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Parc naturel haut débit et réforme des collectivités

Les présidents des conseils généraux de Lozère, Aveyron et Cantal ont organisé une réunion de travail.

De gauche à droite : MM. Descœur, Pourquier, et Luche, accueillis à Aumont Aubrac par Alain Astruc, maire et conseiller général (à droite).
De gauche à droite : MM. Descœur, Pourquier, et Luche, accueillis à Aumont Aubrac par Alain Astruc, maire et conseiller général (à droite).
© christian fournier

Les sujets du Parc naturel régional de l’Aubrac, du haut débit et de la réforme des collectivités territoriales étaient notamment au programme. “Nous avons la volonté de voir aboutir ce PNR aubrac”, déclarait en préambule Jean-Paul Pourquier, président du conseil général de la Lozère, qui jugeait néanmoins les avancées “trop lentes” : “Il faut que la région Midi-Pyrénées, pilote du projet, avance concrètement avec la création du syndicat mixte de préfiguration du PNR”. Parallèlement, la question du périmètre du parc, notamment dans l’Aveyron et le Cantal, se pose. C’est ce que soulignait Jean-Claude Luche, président du conseil général de l’Aveyron, notamment à propos de “Mur-de-Barrez qui semblerait en être écarté. Je n’y souscris pas et je souhaite que les 44 communes du nord Aveyron se retrouvent dans le PNR”. Même constat pour Vincent Descœur, président du conseil général du Cantal à propos de communes situées elles aussi sur le bassin versant de la Truyère, la question étant aussi, in fine, celle du calendrier. Le souhait commun étant que “2009 soit l’année des décisions concrètes”. 

Haut débit et réforme

Au titre des autres dossiers abordés, le haut débit : “Grâce à la fibre optique de Clermont- l’Hérault à Clermont-Ferrand via l’A75, cela permettra à des territoires ruraux comme les nôtres d’en profiter”, expliquait aussi le président du conseil général de la Lozère qui notait à ce sujet le peu d’empressement des opérateurs traditionnels “qui ne s’intéressent pas à nous” ; la faute à “un retour sur investissement très difficile pour eux. C’est donc les collectivités qui se substituent à l’initiative privée”. Concernant la réforme des collectivités territoriales, Vincent Descœur rappelait que “la question qui se pose est de savoir si les projets seront, après, plus faciles à réaliser. Il y a un besoin de réformer et de simplifier, mais c’est l’occasion rêvée pour des régions comme les nôtres de parler des ressources et de bénéficier de la péréquation”. Pour Jean-Claude Luche, “ceci doit déboucher demain vers une véritable politique d’aménagement du territoire. Nous sommes pour une réforme globale. Nous souhaitons une évolution mais pas n’importe laquelle”. Une évolution qui, pour Jean-Paul Pourquier, doit en tout cas aller dans le sens de “rendre le meilleur service aux administrés”. Et de citer le rapport Balladur sur lequel sa vision est tranchée : “Lorsqu’on en décline les propositions, je suis plus que sceptique, car tout démontre qu’il s’agit de faire disparaître les communes et les départements plus ou moins rapidement. Or, dans une enquête récente, nos administrés, à 75 %, ont dit se reconnaître dans la représentation départementale. Il faut garder la clause de compétence générale. Nous ne pouvons accepter que la compétence économique soit aux seules régions”. Le rapport Balladur traduit pour lui “une vision très urbaine des choses de la part de gens qui ne connaissent rien aux problématiques du milieu rural”. 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés. 

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