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Pac post-2020 : inquiétudes budgétaires avant d’entamer les négociations

Les ministres de l’agriculture de l’UE s’inquiètent d’abord des coupes que la Commission européenne prévoit dans le budget de la Pac avant de se pencher sur le fond des propositions de réforme.

La Commission européenne a présenté ses propositions législatives pour l’après 2020 mais c’est surtout la question budgétaire qui inquiète les ministres de l’agriculture de l’UE, réunis les 4 et 5 juin en Bulgarie pour leur Conseil informel semestriel. Initialement, le débat devait porter sur le renouvellement générationnel. Mais de nombreux pays ont estimé que le budget proposé par Bruxelles ne permettrait pas d’atteindre les objectifs fixés notamment pour les jeunes.
Chacun faisait ses comptes. Les rencontres bilatérales se sont multipliées. La France, notamment, cherche des alliés pour défendre un budget ambitieux. Après une déclaration commune le 31 mai avec l’Espagne, l’Irlande, le Portugal, la Finlande et la Grèce pour demander que le budget de la Pac soit maintenu « à son niveau actuel », son ministre, Stéphane Travert, a eu des contacts avec ses homologues roumain, tchèque et belge. Pour les ministres belge et portugais, l’agriculture ne doit pas être la variable d’ajustement et faire les frais du Brexit. Les Pays-Bas sont prêts à accepter des baisses, si elles sont équitablement réparties. Les pays d’Europe centrale et orientale se focalisent principalement sur la question de la convergence des aides, trop timide aux yeux de la ministre slovaque qui regrette également le projet de plafonner les soutiens. Finalement, un seul État membre s’est dit en faveur de coupes en plus importantes dans les fonds de la Pac : la Suède. Même les ministres de pays comme les Pays-Bas ou l’Autriche qui plaident pour une réduction du budget européen global au niveau de leur chef de gouvernement, ne souhaitent pas des coupes trop profondes dans la Pac.

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1464, du 14 juin 2018, en page 10.

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