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Partenariat : Des tondeuses écologiques pour entretenir la végétation sous une ligne électrique

Un éleveur ovin des Villettes a signé une convention avec RTE pour que ses brebis entretiennent les parcelles sous la ligne électrique.

Par convention, le troupeau de Noires du Velay d’Emmanuel Coste entretient les parcelles sous la ligne électrique.
Par convention, le troupeau de Noires du Velay d’Emmanuel Coste entretient les parcelles sous la ligne électrique.
© Chambre d’Agriculture

Un troupeau de brebis pâture tranquillement sous une ligne électrique. Cette image, somme toute banale, met pourtant en évidence un partenariat gagnant/gagnant. C’est en effet une solution écologique de pâturage pour entretenir la végétation sous une ligne électrique.Mercredi 26 octobre aux Villettes dans l’est du département de la Haute-Loire, les partenaires avaient convié la presse pour présenter une des premières initiatives de ce type sur le département ; initiative qui s’intègre dans le cadre d’une convention signée en février 2014 entre RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et la Confédération Nationale de l’Élevage, visant à développer et consolider les relations au niveau national et local entre les éleveurs et RTE.


Expérimentation en Haute-Loire, Cantal et Aveyron

«En premier lieu, cet accord a pour objectif l’aménagement et l’exploitation, à des fins d’élevages, des terrains situés sous les lignes électriques existantes et à construire. Dans ce cadre, RTE s’engage donc à financer la réalisation des aménagements initiaux (dessouchage notamment) pour rendre ces terrains propices à l’élevage ; les éleveurs, s’engageant pour leur part, à en assurer l’entretien par le pâturage de troupeaux et/ou le fauchage.Ce partenariat permet à l’éleveur d’augmenter sa surface d’exploitation sans avoir à investir pour réaliser l’aménagement initial du terrain et à RTE d’éviter des coûts d’entretien de la végétation sous la ligne dans la durée, tout en privilégiant un mode d’intervention favorable à la biodiversité. Trois départements ont été les territoires d’expérimentation de la mise en œuvre de cette démarche : la Haute-Loire, le Cantal et l’Aveyron» ont expliqué les responsables de RTE.Avec ses partenaires (conservatoires d’espaces naturels, Parcs naturels régionaux, acteurs du monde rural et agricole, associations de protection de la nature, scientifiques…), RTE expérimente «des aménagements et des modes de gestion innovants pour faire des emprises de lignes électriques de véritables corridors de biodiversité, respectueux de la végétation, des habitats et des espèces».Et c’est là que l’agriculture, et en particulier l’élevage, peut y trouver sa place apportant une solution écologique et économique qui satisfait les deux parties.Aux Villettes, la convention lie RTE avec l’exploitant Emmanuel Coste éleveur ovins, la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire (qui représente l’ensemble des acteurs du monde agricole, rural et forestier), et les propriétaires des terrains. La ligne électrique sous laquelle paissent les moutons est une ligne haute-tension à 63 000 volts reliant les postes électriques de Ance-du-Nord (La Moulas – Commune de Tiranges) et de Trevas (Commune des Villettes). D’autres conventions sont en cours de mise en œuvre sur la Haute-Loire pour proposer aux éleveurs cette solution de pâturage notamment sur les parcelles situées sous la nouvelle ligne 2Loires (la reconstruction de la ligne à 225 000 volts entre St-Privat-d’Allier et St-Etienne dans la Loire en cours de réalisation).

Suzanne Marion

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