avec ces joueurs, c’est de prendre un des gamins sur un gros national, pour qu’il voit le très haut niveau.”


 

Toutes les facettes du haut niveau, les coulisses, les caméras, le jeu, le placement, le bruit... “C’est possible de faire ça dans les Open où il est possible de faire jouer des seniors et des jeunes.” On l’aura compris, Vincent Bessat souhaite vraiment développer l’aspect compétitif de son club. C’est d’ailleurs dans les tuyaux avec les trois licenciés à l’école de pétanque d’Aurillac, se prennent au jeu, rêvent de continuer à marquer des points... et se qualifier pour la grande finale nationale, car la triplette est dans le top 20 des meilleures équipes nationales !  
Que de chemin parcouru, au sens propre comme au figuré, quand on sait qu’un créneau d’une heure et demi était accordé le jeudi soir au Boulodrome “et aucun des gamins n’a jamais raté un entraînement !”.

 

 


De belles structures à venir

C’est aussi parce que l’Agglo construit un grand boulodrome  capable de pouvoir organiser de grandes compétitions que “cela justifie et mérite  qu’on s’attache à construire un grand club”, enchaîne Vincent Bessat. D’ailleurs, depuis que le Boulodrome est en travaux, “nous nous retrouvons une fois par mois pour une journée complète d’entraînement et c’est moi qui loue le boulodrome, de 10 heures à 18 heures. Nous sommes allés une fois à Issoire (Puy-de-Dôme) et une fois à Lacroix Barrès (Aveyron)”. Dans les semaines à venir, c’est donc un tout autre défi qui attend, Marius, Sacha et Michaël car il va falloir continuer de marquer des points sur le circuit national jeunes pour espérer se qualifier pour le grand rassemblement à Paris, en décembre. 

Aujourd’hui, j’ai des gamins qui ont le niveau. Je suis en train de faire le tour pour trouver des partenariats et des sponsors afin de leur permettre de faire un maximum d’étapes sur ce circuit”, bataille Vincent Bessat. Dans l’idéal, il faudrait que cette triplette de cadets puisse participer et marquer des points à une quinzaine d’étapes sur les 39 rendez-vous proposés dans toute la France. Pour info, le président estime la participation à une étape aux alentours de 500 euros. “Avec une enveloppe de 10 000 euros, on est les rois du monde”, se prend à rêver le président. En attendant, il y a le championnat classique avec les Départementaux en triplette à disputer le 6 avril. Le vainqueur file aux championnats Ligue puis le vainqueur file aux France en juin. Même combat pour les championnats de club. Mais dans les défis du président, il y a aussi celui de ramener un titre de champion de France. “Jamais un bouliste cantalien n’a eu de maillot bleu blanc rouge.”


(1) Finalistes du concours régional de Brive le 22 novembre, vainqueurs de la coupe de Noël à Montluçon le 6 décembre, vainqueur du trophée doublette à Riom le 15 février, demi-finalistes du national de Saint-Juéry (Tarn) le 28 février.

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