Aller au contenu principal

Morts de bovins : les élus du Pont-de-Motnvert - Sud-Mont-Lozère à l'écoute des agriculteurs

Mercredi 9 septembre, à l'initiative de Sophie Boissier, agricultrice et élue municipale à la Brousse, et Stephan Maurin, maire de la commune du Pont-de-Montvert - Sud-Mond-Lozère, une réunion sur la multiplication de mort de bovins autour du mont Lozère a eu lieu.

Mercredi 9 septembre, à l'initiative de Sophie Boissier, agricultrice et élue municipale à la Brousse, et Stephan Maurin, maire de la commune du Pont-de-Montvert - Sud-Mond-Lozère, une réunion sur les morts bovines du mont Lozère a eu lieu.
Mercredi 9 septembre, à l'initiative de Sophie Boissier, agricultrice et élue municipale à la Brousse, et Stephan Maurin, maire de la commune du Pont-de-Montvert - Sud-Mond-Lozère, une réunion sur les morts bovines du mont Lozère a eu lieu.
© Marion Ghibaudo

« De mémoire d'agriculteur, on n'a jamais vu ça ! » : les éleveurs ne savent plus quoi penser après que 17 bovins en 10 jours (selon le dernier décompte) ont disparu ou soient morts sur le mont Lozère, au sein de cinq exploitations.
« Devant le désarroi des agriculteurs, on a voulu montrer la solidarité du territoire, a souligné Sophie Boissiers. Si on abandonne l'élevage, que faire ? Que vont devenir nos paysages ? Déjà qu'on a un métier passion, qui est difficile, si en plus, on nous ajoute des difficultés... »
Une inquiétude partagée par le maire, Stephan Maurin, qui a rappelé qu'il faut « des agriculteurs pour garder les milieux ouverts, surtout dans notre zone d'agropastoralisme ». Mais il a souhaité rester prudent sur les causes probables de la mort des bovins, « des analyses plus poussées sont en cours et nous devrions avoir les résultats d'ici la fin de la semaine », a promis l'édile.
En plus de ces résultats d'analyses, qui devraient - espèrent les acteurs - éclaircir une partie du mystère, les élus présents à la réunion ont discuté de l'installation de pièges caméras en bordure des parcelles, obtenant l'approbation de l'assemblée. « Il faut apporter des réponses précises, des preuves de ce qu'il se passe, pour que tous les acteurs du territoire puissent agir », a affirmé le maire.
En plus de ces actions de terrain, les élus se sont engagés à envoyer à un courrier à la préfète de Lozère, pour rappeler le traumatisme subi par les éleveurs découvrant des bêtes mortes sur leurs parcelles, et des copies seront envoyées au député et à la sénatrice de Lozère. « Quand on se lève le matin, et qu'on se dit, ''va-t-on encore en trouver une autre morte'', c'est l'angoisse permanente », a souligné l'un des agriculteurs présents à la réunion.
Organisée sur le versant sud du mont Lozère, cette rencontre a regroupé des élus locaux et le conseil départemental représenté par Robert Aigoin et Alain Lafont, venus en « soutien aux éleveurs bovins dont les troupeaux sont victimes de prédation ». Le département, ont rappelé les élus, « saisit régulièrement le préfet coordonnateur du plan « loup et activités d'élevage », pour demander la régulation des populations par la brigade anti-loup avec des tirs de prélèvement et l'autorisation des tirs de défense pour les agriculteurs ».

Des morts et des disparitions sans explication
Tout commence un vendredi, lorsque Boris Meyrueix, agriculteur au Pont-de-Montvert, est appelé par un voisin parce que ses vaches se sont mélangées avec un autre troupeau. « Affolées, elles se sont réfugiées dans un bois, détaille-t-il, et impossible de les faire sortir ».  Bilan final : une vache et deux veaux morts, 3 autres veaux disparus.
Les cadavres ont depuis été retrouvés, les premiers constats effectués par les agents du Parc national des Cévennes, et les analyses sont toujours en cours. Après ce premier épisode, dont les agriculteurs sont persuadés « qu'il s'agit d'attaques de loups, puisque ce n'est que la nuit que ça arrive », d'autres agriculteurs, dans le même secteur, seront impactés, nuit après nuit, depuis une dizaine de jours.
Des attaques de loup que rien ne permet d'infirmer ou d'affirmer pour le moment.

La rédaction du Réveil Lozère reste attentive au sujet et mettra cet article à jour, au fur et à mesure des informations reçues.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière