Loi de finances 2026 : des acquis concrets obtenus pour l’agriculture grâce au travail syndical de la FNSEA
L’adoption de la loi de finances pour 2026 marque une étape importante pour l’agriculture. Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, ce texte intègre des mesures concrètes, directement utiles aux exploitations agricoles. Ces avancées sont le fruit d’un travail syndical de fond mené par la FNSEA et son réseau, en lien avec les parlementaires.
L’adoption de la loi de finances pour 2026 marque une étape importante pour l’agriculture. Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, ce texte intègre des mesures concrètes, directement utiles aux exploitations agricoles. Ces avancées sont le fruit d’un travail syndical de fond mené par la FNSEA et son réseau, en lien avec les parlementaires.
Ce sont des avancées qui permettent d’amener du revenu dans les fermes, souligne Emmanuel Lissajoux, président de la FDSEA de la Corrèze. La fiscalité, ce n’est pas que pour les riches : elle permet surtout d’atténuer les charges qui pèsent sur les exploitations. »
Des mesures obtenues pour sécuriser les exploitations
Plusieurs dispositions majeures renforcent la résilience économique des exploitations face aux aléas climatiques, sanitaires et économiques :
- Taxation réduite des biocarburants E85 et B100 maintenue : sans l’intervention syndicale, l’E85 aurait connu une hausse de près de 90 % à la pompe dès 2026, et le B100 une augmentation de plus de 400 %.
- Épargne de précaution (DEP) renforcée : possibilité de réintégrer 30 % de la DEP sans impôt ni cotisations sociales en cas d’aléa économique.
- Crédit d’impôt dédié aux CUMA : 7,5 % des dépenses facturées aux coopérateurs, plafonné à 3 000 € par exploitant (et 10 000 € pour les GAEC), applicable jusqu’au 31 décembre 2028.
- Crédit d’impôt bio maintenu à 4 500 € jusqu’en 2028 pour les exploitations en agriculture biologique.
- Défiscalisation des indemnités d’abattage sanitaire pour les animaux reproducteurs.
- Provision pour augmentation de la valeur des stocks des vaches laitières et allaitantes, applicable dès 2024.
- Crédit d’impôt pour l’accompagnement à la cession des exploitations : jusqu’à 5 000 € par an pendant cinq ans.
- Maintien du dispositif TO-DE pour préserver l’emploi saisonnier.
- Crédit d’impôt « remplacement » élargi : prise en charge portée à 80 % en cas de maladie ou de formation, dans la limite de 17 jours.
Un syndicalisme utile, efficace et tourné vers les résultats
Ces mesures illustrent l’utilité d’un syndicalisme agricole structuré, capable de transformer les revendications de terrain en décisions législatives concrètes. Le travail se poursuit, notamment pour la loi d’urgence attendue d’ici fin mars sur les moyens de production, l’eau et la prédation.
Même si ces avancées ne font pas directement augmenter les cours de la viande ou des céréales, ce sont des progrès majeurs que le syndicalisme apporte aux agriculteurs, conclut Emmanuel Lissajoux. »