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Mondiaux de pêche : Vingt-cinq nations vont taquiner la truite le long de la Cère

Sacré challenge pour la Fédération de pêche du Cantal qui organise à Arpajon, sur les bords de Cère, les 1er et 2 juin, les championnats du monde de pêche aux leurres artificiels.

Les élus d’Arpajon, de la Caba, d’Aurillac et du Département sont venus confirmer à Marc Georger leur soutien et leur enthousiasme à l’organisation de ce championnat.
Les élus d’Arpajon, de la Caba, d’Aurillac et du Département sont venus confirmer à Marc Georger leur soutien et leur enthousiasme à l’organisation de ce championnat.
© P.O.

Ceux qui auraient fait le choix de vacances paisibles sur les bords de la Cère en optant pour un petit emplacement au camping d’Arpajon devraient peut-être revoir leurs plans sauf s’ils sont aussi des passionnés de touches... La cité arpajonnaise va en effet devenir une semaine durant - du 27 mai au 2 juin(1) - l’épicentre international de la pêche aux leurres (artificiels), en organisant rien moins que les 17es championnats du monde de la discipline. Vingt-cinq nations, 250 concurrents, 10 000 spectateurs sont attendus pour cette compétition organisée sur place par la Fédération départementale de pêche, avec l’appui des AAPPMA au premier rang desquelles celle d’Aurillac, et avec le soutien précieux des collectivités : Ville d’Arpajon, Caba, Département, Région, mairie d’Aurillac également.

Vingt-cinq nations et 10 000 spectateurs attendus


Ce ne sont certes pas des Mondiaux de foot, mais tout de même un sacré challenge (avec un budget de 140 000 €(2)) tout autant qu’une belle reconnaissance pour l’équipe de la fédé de pêche qui a démontré ces dernières années sa capacité à accueillir avec brio des manifestations d’ampleur. “Depuis ces cinq-six ans, nous avons organisé avec la FFPS pas mal de championnats de France(3). Ce qui a vraiment joué en notre faveur, c’est le fait qu’on ait été capables, après un désistement, d’organiser au pied levé, en trois semaines, une finale de championnat de France de pêche aux carnassiers sur bateau, en novembre 2017 sur le lac de Saint-Étienne-
Cantalès”, relate Jacques Chalier, agent de développement de la FDP qui s’est rendu l’an dernier en Bosnie, à Sarajevo, avec une délégation cantalienne pour s’imprégner des conditions requises par une telle manifestation, nouer des contacts avec des nations étrangères et promouvoir les Mondiaux sur la Cère.
Le choix de cette rivière a été motivé par le fait qu’elle fait partie des 5 % de cours d’eau du département en gestion halieutique donc avec des lâchers de poissons autorisés. Pour l’occasion, ce sont d’ailleurs 1,5 tonne de truites qui seront lâchées à partir du 30 mai et qui feront le bonheur, après les épreuves, des pêcheurs du coin... Arpajon s’est de plus imposé par ses infrastructures toutes localisées (salle de la Vidalie, camping, terrains de sports, hôtels-restaurants...) à proximité de la rivière. 
Du côté de la compétition, ce sont surtout des équipes européennes qui devraient s’affronter avec de redoutables concurrents des pays de l’Est. Aucun Cantalien dans la sélection tricolore 2019, mais un jeune pêcheur du département - qui figure sur la video de teasing de la manifestation présentée mercredi dernier - s’avère très prometteur.

Une grande fête pour promouvoir le Cantal


Au-delà de cet évènement sportif majeur, le président de la FD de pêche, Marc Georger, et son équipe, ambitionnent de faire de ce cham-pionnat une grande fête destinée à promouvoir la discipline mais aussi le territoire cantalien, ses savoir-faire et produits. À proximité immédiate du premier parcours, ce sont 18 chapiteaux qui seront montés pour héberger les stands des 40 exposants avec un village expo dédié à la pêche et aux milieux aquatiques (avec les fédérations de pêches, fabricants de matériels, guides de pêche, moniteurs, nautisme...) et un village animations qui mettra à l’honneur la destination touristique Cantal, ses produits gastronomiques, mais aussi, plus inattendu, les voitures de collection de Jacques Dalmier... Au programme également, des conférences, dont une le samedi soir avec l’astrophysicien Raymond Piccoli sur les évènements climatiques extrêmes. Si la présence de l’équipe de France  championne de pêche aux carnassiers est annoncée, la Fédération de pêche réserve d’autres surprises au grand public.
“Un championnat du monde, ce n’est pas tous les jours !, s’est félicité le maire d’Arpajon et président de la Caba à l’occasion de la présentation officielle de la manifestation. C’est une nouvelle fois l’occasion de montrer que sur notre territoire, il y a des initiatives, de faire en sorte que notre territoire soit à la une.” Comme lui Michel Jabiol, adjoint au maire d’Aurillac, a salué le travail réalisé par la fédération de pêche et évoqué les retombées tant médiatiques qu’économiques de cette épreuve sportive. “Une opération rondement menée” pour Isabelle Lantuéjoul, conseillère départementale, qui y voit aussi l’opportunité de recruter de futurs licenciés. Assurant les organisateurs du soutien financier de la collectivité départementale, Bruno Faure émettait un seul regret, en forme de boutade : que ce Mondial n’ait pas pour cadre les rives de la Bertrande...   
(1) Sur cette semaine et quelques jours auparavant, la pêche sera fermée sur ce tronçon.
(2) Financés à hauteur de 63 000 € par la fédération nationale de pêche sportive (FFPS), 40 000 € par les collectivités piscicoles, 15 000 € par les collectivités territoriales et 22 000 € de sponsors privés.
(3) France de truites aux leurres en 2016 et 2017 sur la Tarentaine et la Rhue, en 2018 sur l’Alagnon et la Jordanne ; challenge carnassiers sur barrage à Saint-Étienne- Cantalès, Grandval, coupe de France de pêche aux carnassiers en float tube à Lastioulles l’an dernier...

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