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Neussargues en Pinatelle : les élus désormais pour... la défusion

Seul point à l'ordre du jour, une large majorité s'est prononcée pour mettre un terme au mariage des cinq communes.

Les tensions à chaque conseil ne permettaient plus à la commune d'avancer.  La défusion sera-t-elle la solution ? (photo d'archives)
Les tensions à chaque conseil ne permettaient plus à la commune d'avancer. La défusion sera-t-elle la solution ? (photo d'archives)
© B. P.

Il aura fallu un quart d'heure pour que les élus s'accordent sur une délibération et pas des moindres. Un quart d'heure pour calmer des années de tensions et mettre un terme à une fusion de communes  "mal acceptée par la population, dont le sentiment d'appartenance est inexistant pour un territoire trop étendu (10 000 hectares et 41 villages et hameaux) et l'échec de la gouvernance des équipes municipales successives", résumait, samedi matin, le maire Michel Porteneuve, à l'initiative de cette proposition "prise après avoir pris la température".
L'objectif est de rendre la liberté à chacun et surtout de permettre de revenir à un climat de travail plus serein. Mais, aussi, pour le maire de "ne pas terminer le mandat comme il a vécu ces deux années et demie passées sous le feu des critiques et les velléités de
certains de devenir maire sans passer par les urnes".
La délibération a été acceptée par 19 voix pour demander au préfet du Cantal "d'engager et de conduire le plus rapidement possible la procédure permettant de défusionner la commune nouvelle et de rétablir les communes historiques". Et, peut-être dans un temps à venir, de créer de nouvelles communes selon les choix des uns et des autres. En attendant, il sera nécessaire de faire l'inventaire.

Calmer les tensions
Samedi, le public, "majoritairement partisan du maire", selon Franck Panafieu, élu d'opposition, a très largement applaudi au résultat du vote. Quatre-vingt personnes intéressées par le sort de leur commune au-delà des luttes partisanes et sans représenter l'ensemble de la population, semblaient soulagées de l'orientation engagée par les élus.
Impliquée à l'époque dans la création de la commune nouvelle, Ghyslaine Pradel, et ses trois colistiers présents à ce conseil extraordinaire, ont voté contre.
La commune nouvelle de Neussargues en Pinatelle regroupe depuis le 1er décembre 2016 les communes de Chavagnac, Chalinargues, Saint-Anastasie, Neussargues-Moissac et Celles, soit une population de 1 720 habitants en 2020.
Pour le maire actuel, cette fusion "n'a jamais fonctionné", rappelait-il dans son propos introductif au vote de la délibération. "De nombreux conseils municipaux n'ont pu se tenir faute de quorum", faisait-il part, ce que réfutait, samedi, Ghyslaine Pradel, alors maire de 2017 à 2020.
La campagne électorale de 2020 avait d'ailleurs été très largement marquée par ce contexte de fusion avec pour résultat la victoire de l'équipe de Michel Porteneuve, plutôt sceptique sur la cohérence de Neussargues en Pinatelle. Mais ce changement politique, loin d'apaiser les choses, les a amplifiées avec de très fortes tensions entre les élus avec pour conséquence une majorité qui s'étiolait et un budget 2022 non voté.

Pour 2023 ?
C'est dans ce contexte que le maire a décidé de proposer une défusion sans plus attendre, "surpris" lui-même du résultat de ce week-end.
Dans l'opposition, Franck Panafieu, qui venait de voter contre la défusion, interpellait les élus du conseil sur "l'impact financier d'un tel choix" .
Pour Djuwan Armandet, maire déléguée de Chalinargues, "il s'agit de la meilleure solution pour retrouver un apaisement rapide et durable. Les élus ont fait le choix de l'intérêt général en répondant à une forte attente de la population".  
Elle, comme le maire, a espoir que cette décision sera réglée dans l'année avec pour première étape, la validation par le préfet, puis la réalisation d'une enquête publique et la mise en place d'une commission qui "suivra les règles".  

Depuis quelques semaines, une pétition circulait sur Internet en faveur de la défusion.

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