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Opération Obélix pour grossir les rangs

RACE SALERS - Le GIE Génération salers a tenu le 3 avril son assemblée générale à Valuéjols, un lieu pas choisi au hasard...

des agriculteurs aux côtés d'un taureau qui s'apelle Obélix
Le taureau Obélix, nouvel achat du groupement Génération salers.

Le Groupement d’intérêt économique (GIE) Génération salers a tenu son assemblée générale le 27 mars à 
Valuéjols. Un déplacement sur l’arrondissement de Saint-Flour loin d’être anodin car l’idée était d’y associer l’achat d’un taureau sur le secteur. D’une pierre deux coups donc “puisqu’on a profité de l’assemblée générale ordinaire pour aller voir un taureau qu’au final on a acheté, précise Philippe Manhès, président du GIE. À la grande majorité, on a décidé d’acheter Obélix aux Gaec Modenel-Charbonnel” à Valuéjols. 

 2025 : très belle année de commercialisation

Rien de hasardeux pour le GIE qui, dès l’automne, avait remarqué la descendance de l’animal sans oublier “son pedigree qui est un mélange d’ascendants très bons et que l’on connaît très bien”, indique Philippe Manhès
Toujours axé sur  la conformation des bassins, les aplombs, l’épaisseur du dos... Génération salers a donc fait ce qu’il fallait “pour conserver notre politique de sélection”. 
Ce taureau, Obélix, 8 ans, va aller se faire récolter prochainement par Elanovia, à Fontaines (Saône-et-Loire), 
en espérant la confirmation de semences de grande qualité. Car l’objectif premier du GIE est d’acheter des reproducteurs mâles issus des plus grandes lignées de la race. Avec la volonté de garantir les fondamentaux de la race, à savoir pour le groupement, les qualités maternelles. Obélix va ainsi renforcer la brigade de taureaux qui a confirmé une année 2024 déjà excellente.

 1587 dose utilisées en 2025 (+ 24 %)

L’an dernier, 1 587 doses ont été utilisées (contre 1 326 en 2024, soit +  24 %), dont 1 294 hors groupement, et 
toujours avec Nicky en tête de gondole avec 468 doses, suivi par Don Juan (235), Vanlooy (210), loin devant Oliver (85) ou encore Ugolin (82). Sur l’ensemble des animaux, la vente de doses a rapporté plus de 21 100 €. De quoi rendre fiers les quelque 66 exploitations adhérentes au 1er janvier 2026. À noter qu’une vente de doses a eu lieu, sur cette campagne, en Espagne. En termes d’activités 2025, le GIE fait savoir que le taureau Maestri, acheté l’an dernier, a livré ses premières doses. Elles sont  disponibles depuis février dans les centres. Les adhérents ont été avertis afin d’être prioritaires.

Pas de concours, mais plusieurs visites

Une année certes morose avec les annulations du National d’Issoire et des concours bovins au Sommet de Cournon, mais riche de nouveautés avec la réception de deux délégations étrangères : une Guinéenne en mars au Gaec Phialip de Freix-Anglards ; une Vénézuélienne en juin. Plusieurs visites également sur l’année comme à la station du Fau, sur les élevages Dauzet-Tiravy (Saint-Bonnet-de-Salers), aux Gaec Parsoire (Pleaux), Gaec de Parlieu (Drugeac) ou encore chez Géraud Semetey (Arpajon-sur-Cère) et au lycée agricole Georges-Pompidou (Aurillac).

Finances au beau fixe

Côté finances, Générations salers se porte bien avec un bénéfice sur l’exercice de plus de 18 500 €. Pour autant, Philippe Manhès demande à ses adhérents de travailler un peu plus en race pure et “de ne pas se laisser “voler” la génétique des velles. Ce n’est pas normal que l’on vende des velles salers moins cher qu’une velle croisée. Il faut tenir les prix”, quitte à refuser de vendre. Pour 2026, Philippe Manhès a confirmé le stockage des doses 
(14 900 disponibles au 1er janvier) du côté de Limoges pour les premiers taureaux, à Fontaines pour Nicky et Maestri. Et un peu de stock à Coubon (Loire).
Comme le GIE facture toutes les doses sorties d’Aurillac et de Limoges (160 factures en 2025), un logiciel de facturation a été acheté en 2024, en lien avec le Cerfrance Cantal, espérant que la facturation électronique “facilitera le travail en 2026”. Pour la saison 2026-2027, le conseil d’administration réfléchit à une augmentation du prix de vente des doses, actuellement à 15 € pour Oliver, Pavlov, Séducteur, Tintin, Ugolin, Nogent et Horizon, et 
20 € HT pour Don Juan, Maestri, Vanlooy et Nicky. Enfin, pas d’appel à cotisation pour l’achat d’Obélix, ce qui sera le cas, en revanche, “si un deuxième taureau est acheté cet automne”.

Le GIE sur le Tour ?
Enfin, un projet mûrit dans l’esprit de Philippe Manhès, à savoir profiter du passage du Tour de France le 14 juillet, “pour une opération de com en mettant en avant la tête du taureau de notre logo dans une prairie. On y pense”.  Cela pourrait se passer du côté du col du Pertus.  

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