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M. le préfet, nous vous écrivons une lettre

Désormais baptisé conseil de l’agriculture française lozérien (CAF lozérien), le conseil de l’agriculture lozérienne constitué des principales OPA du département s’est réuni jeudi 10 novembre à Mende. Au cœur des débats : un suivi et un accompagnement encore plus approfondi des agriculteurs. Et cela doit passer par une plus grande implication de l’État.

Tous les représentants des OPA ont le souci d’accompagner au quotidien les agriculteurs.
Tous les représentants des OPA ont le souci d’accompagner au quotidien les agriculteurs.
© Sandra Hartmann

Les missions du CAF lozérien au sein duquel siègent les principales OPA du département – FDSEA, chambre d’agriculture, crédit agricole, MSA, pour ne citer qu’elles – ont d’abord été rappelées. « Si nous sommes réunis au sein de ce CAF, c’est pour mieux répondre aux besoins des agriculteurs, déclare Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture. Qu’il soit technique, sanitaire ou réglementaire, nous avons chacun un domaine de compétence et d’expertise. Nous sommes complémentaires et d’autant plus efficaces pour accompagner les agriculteurs et le développement de l’agriculture de la Lozère. » Agriculture connaissant l’une des plus lourdes crises de ces dernières années, « que ce soit en viande ou lait, voire l’élevage en général est en difficultés ». Avec ses conséquences pour les agriculteurs : des fermes que l’on peine à faire tourner. Plus grave, les éleveurs s’isolant ou choisissant de mettre de côté tel ou tel volet de leur exploitation. Le retard de versement des aides Pac 2015, une quinzaine d’élevages ne les a pas encore reçues, est venu plomber des situations déjà dramatiques. Et pour cette année, le versement des aides ou le nombre d’animaux primables tient encore du flou artistique.
L’endettement de la ferme Lozère
Le dispositif Agir ensemble constitué par la chambre d’agriculture, le centre de gestion et la MSA du Languedoc travaillait notamment au repérage des agriculteurs en détresse. Sur ce point, le CAF lozérien a décidé d’aller encore plus loin en interpellant directement l’État par l’intermédiaire du préfet. Un courrier a donc été écrit le soir même. « Nous avons besoin de plus de données pour connaître les agriculteurs perdant de l’argent », insiste Christine Valentin. Cette missive pose aussi plusieurs questions : « Nous demandons un état des lieux de l’endettement de la ferme Lozère, un état des lieux du paiement des aides.»

La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 17 novembre 2016, numéro 1384.

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