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Maintenir les moyens, un enjeu fort pour l’avenir

Lors de son assemblée générale du 24 avril à Chéniers (23), la MSA du Limousin est revenue sur les élections de 2025 et les axes phares de la nouvelle mandature. Chantier central de 2026, la négociation de la Convention d’Objectifs et de Gestion a été largement abordée. L’enjeu : maintenir les moyens humains et financiers.

Réaffirmer la place de la MSA

 

 

La MSA est un atout pour l’agriculture. C’est en réaffirmant la place de la MSA sur les territoires et l’utilité de son modèle de protection sociale que Patrick Bourrat, président de la MSA du Limousin a accueilli les participants à l’assemblée générale annuelle de l’organisme. « Il nous faut remettre l’élu au cœur de la vie mutualiste, défendre notre modèle de protection sociale, donner du sens à l’engagement », a-t-il souligné dans son rapport moral. Après les élections du printemps 2025, douze réunions de territoire se sont tenues à l’automne avec les délégués fraîchement élus. Celles-ci ont permis aux élus de resserrer les liens, de mieux connaître les missions et actions de la MSA et de « faire émerger des idées dans une bonne dynamique » selon les mots du président. Revenant sur les temps forts de l’année écoulée, Patrick Bourrat a rappelé que les manifestations agricoles avaient conduit à des actes de dégradations inacceptables dans certaines MSA. « Nous avons subi des dégradations lors des manifestations contre le Mercosur ou la gestion de la DNC, des sujets sur lesquels la MSA n’a aucune prise, a-t-il souligné. Les manifestations ont mis en lumière un mécontentement sur notre système de protection sociale. Il faut une prise de conscience individuelle et collective pour défendre notre modèle ». Et le président de rappeler qu’en 2025, plus de 120 cas problématiques ont trouvé une solution en Limousin. Autre action récente au niveau national cette fois, l’obtention par la MSA de la défiscalisation des indemnités d’abattage sur deux ans s’il y a repeuplement du cheptel , dans le cadre de la DNC.

Une activité soutenue et de bons résultats

 

 

L’an passé a également été celui de nombreuses évolutions : prise en compte des 25 meilleures années pour le calcul des retraites, réforme de l’assiette sociale, évolution du statut de conjoint collaborateur, retracées par la directrice de la MSA Limousin dans son rapport d’activité. En 2025, la MSA Limousin comptait 99 738 ressortissants agricoles (soit 14 % de la population limousine) et parmi eux plus de 11 000 exploitants. 536,1 millions d’euros de prestations ont été versés durant l’année, dont plus 60 % sont consacrés au paiement des retraites. Face à ces dépenses, 125,1 M€ de cotisations ont été collectés. « Pour un euro de cotisation perçu, ce sont 4,28 € de prestations qui sont versés », a rappelé Stéphanie Abid. Toujours concernant les cotisations, la directrice précise que 619 dossiers ont été concernés par des prises en charge pour un montant de près de 872 000 euros. Autre fait marquant, la progression régulière des contacts dématérialisés (mail, espace privé MSA). La MSA Limousin mène également de nombreuses actions (prévention, santé sécurité au travail, aide au répit, actions enfance et jeunesse) qui concourent à faire de celle-ci un acteur majeur de la protection sociale sur les territoires. Stéphanie Abid a également rappelé les bons résultats de la caisse, celle-ci montrant un coût de gestion de 2,75 % du montant total des charges, soit « quatre fois moins que dans le secteur des assurances ».

Des actions qui nécessitent des moyens

 

 

Pour obtenir ces résultats et poursuivre son action, la MSA Limousin doit préserver ses moyens humains et financiers. C’est tout l’enjeu de la négociation de la future Convention d’Objectifs et de Gestion en cours actuellement au niveau national. « C’est une bataille ardue mais nous sommes mobilisés », a confié Anne-Laure Torrésin, directrice générale de la Caisse Centrale, présente à l’assemblée générale. En effet, le contexte budgétaire contraint rend les négociations difficiles. « Nous faisons face à des besoins immenses, reprend la directrice générale. On ne méconnaît pas le contexte mais nous sommes déterminés à montrer nos actions et nos besoins. » Pour le président de la MSA du Limousin également, le constat est clair : « on ne peut pas faire toujours plus avec moins, souligne Patrick Bourrat, -5 % de frais de fonctionnement par an et -10 % d’effectifs tous les cinq ans, ce n’est plus possible ». La MSA dispose toutefois d’atouts dans la négociation : le soutien de 400 maires montrant l’enracinement de l’organisme sur les territoires, sa capacité de mise en œuvre des mesures gouvernementales,… Parmi les annonces faites, Anne-Laure Torrésin a également rappelé que le calcul des 25 meilleures années serait effectif en 2026 et que la concertation sur la simplification administrative avait permis de dégager 20 leviers d’amélioration.

P. Dumont

 

 

 

Rédaction Réussir

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