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Mieux connaître le Service de remplacement

Mercredi 4 septembre, le Service de remplacement de Lozère organise une matinée du remplacement au Gaec Privat à Chanteruéjols. L’occasion de faire découvrir ce service essentiel au plus grand nombre. Le Service de remplacement a répondu à nos questions.
 

Le service de remplacement Lozère et ses agents
Le service de remplacement Lozère et ses agents
© Marion Ghibaudo/Archives

Quel est l’objectif derrière l’organisation d’un tel événement ?
Nous avons invité les agriculteurs adhérents au service, bien sûr, et tous les agriculteurs qui souhaiteraient en apprendre plus sur le Service de remplacement. Cette matinée, c’est avant tout l’occasion pour tous d’échanger, de comprendre le fonctionnement de la structure, ainsi que tous les motifs possibles pour lesquels les agriculteurs peuvent faire appel à nous.
Mercredi 4 septembre, nous avons prévu des témoignages d’agriculteurs qui ont déjà fait appel à nous ainsi que des prises de paroles par nos agents, pour expliquer concrètement ce qu’ils font.
Et nous finirons cette matinée autour d’un verre de l’amitié.

Qui peut utiliser le service de remplacement ?
Tous les agriculteurs ! Par exemple, nous avons une convention avec Groupama qui dit que tous les adhérents à ces assureurs peuvent bénéficier de nos services car ils sont adhérents au service. Mais tous ne le font pas, c’est dommage. Certains parce qu’ils n’ont pas eu l’information, d’autres parce qu’ils n’y pensent pas ou qu’ils pensent que le service de remplacement coûte trop cher. C’est dommage car ils se privent d’un service créé pour les soutenir, à des moments où ils ne peuvent pas être présents sur leurs fermes en cas d’accidents, ou pour des motifs familiaux (notamment les congés maternités et paternité).
Tout ce que les agriculteurs ont à faire, c’est de nous appeler ou de venir nous rencontrer à Mende pour que nous mettions le remplacement nécessaire en place.
Par ailleurs, un crédit d’impôt de 60 % est accordé lorsque l’on utilise les agents du service remplacement (ndlr La loi de finances pour 2024 votée par le Parlement réforme le crédit d’impôt remplacement dont peuvent bénéficier les exploitants agricoles. Sa durée est allongée à 17 jours (contre 14 jours jusqu’en 2023) et ses taux de prise en charge sont augmentés : 60 % pour les congés (contre 50 % auparavant), 80 % pour les arrêts maladie et accident du travail (contre 60 %), 80 % pour la formation. Porté et défendu par Service de remplacement France depuis 2005, ce dispositif a permis de démocratiser le recours au remplacement pour congés chez les exploitants agricoles : ils sont plus de 20 000 chefs d’exploitation à en bénéficier chaque année).
Pour éviter les déconvenues, quels sont les délais pour vous prévenir d’un besoin de remplacement ?
En cas d’accident, par nature imprévisible, il n’y a pas de recommandation possible. Mais pour les congés maternité et paternité, ou pour partir en vacances, dès que les dates sont arrêtées, il vaut mieux nous passer un coup de fil. Surtout si cela tombe dans des grosses périodes d’activités. En Lozère, nous avons une dizaine d’agents qui travaillent sur tout le département, et nos agents en CDI commencent à être connus. Ils interviennent auprès de nos 500 adhérents, et ont cumulé, en 2023, 31 000 heures de travail.
Pour les agriculteurs qui veulent travailler avec un agent en particulier, au plus tôt c’est demandé, au plus facile il est d’arranger les emplois du temps.

Quelles recommandations donner pour que la transition exploitants-agents de remplacement se passe au mieux ?
L’idée, c’est vraiment de préparer le terrain, notamment pour des remplacements en cas de congés : établir une liste des actions à mener sur l’exploitation, prendre le temps d’expliquer les façons de travailler, etc. Nos agents ne sont pas omniscients, ils ne peuvent pas tout savoir avant qu’on le leur ait dit ou montré. D’autant plus que chaque exploitation est différente, donc on est vraiment sur du cas par cas. Et ce qu’ils avaient l’habitude de faire chez l’un ne conviendrait pas chez un autre. C’est un véritable exercice de réfléchir à son métier pour le transmettre au mieux.
Enfin, je dirais qu’il ne faut pas attendre un clone : les agents ne feront pas exactement les mêmes gestes au même endroit que l’exploitant, mais cela ne change rien, le travail est fait. Nos agents sont compétents et formés pour appréhender le plus de situations possible, c’est l’essentiel.
 

 

En pratique

Rendez-vous le 4 septembre au Gaec Privat à Chanteruéjols, à partir de 9 h 30. Réponse souhaitée avant le 26 août.
Pour vous inscrire, appelez au 04 66 65 99 44 ou au 06 77 40 81 16. Vous pouvez aussi joindre le service de remplacement par email : srlozere@emploiagricole48.fr.

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