L’UTPMA change d’identité... visuelle
TRAIL - L’association Tom 15 vient de rassembler bénévoles et forces vives afin de présenter la 13e édition, les quatre courses qui la composent, sans oublier les Super héros et la randonnée gourmande.
TRAIL - L’association Tom 15 vient de rassembler bénévoles et forces vives afin de présenter la 13e édition, les quatre courses qui la composent, sans oublier les Super héros et la randonnée gourmande.
Une grande machine à courir
À l’approche du grand départ prévu ce samedi 13 juin, l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac (UTPMA) s’apprête à célébrer sa 13e édition (mais 15 ans d’existence). Entre une modernisation graphique attendue, une logistique subtilement ajustée au cœur des communes cantaliennes et un partenariat profondément humain avec le Secours populaire, l’événement réaffirme son identité unique : celle d’une grande machine organisationnelle (tout de même
240 000 € de budget) qui refuse de céder au mirage du profit et du surnombre pour préserver son capital sympathie.
Un nouveau visage
C’est la grande nouveauté interne de cette édition 2026 : l’UTPMA change d’identité visuelle. Resté inchangé depuis 15 ans, le logo officiel de l’événement s’offre une cure de jouvence et de dynamisme. Conçue en étroite collaboration avec l’agence Osmose, cette charte modernisée se dévoile officiellement ces derniers jours. Ce changement esthétique, mûri depuis deux ans, vise à redynamiser l’image de la course tout en respectant l’histoire d’une épreuve devenue incontournable dans le paysage du trail français. Pour Xavier Ducheix, président de l’UTPMA, cette évolution graphique est une suite logique.
Après 15 années d’existence, il était essentiel de moderniser notre image sans pour autant renier nos racines profondes. Cette nouvelle charte visuelle insuffle un vrai dynamisme, à l’image de l’évolution constante de notre discipline et de notre ancrage territorial.”
Identité verte, identité course
L’autre petite nouveauté, c’est la collaboration avec Morgane Lelièvre qui, “il y a deux ans, a traversé la France, du Nord au Sud, soit 1 000 km, pour ramasser les déchets qu’elle trouvait”. Elle sera présente sur le 114 km, mais donnera surtout son avis “sur ce qui peut être amélioré ou pas sur l’UTPMA au niveau de l’éco-responsabilité”. Côté sportif, l’organisation reste fidèle aux formules qui font son succès, s’appuyant sur quatre épreuves majeures complétées par des rendez-vous populaires (lire encadré). Au-delà de l’Ultra, la grande attraction de cette année reste L’insomn’illac, l’épreuve nocturne de 10 kilomètres avec un départ à 22 heures depuis Saint-Simon.
Saint-Simon, épicentre logistique
Victime de son succès lors de sa création, puis reportée l’an passé, la course voit son peloton doubler, “passant de 100 à 200 participants grâce au report des dossards antérieurs et à l’ouverture de 100 places supplémentaires”, précise Xavier Ducheix. Une jauge volontairement bloquée par l’organisation “afin de garantir le confort de course et d’éviter les embouteillages sur les sentiers”. Sur le plan logistique, la commune de Saint-Simon s’impose plus que jamais comme le carrefour stratégique de l’UTPMA, accueillant le passage de toutes les courses, le relais de l’épreuve de 28 km et le départ de L’insomn’illac. Cette année, l’organisation bénéficiera d’une opportunité inédite avec l’accès complet au stade de foot. C’est le club de football de Saint-Simon qui prendra en charge
la gestion de ce point de ravitaillement crucial. Un baptême du feu qui s’annonce mémorable et complexe “avec Jordanne FC qui disputera le jour-même la finale de la coupe Combourieu à Arpajon”, indique le président Ducheix.
Le club a dû réorganiser ses effectifs en urgence pour assurer une présence continue auprès des coureurs et tenir une buvette avec vente de sandwichs aux accompagnants et spectateurs. L’intégralité des bénéfices générés par cette opération sera réinvestie au profit de l’école de foot.
Le point fort bénévoles
L’autre pilier de l’UTPMA réside dans son armée de plus de 610 bénévoles. Alors que la gestion des ressources humaines s’avère critique pour de nombreux événements, l’épreuve cantalienne affiche une insolente santé. Ouvertes en décembre, les inscriptions de bénévoles ont été closes dès le mois d’avril, affichant complet. Une fidélité que Xavier Ducheix tient particulièrement à saluer. “Ce réservoir exceptionnel de bénévoles est la véritable colonne vertébrale de l’UTPMA. Notre capital sympathie repose entièrement sur leur dévouement et sur les relations de confiance que nous entretenons avec les équipes locales. Sans eux, une telle aventure humaine et territoriale serait tout simplement impossible.”
Le Secours populaire, courir pour l’essentiel
Au-delà de la performance athlétique, l’UTPMA réaffirme ses valeurs de solidarité à travers une collaboration cette année au profit du Secours populaire. “Ils nous ont présenté un projet, celui de proposer une aide en faveur d’un village africain où les gamins n’ont plus de cantine. C’était souvent le seul repas qu’ils faisaient dans la journée... On a dit ok pour aider l’école et les enfants”, indique Xavier Ducheix. Le principe de l’aide est toujours le même : un euro sur chaque dossard vendu est reversé à l’association. De plus, le Secours populaire aura un stand sur un village trail qui devrait être assez conséquent aussi pour 2026.
Rester authentique
Dans un contexte national marqué par une multiplication exponentielle des courses de pleine nature et une saturation du calendrier, l’UTPMA fait le choix conscient de la modération. Malgré une demande de dossards forte, les organisateurs maintiennent des jauges strictes car “le profil du coureur a changé, estime Xavier Ducheix. Il faut être attentif à cela. Je veux que les gens prennent du plaisir quand ils viennent ici”. Le mot d’ordre reste le contrôle et l’authenticité, comme le réaffirme fermement le président.
Nous faisons le choix délibéré de refuser la course au profit ou à la surenchère du nombre de dossards. Notre priorité absolue est d’assurer la sécurité des coureurs, la fluidité sur nos sentiers face aux caprices potentiels de la météo, et surtout de préserver la qualité unique de notre accueil cantalien.”
Qui sortira vainqueur ?
Xavier Ducheix s’autorise à donner quelques favoris pour l’Ultra avec : Marion Zaradzki (vainqueure en 2025), Agathe Teillet-Magot, Pauline Chambon ou encore Anne-Lise Le Quéré chez les filles ; Cyril Portefaix (vainqueur en 2025), Clément Barret, Alexandre Violle ou encore Damien Boston chez les garçons.
Les courses
Rappel des jauges et de l’état des inscriptions : Ultra-Trail (114 km, 5 500 m D+), 700 dossards (600 solos / 100 duos), complet ; Grand trail du Lioran (50 km, 1 800 m D+), 600 dossards, complet ; Trail de la Jordanne (28 km, 800 m D+), 500 dossards , complet ; L’insomn’illac (nocturne de 10 km, 200 D+), 200 dossards, complet ; randonnée La balade villageoise (20 km, 700 m D+), 500 places (plus de 350 inscrits à l'heure ou nous écrivons, clôture sur place) ; parcours des Super héros (de 4 à 12 ans, de 600 à 1 000 mètres).