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Parce que les obstacles ne sont pas que physiques...

L’Adapei s’associe à la campagne de sensibilisation “Ensemble c’est tous”.

Inadaptées, incurables, irrécupérables... des adjectifs - parmi les plus corrects - utilisés il y a un demi-siècle pour qualifier les personnes handicapées mentales, des enfants et adultes qu'on préférait alors cacher. "Que de chemin parcouru depuis et que de chemin encore à parcourir", selon les termes du directeur de l'Adapei du Cantal, M. Lalo. Un chemin parsemé de combats menés par cette association de parents créée en 1940 (comme sa grande sœur nationale d'ailleurs, l'Unapei), mais aussi de temps forts comme les récentes Victoires de l'accessibilité départementales à l'automne dernier. Une mobilisation pour rendre "visibles" les 700 000 Français et Françaises présentant un handicap mental, pour faire changer le regard de l'autre et favoriser leur intégration dans la société en levant des barrières souvent bien plus que physiques. Dans le prolongement de cette démarche locale inédite qui avait rallié les votes de quelque 2 500 Cantaliens - une sensibilisation bien au-delà de ce qu'avaient imaginé les responsables de l'Adapei - l'association cantalienne s'associe aujourd'hui à la campagne de l'Unapei "Ensemble c'est tous", campagne largement inspirée de l'initiative cantalienne.

Des droits et des devoirs envers l'autre
"Investir la cité pour devenir visibles", tel est donc l'enjeu de cette nouvelle opération de sensibilisation du grand public organisée du 4 au 20 mai. "On parle toujours de l'accessibilité moteur des personnes handicapées, mais il faut tout autant s'occuper des personnes handicapées mentales : cela veut dire les accompagner, être à l'écoute, donc être formés et informés, exposait le 4 mai Alain Costes lors du lancement de l'opération. On est dans une société où on ne nous parle plus que de droits. C'est plus compliqué de se dire qu'on a aussi des devoirs. En l'occurrence celui d'aider une personne handicapée mentale à chercher un livre, à retirer de l'argent..." Concrètement, la campagne "Ensemble c'est tous" s'appuie sur un manifeste en faveur d'une réelle intégration des personnes handicapées mentales, qui passe pour l'Unapei et ses associations par cinq points : une information et sensibilisation de la population à la réalité du handicap mental ; une formation et une sensibilisation systématiques pour tous les personnels en contact avec du public ; la mise en œuvre unifiée sur l'ensemble du territoire d'un symbole pour faciliter le repérage des lieux, services et produits accessibles aux personnes handicapées ; une adaptation de l'information disponible pour tout citoyen et la prise en compte du handicap mental dans toutes les instances en charge de l'accessibilité. `
Ce manifeste, accompagné des signatures ainsi recueillies sera remis aux représentants des pouvoirs publics lors du point d'orgue du cinquantenaire de l'Unapei le 12 juin au parc de la Villette à Paris, annoncé comme "un festival artistique populaire et familial" auquel entre 35 000 et 50 000 personnes sont attendues, dont 250 Cantaliens. Un festival qui verra également décernée la Victoire nationale de l'accessibilité pour laquelle le groupe de théâtre créé entre les résidents de la Mas de Lafeuilleraie et les enfants du centre social de la vallée de l'Authre est en lice (voir ci-contre). "L'essentiel n'est pas la victoire en tant que telle. L'essentiel, c'est de créer une dynamique, de prolonger ce fil rouge qui nous a permis de faire en sorte que toutes les structures de l'Adapei soient portées à travers cette victoire", insiste Alain Costes, précisant qu'une information sera également diffusée au sein des écoles privées du Cantal. Et le président de souligner que la communication, comme la gestion des établissements de l'Adapei, n'est pas une fin en soi : "Notre objectif est que nos enfants s'épanouissent au mieux de leurs capacités", rappelle Alain Costes.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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