Mercosur : La FDSEA et les JA exposent leurs revendications au préfet de Lozère
Suite à la manifestation de mardi 13 janvier, que la FDSEA et les JA ont mené à Mende durant toute la journée, en contrôlant les camions frigorifiques et l'origine des viandes transportées, les élus des deux syndicats agricoles ont pu rencontrer le préfet en début d'après-midi pour lui exposer leurs doléances.
Suite à la manifestation de mardi 13 janvier, que la FDSEA et les JA ont mené à Mende durant toute la journée, en contrôlant les camions frigorifiques et l'origine des viandes transportées, les élus des deux syndicats agricoles ont pu rencontrer le préfet en début d'après-midi pour lui exposer leurs doléances.
Dès la fin de la réunion, Hervé Boudon, président des JA, et Jean-François Maurin, président de la FDSEA, ont rendu compte à leurs troupes rassemblées sur le rond-point extérieur de Mende des échanges.
Cette réunion s'est concentrée sur plusieurs dossiers agricoles majeurs, principalement l'accord du Mercosur, la prédation lupine sur le territoire, et les inquiétudes pour l'année qui arrive sur ce sujet, et les prairies sensibles.
La FDSEA et les JA ont souligné auprès du préfet que la France avait voté contre le Mercosur et qu'elle devait maintenant « le prouver en contrôlant les marchandises importées ». L'objectif de leur démarche étant de demander que « les contrôles se concentrent sur les importations plutôt que sur leurs exploitations agricoles ». Les élus syndicaux ont demandé « qu'il n'y ait plus aucun contrôle dans leurs exploitations et que l'ensemble du personnel qui passe du temps à contrôler leurs fermes soit réorienté vers le contrôle des camions d'importation ».
Prédation et prairies sensibles : les dossiers restent ouverts
Sur la question de la prédation en Lozère, les élus syndicaux ont exprimé leur mécontentement face aux annonces de la ministre la semaine précédente, qu'ils considèrent comme une « non-annonce ». « L'augmentation annoncée de 10 % des quotas et 10 % de loups supplémentaires ne représente en réalité que 2% du quota actuel, faisant passer le taux de 19% à 21%, ce qui était déjà prévu dans le plan loup actuel », s'est agacé Jean-François Maurin, président de la FDSEA.
La situation des loups en Lozère est particulièrement préoccupante. L'augmentation dramatique de la population fait présager « d'un été catastrophique ».
Ils ont insisté sur la nécessité d'augmenter significativement le taux de prélèvement pour pouvoir sortir les animaux des bâtiments lors de l'été 2026. Sans cela, ils craignent que beaucoup d'éleveurs hésitent désomais à sortir leurs animaux, « ce qui rapprocherait paradoxalement l'agriculture française de celle du Mercosur avec de l'élevage intensif plutôt qu'extensif ».
Le troisième dossier abordé a concerné les prairies sensibles (BCAE9). En octobre 2025, les eurodéputés ont voté la suppression de cette réglementation, mais le commissaire européen a décidé seul de ne pas tenir compte de ce vote, selon la FDSEA et les JA. Les participants ont demandé des explications au préfet de Lozère et exigé que le vote des eurodéputés soit respecté.
« La règle est donc toujours en place, ont détaillé, inquiets, Hervé Boudon et Jean-François Maurin, et on n'a pas de garantie que ce vote soit appliqué à la prochaine PAC ».