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Paiement des aides PAC, les responsables FDSEA prêts à monter au créneau

Le conseil d'administration de la FDSEA était réuni jeudi 27 avril au Puy pour faire le point sur l'actualité et dénoncer une fois encore les retards de paiements des aides PAC.

À l'issue du CA de la FDSEA le 27 avril, un communiqué de presse signé FDSEA et JA, dénonce les retards de paiements des aides.
À l'issue du CA de la FDSEA le 27 avril, un communiqué de presse signé FDSEA et JA, dénonce les retards de paiements des aides.
© FDSEA

Le retard de paiements des aides PAC et les tribulations des déclarations 2017, étaient au coeur des préoccupations des responsables de la FDSEA de Haute-Loire réunis en conseil d'administration ce jeudi 27 avril au Puy-en-Velay.
«La patience des agriculteurs est à bout» nous dit Yannick Fialip qui n'exclut pas un passage à l'action dans les semaines à venir si la situation reste en l'état. Et de revenir sur ce feuilleton qui n'en finit pas de s'éterniser, les promesses succédant aux promesses...
Tout d'abord, «il reste encore une part des aides 2015 non encore payées, les MAEC et les aides Bio», note le président exaspéré. Et pour les aides 2016, dont les déclarations ont été faites en mai dernier, en Haute-Loire, 10 à 15 % des versements n'ont pas encore été effectués, ce qui représente 12 millions d'euros sur un total de 110 pour le département. Presque tous les agriculteurs sont concernés. «On, (le Ministère de l'Agriculture), nous avait annoncé un paiement en mars-avril, souligne le président en colère, aujourd'hui on nous dit juin pour les aides du premier pilier, et avant l'été ou peut-être après pour les aides du second pilier, l'ICHN notamment...».
Excédé, le conseil d'administration de la FDSEA a décidé dans un premier temps de faire un communiqué de presse pour dénoncer cela. Mais si rien ne bouge, le syndicalisme majoritaire va passer à l'action. «Le bazar a assez duré... Nous sommes actuellement et depuis plusieurs mois dans une situation économique difficile. Nous ne pouvons plus attendre ces aides indispensables à la survie de nos exploitations.... L'administration doit régler cela au plus vite» lance Yannick Fialip comme un ultimatum.
Et comme si la situation n'était pas assez tendue, l'administration a commencé les contrôles sur les exploitations pour les aides 2016. «Et les agriculteurs, eux, n'ont pas le droit d'être en retard ou de faire des erreurs...» ironise le président.
2015, 2016, on attend les versements, et pendant ce temps, jusqu'au 15 mai prochain, les agriculteurs doivent faire leur télédéclaration 2017. Là encore, l'administration avait promis une année 2017 "normale". Et pourtant, avec un recul de quelques semaines, les animateurs et techniciens qui accompagnent les agriculteurs dans leurs démarches, ont noté un certain nombre de dysfonctionnements : des dossiers ou des mesures à l'intérieur d'un dossier qui bloquent, des règles qui évoluent d'une semaine à l'autre... Bref encore une fois, une cacophonie qui laisse penser que «certains fonctionnaires de l'État sont très éloignés du terrain».
La FDSEA veille, les responsables sont prêts à monter au créneau...

Différencier nos produits...
Autre dossier largement discuté au cours de ce conseil d'administration, c'est la conjoncture production par production. On commencera par la production porcine dont les cours se sont redressés grâce à d'importants volumes à l'export. Les prix actuels permettent de dégager du revenu et de conforter des investissements.
Sur le lait, le redressement des cours n'est pas assez rapide. «Les entreprises rechignent à payer aujourd'hui, préférant attendre l'été...» regrette Yannick Fialip. Le syndicalisme, avec la Chambre d'Agriculture, s'engage à réfléchir à des démarches visant à différencier nos produits pour mieux les valoriser, tel le lait de montagne, le lait bio, le lait sans OGM, le lait issu de vaches qui pâturent... Un groupe de réflexion devrait se mettre en place. «Nous ne devons pas restés attentistes ; c'est à nous producteurs de nous organiser pour proposer ce schéma à nos entreprises, à nous approprier ou ré-approprier nos produits et leur finalité» lance le président de la FDSEA.
Cette réflexion s'inscrit dans la continuité de ce qui a été mis en place en viande bovine avec la marque «Coeur de gamme» initiée par la FNB ou localement la marque «Boeuf de Haute-Loire» : deux initiatives destinées à mieux valoriser nos produits.

Deux évènements pour communiquer
Enfin dernier dossier abordé lors de ce Conseil d'administration, c'est la communication sur le métier, sur les produits et les modes de production. Là aussi il appartient aux agriculteurs eux-mêmes de parler de leur métier. Pour cela, la FDSEA veut profiter de deux temps forts sur le département.
Le syndicalisme sera présent aux côtés de la Chambre d'Agriculture et du Comité de promotion des produits agricoles à la Foire Expo du 20 au 28 mai au Puy, pour rencontrer le grand public.
Et le deuxième temps fort, c'est bien évidemment, le passage du Tour de France 2017, les 16, 17 et 18 juillet. Là aussi, l'agriculture sera mise en avant sur le parcours dans le secteur de Saugues avec la Carte postale, et au Puy le lundi jour de repos des coureurs avec l'animation "La Ferme s'invite en ville" proposée par les JA. Yannick Fialip compte sur une bonne participation des agriculteurs à ces deux rendez-vous.

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